Mardi 16 septembre 2008

Lundi, septembre 15, 2008 - 20:00

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Zimbabwe: signature d'un accord historique de partage du pouvoir

Le président zimbabwéen et son rival ont signé lundi à Harare un accord de gouvernement d'union, pour mettre fin à cinq mois de crise aiguë et ouvrir la voie à l'aide internationale dont le pays a désespérément besoin.

Le président Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, et le leader de l'ancienne opposition, désormais majoritaire au Parlement, se sont serrés la main sous les applaudissements, après avoir paraphé l'accord.

La mise en place du gouvernement devra toutefois attendre la conclusion de discussions entamées pendant le week-end sur la répartition des portefeuilles, qui commenceront "sérieusement" mardi, a déclaré lundi Patrick Chinamasa, négociateur pour le président Robert Mugabe, à la télévision d'Etat.

"Les parties vont se rencontrer au plus haut niveau pour décider quels ministères reviendront à l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF de M. Mugabe), lesquels iront au Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de M. Tsvangirai et lesquels iront (à la faction dissidente du MDC) d'Arthur Mutambara", a-t-il dit.

L'engagement, signé lundi devant les nouveaux députés et une dizaine de chefs d'Etat et de gouvernement d'Afrique australe, doit tirer un trait sur la née de la défaite du pouvoir aux élections générales du 29 mars.

Le régime avait répondu à sa déroute par un déchaînement de violences, qui ont fait selon le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de M. Tsvangirai plus de 200 morts (bien 200) dans ses rangs, plus de 10.000 blessés et 200.000 déplacés.

"Moi, Premier ministre du Zimbabwe, appelle la Zanu-PF (le parti du président) et le MDC à unir le Zimbabwe. Les divisions appartiennent au passé", a déclaré M. Tsvangirai. "Cet accord est une promesse de douloureux compromis. La route devant nous est longue et ne sera pas facile".

Le président Mugabe s'est quant à lui engagé à faire fonctionner ce gouvernement. "Soyons alliés", a-t-il lancé à l'adresse du président du MDC, qu'il a longtemps traité par le mépris. "Maintenant, nous partageons la même destinée, le temps est venu de reconnaître que nous sommes liés".

Le texte, également signé par Arthur Mutambara, leader d'une faction minoritaire du MDC, prévoit un double contrôle de l'éxécutif, reparti entre le président et le Premier ministre.

M. Mugabe reste chef de l'Etat et préside le puissant Conseil national de Sécurité, jusqu'a présent pilier de la répression, qui réunit les états-majors de la police, de l'armée et des services secrets. Mais le Premier ministre en fait désormais partie.

Le gouvernement comprendra 31 ministres, dont 15 à la Zanu-PF, 13 au MDC et trois à la faction Mutambara. M. Mugabe en nomme les membres en accord avec M. Tsvangirai. Ce dernier contrôle par ailleurs un "Conseil des ministres" incluant tous les portefeuilles mais pas la présidence, chargé de la mise en oeuvre des politiques.

L'accord devrait ouvrir la voie à une aide internationale massive dont le pays, enfoncé dans un marasme économique sans précédent, a un besoin urgent.

Mais les capitales occidentales se montrent prudentes. Ancienne puissance coloniale, la Grande-Bretagne a souligné que l'étendue de son soutien dépendrait des actions concrètes du nouveau gouvernement.

Si l'Union européenne (UE) a elle aussi décidé d'attendre avant de relancer son aide économique, le Fonds monétaire international (FMI) s'est dit lundi prêt a discuter du redressement d'une économie minée par une inflation a sept zéros, dont la production est au point mort.

M. Mbeki a quant à lui exhorté l'Afrique à "tendre la main au peuple du Zimbabwe", en réunissant avant la saison des pluies imminente les semences, les engrais et le carburant nécessaires. Des millions de Zimbabwéens sont menacés de famine.

Enfin, les parties ont appelé Londres à reprendre le financement d'un fonds de compensation des fermiers dont la terre est redistribuée, aux termes des engagements du Royaume Uni lors des accords d'indépendance de 1979.

Le gouvernement de Tony Blair avait cessé toute contribution en 1998. En 2000, une réforme agraire était lancée dans la violence et la précipitation, entraînant une chute brutale de la production alimentaire.

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