Journée internationale de la Biodiversité
Dans le cadre de la journée internationale de la Biodiversité qui a eu lieu le 22 mai
Jeux des Petits Etats
Organisation Eco-efficace des jeux des Petits Etats (Andorre, Chypre, Islande, Lichtenstein, Luxembourg, Malte, San Marin et Monaco)

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
Canicules, inondations, cyclones... depuis quelques années les effets du changement climatique se font de plus en plus tangibles. L'activité humaine, avec ses énormes rejets de gaz à effet de serre, accélère le réchauffement. L'augmentation de la température du globe, prévue de 2 à 6°C au cours du XXIe siècle, selon les scénarios, aura des conséquences sans précédents, encore imprévisibles en grande partie. Mais des pistes pour agir existent…

Etat des lieux : l'urgence d'agir
En février 2007, les 600 experts du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat – IPCC en anglais) ont rendu les conclusions du Groupe de Travail pour le 4ème rapport d'évaluation 1 :


Les observations directes confirment les changements climatiques récents

Depuis le 3ème rapport publié en 2001 des progrès significatifs ont été réalisés dans la compréhension de ces changements grâce à une amélioration sensible de la collecte des données scientifiques.

En 2007, le réchauffement en cours du système climatique est indéniable et est confirmé par de nombreuses observations : l'accroissement des températures moyennes mondiales de l'atmosphère et des océans, la fonte généralisée de la neige et de la glace, l'élévation moyenne du niveau de la mer, la salinité des océans et le changement de répartition géographique et de l’intensité dans les sécheresses ou les précipitations.

Ainsi, onze des douze dernières années figurent au palmarès des années les plus chaudes depuis 1850, date à laquelle on dispose d'enregistrements de la température de surface. La valeur moyenne du réchauffement au cours des cents dernières années (1906 – 2005) est de 0.74°C, avec un vitesse de réchauffement qui est double sur les cinquante dernières années.

Enfin le rapport conclu avec une grande confiance (probabilité > 80%), à une élévation du niveau de la mer de 0.17m durant le 20ème siècle.

Les causes humaines du changement climatique

Les conclusions sont formelles et confirment la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique avec une probabilité supérieure à 90% (le 3ème rapport du GIEC était beaucoup plus prudent en la matière).

Le rapport précise que sur les cinquante dernières années le réchauffement général observé de l'atmosphère et de l'océan ainsi que la diminution de la masse de glace peuvent être qualifiés de :
- extrêmement invraisemblable que ce changement climatique mondial puissent être expliqué sans forçages externes
- très vraisemblable qu'il n'est pas dû à des causes naturelles connues.

La cause principale de ce réchauffement depuis un siècle est très vraisemblablement dû à l'augmentation observée des émissions de gaz à effet de serre (GES) anthropiques, essentiellement le CO² -le plus important GES en terme de quantité et aussi d’effets- , ainsi que le méthane et le protoxyde d'azote.

Projection des changements climatiques futurs

Là aussi des progrès ont été réalisés depuis le 3ème rapport du GIEC pour affiner les projections sur l'évolution du climat.

Les principales conclusions du 4ème rapport du GIEC sur ce point sont les suivantes :
  • Pour les deux prochaines décennies un réchauffement d'environ 0.2°C par décennie est simulé. Même si les concentrations de tous les gaz à effet de serre et des aérosols avaient été gardés constant au niveau de 2000, un réchauffement induit, d'environ 0.1°C par décennie se produirait.
  • L’équilibre ou l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre provoquerait un réchauffement supplémentaire et induirait de nombreuses modifications dans le système climatique global durant le 21ème siècle, qui seraient très vraisemblablement plus important que ce qui a été observé au 20ème siècle.
  • Selon les scénarios le rapport envisage pour le 21ème siècle des évolutions de réchauffement global de l'air en surface allant de 1.8 à 4 °C et une augmentation du niveau de la mer allant de 0.18 à 0.59 m.
Le rapport précise également d'autres projections importantes, pour le 21ème siècle, en particulier :
  • Une acidification des océans, avec une réduction du pH moyen en surface dans une fourchette de 0.14 à 0.35 unités.
  • certaines simulations prévoient dans la seconde partie du 21ème siècle une diminution des glaces de mer dans l'Arctique comme dans l'Antarctique, et la disparition quasi totale dela glace en Arctique à la fin de l'été.
  • Une augmentation de la masse de glace de la calotte antarctique du fait de chutes de neiges plus abondantes.
  • Une fréquence accrûe des chaleurs extrêmes ou des fortes précipitations et une plus forte intensité des cyclones tropicaux,
Enfin, le rapport conclu que les émissions anthropiques passées et futures de CO² continueront à contribuer au réchauffement et à l'élévation du niveau de la mer pendant plus d'un millénaire, en raison des échelles de temps nécessaires pour le rééquilibrage de ce gaz dans l'atmosphère.

