Journée internationale de la Biodiversité
Dans le cadre de la journée internationale de la Biodiversité qui a eu lieu le 22 mai
Deuxième réunion du Comité Scientifique et Technique
Vendredi 15 juin 2007, S.A.S. le Prince Albert II a présidé la deuxième réunion de travail du Comité Scientifique et Technique de Sa Fondation.



LA BIODIVERSITE
Plus de onze mille espèces de végétaux et d'animaux sont menacées d'extinction à brève échéance et le nombre des espèces en voie de disparition a augmenté de 40% entre 1996 et 2004. Les écosystèmes et les grands cycles biologiques, comme celui de l'eau, sont profondément altérés et menacent ainsi la capacité de survie de l'Homme. Mais des pistes pour agir existent…

De quoi parle t'on ?
La biodiversité comprend trois niveaux :
  • les écosystèmes et les milieux naturels (marin, aquatique, montagne…), qui jouent un rôle majeur dans la régulation des grands cycles (eau, sols, air…),
  • l'ensemble des espèces vivantes animales et végétales et leur adaptation aux différents milieux,
  • la variabilité génétique correspondante à toutes ces espèces, qui est à la fois source de richesse et potentiel d'adaptation.

Etat des lieux
Depuis la signature de la Convention internationale de la diversité biologique en 1992 et sa ratification par plus de 170 pays, le monde s'est engagé à réduire significativement l'érosion de la biodiversité. Pour autant, les objectifs restent vagues. L'érosion de la biodiversité continue.
  • 1,75 millions d’espèces sont décrites sur un total estimé entre 5 et 30 millions 1,
  • 15 600 espèces sont menacées d’extinction (25% des mammifères, 11% des oiseaux, 50% des tortues, 33% des amphibiens, 17% des espèces végétales connues),
  • le nombre d’espèces menacées a augmenté de 40% entre 1996 et 2004.
Les raisons de cette situation sont multiples. Les connaissances sont encore très partielles. La vitesse, les causes et les conséquences de l'érosion de la biodiversité restent discutées.

Mais surtout, le risque de perte des potentialités des écosystèmes et de leur capacité d'adaptation au changement climatique est sous-estimé. La recherche doit contribuer à cette mise en lumière des services apportés par les écosystèmes.

En outre, et c'est la troisième raison, les démarches alternatives qui permettent de concilier les intérêts économiques, sociaux et écologiques restent insuffisantes, qu'il s'agisse de modifications des modes de vie ou de recours à de nouvelles technologies.

Pourtant le maintien de la biodiversité, et donc de la diversité génétique et des écosystèmes, est essentiel :
  • elle accroît le potentiel adaptatif des espèces et des écosystèmes, notamment au changement climatique,
  • elle consolide le fonctionnement des cycles majeurs : eau, sols…
  • elle est source de biens et de services (alimentation, santé)

Des pistes pour agir
En complément de l'action politique déjà engagée au niveau international avec des accords tels que la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flores sauvages menacées d'extinction (CITES) par exemple,  de nombreux axes de travail sont possibles pour enrayer et limiter l'érosion de la biodiversité :

Le soutien à la création ou à la sauvegarde d'aires protégées à très haute valeur biologique.
  • dans les milieux insulaires et côtiers, (fort impact des éléments climatiques, forte dépendance pour les modes de vie des populations locales et également pour le tourisme),
  • dans les forêts tropicales ou subtropicales (60 millions de personnes dépendent presque exclusivement des forêts pour assurer leur subsistance),
La réalisation de programmes de conservation ou de restauration d'espèces menacées
  • Au travers de programmes intégrés  qui articulent recherche scientifique et action de préservation des milieux naturels de ces espèces, y compris en oeuvrant avec les populations qui occupent ces milieux.
Le soutien des actions des populations locales
  • En soutenant leurs bonnes pratiques sur la gestion de la biodiversité et sur l'impact de l'activité économique (industrie, agriculture, pêche…) sur la biodiversité.
  • En valorisant les savoirs locaux
La préservation et la valorisation de la biodiversité des zones urbaines
  •  Par exemple en développant l’utilisation des végétaux dans les villes et l'habitat.
La recherche et les études :
  • sur la connaissance des espèces et des écosystèmes
  • sur la valeur économique de la biodiversité,
  • sur l'impact des activités humaines et du changement climatique sur les écosystèmes et la biodiversité
  • L'interdisciplinarité et le développement de la recherche en particulier dans les pays du Sud.
Le développement des approches intégrées sur la biodiversité

Par exemple en développant des programmes de recherche entre les différentes sciences de la vie :
  • recherches en biologie moléculaire et recherches sur les écosystèmes,
  • approche intégrée de l'impact des activités humaines (pêche, tourisme, transport maritime, habitat, traitement des déchets, changement climatique …) sur les écosystèmes marins.
La valorisation de l’aspect économique, sanitaire et social de la biodiversité  
  • Biens et services fournis par la biodiversité.
  • Développements technologiques à partir de la biodiversité (ingénierie écologique, biomimétisme, …),
  • Biodiversité des zones urbaines (comment concevoir des villes pour mieux gérer la biodiversité ?).

1 Sources : Conférence Scientifique Internationale "Biodiversité : science et gouvernance" Paris, janvier 2005

 

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