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Recensions OCTOBRE - DECEMBRE 2005



R. E. BROWN, La Mort du Messie. Encyclopédie de la passion du Christ.



J.-Paul MEIER, Un certain juif Jésus, Les données de l’histoire : Tome 1-3.



A. DETTWILLER, J.-D. KAESTLI et D. MARGUERAT (dir.), Paul, une théologie en construction.



Les Actes des Apôtres. Histoire, récit et théologie.



Camille FOCANT, L’Évangile selon Marc.



R. LUNEAU, L’Enfant prodigue.



Alain MARCHADOUR, Lazare.



Paul BEAUCHAMP, Pages exégétiques.



Alain MARCHADOUR, Les Personnages dans l’Évangile de Jean.



Paul BONY, La Première Épître de Pierre.



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Evaristo E. DE MIRANDA, José M. SCHORR MALCA, Sages Pharisiens.



La Bible sans avoir peur, Collectif sous la direction de Jean-François Bouthors.



J.-N. ALETTI, M. GILBERT, J.-L. SKA ; S. de VULPILLIERES, Vocabulaire raisonné de l’exégèse biblique.



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Mgr J. PERRIER, L’Art de la prière : Notre Père.



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- Recensions - Recensions OCTOBRE - DECEMBRE 2005
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J.-Paul MEIER, Un certain juif Jésus, Les données de l’histoire : Tome 1-3.