De nombreux points restent cependant encore inconnus et difficilement prévisibles en matière de changement climatique, tant le nombre de paramètres est important, rendant difficile, voire impossible, la modélisation de prévisions.

Ainsi, notre capacité de réaction au changement climatique est largement dépendante de l'abondance énergétique et serait décuplée si les ressources d’énergie fossiles diminuaient fortement. (pétrole, charbon et uranium) . En sachant que pour stabiliser la concentration de CO2 dans l'atmosphère, il faudrait diviser par deux les émissions mondiales de CO2, ce qui correspond à une division par 4 pour les pays industrialisés. Le défi est donc de taille et il y a urgence à le relever, ne serait-ce que pour que l'augmentation des températures, qui semble inéluctable, se fasse le plus lentement possible. Une augmentation brutale ayant des conséquences désastreuses, en particulier sur la perte de biodiversité.

Des pistes pour agir
En complément de l'action politique déjà engagée au niveau mondial avec le protocole de Kyoto par exemple, de nombreux axes de travail peuvent limiter l'effet de l'homme sur le changement climatique:

L'innovation et le développement d'activités pour réduire les émissions de gaz à effet de serre :
  • Energies renouvelables (solaire, hydraulique, éolien, biomasse, géothermie, vagues et courants marins),
  • Nouveaux carburants adaptés aux types de mobilité : bio carburants, hydrogène, électricité
  • Séquestration du CO2,
  • Eco conception des produits et des services,
  • Outils de diagnostic énergétique, actions neutralité carbone.
L'innovation et le développement d'activités pour diminuer la consommation d'énergie dans le domaine de l’habitat, des services et du transport :
  • Efficacité énergétique de l'habitat existant, Habitat HQE (haute qualité environnementale), habitat à énergie positive, chauffage, isolation, climatisation, biomatériaux,
  • Véhicules propres, modération de la climatisation,
  • Plans de déplacement d'entreprise et chaînes logistiques.
Les comportements citoyens qui limitent la consommation d'énergie :
  • Gestes et comportements eco citoyens (éco conduite, par exemple),
  • Modes de déplacements alternatifs (vélo, covoiturage transports en commun…),
  • Démarches d'éco responsabilité (entreprises, administrations,…).
La recherche et les études :
  • Les impacts des changements climatiques, sur l'économie, les sociétés et les milieux naturels.
Par ailleurs il s'agit également d'anticiper et de se préparer aux impacts du changement climatique sur les sociétés et les milieux naturels
  • En identifiant et en précisant les risques et les impacts, par exemple :
    • Déplacement de population,
    • Salinisation des nappes phréatiques et des sols côtiers,
    • L'augmentation de certaines maladie et de la mortalité (maladies cardio-vasculaires, …)

  • En accompagnant les populations les plus exposées et en prenant en compte le coût économique du changement climatique : Le GIEC estime le coût annuel des dommages liés au changement climatique entre 1 et 2,5% du PIB mondial, mais entre 2 et 6 % pour les pays en développement.

1 Voir le document officiel "Summary for Policymakers" sur le site de l'IPCC : http://ipcc-wg1.ucar.edu/wg1/docs/WG1AR4_SPM_Approved_05Feb.pdf et sa traduction faite par le gouvernement français : http://www.effet-de-serre.gouv.fr/fr/etudes/SPM2007gr1.doc

 

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