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La Basilique Saint-Nazaire
Ouverture au public de 9 h à 12 et de 14 h à 19 h en été
et de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h en hiver.
Une messe est célébrée tous les dimanches à 11 h.

C'est vraisemblablement dans la deuxième décennie du XIIe siècle qu'est réalisée la porte principale au niveau de la troisième travée du collatéral nord. Cette porte comporte 5 voussures retombant de part et d'autre sur cinq colonnettes ornées de chapiteaux. Seuls les deux chapiteaux les plus proches de la porte sont d'origine, l'ensemble de ce portail ayant été refait par Viollet-Le-Duc d'après les éléments dégradés qui ont été conservés au Musée Lapidaire.
La nef romane est composée de 6 travées. Les arcs doubleaux de la voûte en berceau brisé retombent, de même que les arcs en plein cintre des nefs collatérales, sur des piliers ronds ou carrés.
Le transept et le chœur de la Cathédrale Saint-Nazaire sont édifiés à l'emplacement du chœur roman entre 1269 et 1330. Avec 36 mètres de largeur, chaque bras est composé de 3 travées rectangulaires terminés à l'est par 3 chapelles à chevet plat. Ces chapelles recoivent des grandes verrières dont certaines datent encore du XIVe siècle.
La partie supérieure du mur nord reçoit une rosace circulaire dédiée à la Vierge tandis que la rosace sud représente le Christ en Majesté.
Cinq vitraux éclairent le chœur, avec au centre la vie du Christ et, de part et d'autre, deux vitraux datant du XVIe siècle. Les colonnes de l'abside et du chœur reçoivent 22 statues représentant des personnages du Nouveau Testament.
Claude Marquié – « le patrimoine des communes de la Méridienne Verte » - Editions Flohic »


De la cathédrale romane, commencée en 1096 et achevée dans le premier tiers du XIIe siècle, il ne reste que la nef en berceau brisé, épaulé par deux collatéraux aux voûtes en plein cintre.
Cette nef n'est éclairée que par les fenêtres des murs latéraux. Une porte s'ouvre dans le bas, côté nord car autrefois la façade occidentale de la nef était voisine des remparts et contribuait à leur défense. Vers 1260, une chapelle a été ajoutée au flanc sud du transept roman. Cette chapelle renferme le tombeau de l'évêque Radulphe, tombeau intéressant, faisant apparaître la représentation des chanoines de la cathédrale dans leurs habits d'officiants.
Au nord, la grande entrée donne sur la place : on ne l'ouvre que pour les cérémonies ; le portail roman a été refait presque tout entier par Viollet-Le-Duc. Contre le mur occidental on peut voir la chapelle construite par l'Evêque Pierre de Rochefort où, à sa mort, fut placé un monument élevé à sa mémoire. La dalle funéraire se situe à l'avant du tombeau. Cette œuvre sculptée de cathédrale, inédite, est l'un des plus beaux chefs-d'œuvre d'élégance et de richesse du XIVe siècle
« La pierre du siège » : il s'agit d'un fragment de bas-relief représentant un siège, incrusté dans la chapelle de droite. Ce fragment date de la première moitié du XIIIe siècle : l'assaillant force les lices d'une ville fortifiée. Plusieurs hypothèses ont été émises sur la représentation de ce bas-relief, notamment celle de la mort de Simon de Montfort tué devant les murs de Toulouse.
Dans cette église, on a placé une dalle funéraire que l'on attribue au tombeau de Simon de Montfort. Viollet-le-Duc a mis en doute l'authenticité de ce vestige archéologique.

Pénétrant dans le transept, on ne peut que remarquer avec quelle habileté on passe au style gothique. A présent la lumière pénètre dans les lieux et enflamme les magnifiques rosaces.
La rosace septentrionale est la plus belle et la plus ancienne autour d'une rose centrale se groupent douze feuilles, six de rubis et d'émeraude, six d'azur, toutes constellées d'or et 24 trilobes.
La rosace méridionale est aussi très belle mais moins variée dans ses couleurs. Il faut regarder ces rosaces lorsque le soleil frappe les vitraux, la première donne une teinte violette, la deuxième une teinte rose.

Dans le sanctuaire, 2 fenêtres sont garnies de vitraux de grande valeur du XVIe siècle (école toulousaine de la Renaissance). Ces vitraux comptent parmi les plus beaux de France. Dans la sacristie on peut admirer les clés de voûte remarquables notamment Saint-Nazaire et Celse. L'Arbre de Jessé et l'Arbre de Vie du XIVe siècle, situés dans les chapelles du chevet sont de véritables chefs-d'œuvre.
L'orgue, l'un des plus anciens de France, existait en 1522, lorsque l'Evêque Martin de Saint-André officiait. Reconstruit et ensuite restauré à plusieurs reprises, il permet à la Basilique d'accueillir des concerts pendant l'été culturel (voir Festival de la Cité et Estivales d'Orgue).

Saint-Nazaire a perdu son titre de cathédrale en 1801 au profit de Saint-Michel, église de la Bastide Saint-Louis.
Elle reçoit en 1898 le titre de basilique octroyé par le pape Léon XIII.



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