“Cette véritable encyclopédie sur le Jésus historique se devait d’être traduite en français. Bien sûr, professeurs et étudiants lisent l’anglais, mais ils seront certainement plus à l’aise en français pour vraiment tout lire et tirer profit des discussions quand les questions traitées deviennent complexes. C’est en direction de ces lecteurs que ce livre a été traduit.” Tout est dit sur les objectifs qui ont présidé à la traduction – remarquable – d’une œuvre qui n’a pas d’équivalent. Ajoutez à cela que cette traduction s’accompagne d’index thématiques particulièrement précieux et, pour le volume 2, d’une bibliographie en français à jour en 2004 avec des références bibliographiques actualisées au fil des notes. On comprendra que c’est un magnifique outil de travail qui est ainsi offert aux enseignants et aux chercheurs. Notons enfin qu’au titre original des quatre volumes : A Marginal Jew, avec comme sous-titre Rethinking the Historical Jesus, l’éditeur a préféré celui de Un certain Jésus, Les données de l’Histoire (cf. explication p. 10).
Après une introduction où Meier indique la nature et l’origine de son étude : “savoir ce qui, dans les évangiles et les autres sources disponibles, remonte au Jésus historique”, le premier volume se compose de deux parties. Dans la première, intitulée “les racines du problème”, l’auteur commence par faire la distinction entre le “Jésus réel” et le “Jésus historique” (avec les deux sens du mot “historique”), puis il étudie et évalue les sources chrétiennes, juives, païennes et apocryphes auxquelles peuvent se référer ceux qui s’intéressent à l’historicité de Jésus. Suit un chapitre consacré aux critères principaux qui permettent de déterminer ce qui vient de Jésus (embarras, discontinuité, attestations multiples, cohérence, rejet et exclusion) et aux critères secondaires (traces d’araméen, environnement palestinien, narration vivante, développement, tradition synoptique, présomption d’historicité). Sont évoqués ensuite les raisons et l’intérêt de la recherche du Jésus historique qui “peut être utile si on veut une foi qui cherche à comprendre, une foi en quête d’intelligence, autrement dit si on veut faire de la théologie dans un contexte contemporain” (p. 121).
La deuxième partie, intitulée “Les racines de la personne”, aborde la question de la naissance de Jésus, du milieu politique et socio-culturel dans lequel il a grandi. Avec des questions aussi diverses que : “Quelle langue parlait Jésus ?”, “Jésus était-il illettré ?”, “Jésus était-il un pauvre charpentier ?” “Jésus était-il marié ?” Suit une chronologie de la vie de Jésus où l’auteur aborde la question de la date de la Cène et la crucifixion de Jésus, ainsi que celle de l’année de sa mort et de la durée de son ministère.
De ce 1er tome qui, d’une certaine manière, “plante le décor” dans lequel se déroulera le ministère de Jésus, il ressort que Jésus est né aux environs de l’an 7 ou 6 avant notre ère, quelques années avant la mort d’Hérode le Grand, très probablement à Nazareth en Galilée, mais peut-être à Bethléem en Judée. Il a grandi à Nazareth dans un milieu familial qui participait au réveil de l’identité religieuse et nationale juive en Galilée, un milieu qui attendait la restauration d’Israël dans toute sa gloire. Jésus suivit vraisemblablement les traces de Joseph et reçut donc une formation d’artisan du bois. Sa langue habituelle était l’araméen, mais il acquit probablement aussi une connaissance de l’hébreu en écoutant les Écritures et peut-être en apprenant à lire cette langue sacrée à la synagogue. Il n’était sans doute pas plus pauvre que la grande majorité des Juifs galiléens. Il ne s’est jamais marié et il aurait pu choisir de passer ses années dans la tranquillité et l’obscurité d’une petite ville comme Nazareth. Mais il fit un autre choix. Aux environs de l’an 28 de notre ère, il rompit avec son statut socio-économique honorable mais modeste pour assumer le rôle inhabituel d’un laïc célibataire itinérant qui proclamait l’arrivée imminente du royaume de Dieu. C’est là que commence le volume 2.
Beaucoup plus volumineux que le premier, ce volume se compose de trois parties intitulées : le mentor, le message et les miracles. Dans l’introduction, Meier rappelle le créneau qu’il a choisi : une enquête historique, avec cinq critères qui se sont révélés particulièrement utiles pour la recherche du Jésus historique : embarras, discontinuité, attestation multiple, cohérence, rejet et exécution de Jésus. On peut faire appel à d’autres critères, mais ils viennent “seulement renforcer ou confirmer des critères principaux”. D’autres se révèlent même “plus fragiles, inutiles pour certains”.
La première partie s’intéresse à la personne qui, de l’avis de J.-P. Meier, “a eu la plus grande importance sur le ministère de Jésus, à savoir Jean le Baptiste”. Pour contrecarrer la tendance à minimiser l’influence de Jean, Meier consacre d’ailleurs au Baptiste les deux premiers chapitres de ce deuxième volume. En s’appuyant sur Josèphe et sur les évangiles, il tente de comprendre le ministère, la prédication, le baptême et la mort de Jean, indépendamment des relations qu’il a pu avoir avec Jésus. Le portrait qui s’en dégage est celui d’un prophète Juif du 1er siècle, qui proclame un message eschatologique auquel s’ajoutent quelques traits apocalyptiques. Certains traits le distinguent de Qumrân et de la plupart des autres formes de judaïsme de la Palestine du 1er siècle : le baptême qu’il propose est administré une fois pour toutes et référé à sa personne (au point de donner à Jean son deuxième nom) ; il s’adresse à l’ensemble d’Israël sans faire de différences entre les gens, sans se soucier des détails de l’observance légale, et sans avoir le projet de créer une nouvelle communauté sectaire au sein du judaïsme ; il semble se désintéresser de l’avenir du Temple de Jérusalem, même purifié et restauré.
C’est à ce prophète eschatologique, avec son baptême unique, que Jésus a donné son adhésion sur les bords du Jourdain, aux environs de l’an 28 de notre ère. Il a sans doute même fait partie du cercle restreint des proches disciples de Jean. Mais à un certain moment, il a quitté le cercle de Jean, peut-être avec quelques-uns de ses disciples, pour exercer son propre ministère. “À l’inverse de Jean, il a également entrepris une mission itinérante qui lui a permis de parcourir la Galilée, certaines contrées de Judée, de Pérée, de la Décapole et peut-être des régions situées au nord de la Galilée jusqu’à Tyr et Sidon, et il a fait de nombreux voyages à Jérusalem […]. Sans abandonner totalement l’appel lancé par Jean ni son eschatologie, Jésus a pris de la distance par rapport à l’insistance implacable du Baptiste sur le repentir face à l’imminence du châtiment et il a déplacé l’accent de sa prédication sur la joie du salut, un bonheur que les repentis pouvaient éprouver dès maintenant en accueillant son annonce d’un royaume de Dieu, à la fois déjà présent et encore à venir” (p. 170).
Après avoir poursuivi la pratique du baptême de Jean et continué de proclamer son message annonçant l’imminence d’un jugement par le feu, Jésus a donc évolué vers un message proclamant la présence de la miséricorde de Dieu dès maintenant. En correspondance avec ce changement, la pratique du baptême a fait place à celle des exorcismes et des guérisons. C’est l’objet de la deuxième et de la troisième partie de ce volume.
Dans la deuxième partie, intitulée “Le Message”, Meier aborde en premier lieu ce qui est au cœur de la prédication de Jésus, à savoir le “Royaume de Dieu”. Après avoir noté que cette expression est extrêmement rare avant Jésus, en particulier dans un contexte d’eschatologie future imminente, il en arrive à la conclusion que “le Jésus historique a consciemment choisi cette expression inhabituelle pour en faire le vecteur énigmatique, le ‘symbole fort’ de son message complexe sur la souveraineté de Dieu et sur son royaume”. En s’appuyant sur quatre logia clés, qu’il considère comme authentiques (Mt 6, 10 et par., Mc 14, 25 et par., Mt 8, 11-21 et par., Mt 5, 3-12 et par.), l’auteur expose ensuite longuement les raisons qui lui font dire que Jésus a parlé d’un événement futur du Royaume. Mais c’est pour ajouter que Jésus, en même temps, proclamait par ses paroles et mettait en scène par ses actes la présence du Royaume de Dieu (cf. Lc 17, 21 ; 11, 20 et par., etc.).
On pourrait voir dans cette tension entre royaume à la fois futur et présent une intolérable contradiction. Pour Meier, “la vraie réponse de ce paradoxe se trouve peut-être dans la nature même du royaume de Dieu […] qui n’est pas d’abord une situation ou un lieu, mais plutôt l’ensemble de l’événement dynamique que constitue la venue de Dieu avec puissance pour exercer sa souveraineté sur son peuple Israël à la fin des temps” (p. 379). Apparaissent ainsi de nouveaux traits de Jésus : ceux d’un “prophète eschatologique juif du 1er siècle qui proclame la venue du royaume de Dieu pour un futur imminent, pratique le baptême comme rite de préparation à ce royaume, enseigne à ses disciples à prier pour la venue du royaume en appelant Dieu ‘abba’, prophétise le nouveau rassemblement de tout Israël (symbolisé par le cercle proche de ses douze disciples) et l’intégration des “gens des Nations” lorsque viendra le royaume ; mais en même temps, il rend ce royaume déjà présent, au moins pour quelques Israélites, par ses exorcismes et ses miracles de guérison” (p. 380).
Nous rejoignons ici “une des manifestations les plus marquantes de la souveraineté royale de Dieu déjà présente dans le ministère de Jésus”. C’est l’objet de la troisième partie de ce volume qui débute par les problèmes que soulève l’idée même de miracle chez un grand nombre de nos contemporains. Après avoir indiqué que “si l’historien doit rejeter toute crédulité, il doit également rejeter toute position a priori affirmant que les miracles n’existent pas ou ne peuvent pas exister”, Meier opère une distinction précieuse entre miracle et magie, le miracle se situant généralement dans un contexte qui met en jeu les éléments suivants : foi en un Dieu personnel ; communauté de foi durable ; manifestation publique de la puissance de Dieu qui n’est pas soumise à un rituel établi ou à une formule toute faite.
Le chapitre suivant (XIX) aborde les miracles de Jésus tels qu’ils sont relatés dans les quatre évangiles. En faisant appel aux critères d’historicité, Meier conclut que Jésus a bien accompli des miracles, et que “voir dans la tradition évangélique des miracles une création pure et simple de la propagande missionnaire des miracles est une erreur qui vole en éclats quand elle se heurte aux critères d’historicité, notamment au critère d’attestation multiple des sources ou des formes”. Mais passer de cette affirmation globale à un inventaire complet des récits de miracles dans les quatre évangiles, afin de distinguer les récits qui remontent au Jésus historique de ceux qui sont vraisemblablement une création de l’Église primitive, n’est pas chose facile. C’est l’objet des chapitres XX à XXIII où sont examinés à tour de rôle les différents types de miracles de Jésus : les exorcismes, les guérisons de troubles physiques, les résurrections de morts et les miracles dits de la nature, une catégorie que notre auteur conteste.
Pour Meier, une chose est sûre : au cours de son ministère public, “Jésus a agi et a été perçu comme un exorciste et un guérisseur” (p. 754), et c’est en paroles et en actes qu’il traduisait dans l’expérience présente le royaume de Dieu à venir, au moins comme une réalisation partielle annonçant la pleine réalité future. Pour les foules qui le suivaient, les miracles qu’on lui attribuait étaient sans doute l’élément le plus frappant et le plus attirant de son ministère. Ils concrétisaient dans le présent l’autorité puissante de Dieu qu’il annonçait pour l’avenir. C’est d’ailleurs cette convergence de différents traits – prophète eschatologique, baptiseur, exorciste, thaumaturge, guérisseur – qui donne à Jésus son “caractère distinctif et ‘unique’ au sein du judaïsme palestinien du début du 1er siècle de notre ère” (p. 762), faisant de lui un “juif marginal” (p. 322, 380, 466). À cela, il faut ajouter un dernier point : Jésus se présentait “non seulement comme le prophète eschatologique de la venue du royaume de Dieu, non seulement comme le thaumaturge à la manière d’Élie, qui rendait le royaume à venir déjà effectif et palpable pour ses disciples, mais il se présentait en même temps comme un maître qui pouvait dire aux Israélites comment observer la Loi de Moïse et qui, en fait, pouvait même leur dire ce qu’ils devaient et ne devaient pas observer dans la Loi” (p. 763). Il s’appuyait pour cela sur sa propre capacité à “savoir directement et intuitivement quelle était la volonté de Dieu pour son peuple Israël dans les derniers temps”.

On se serait attendu à ce que Meier développe cela dans le troisième volume – ce qu’il avait d’ailleurs laissé entendre – mais, dans les faits, il n’en est rien. Intitulé “Attachements, affrontements, rupture”, ce volume aborde “l’environnement humain de Jésus”, car “raconter l’histoire de Jésus, c’est raconter l’histoire de ses diverses relations” (p. 12). Avec deux grandes parties : l’étude des “relations de Jésus avec les personnes juives de divers types qui le suivaient” ; et celle des “relations de Jésus avec les groupes ou les mouvements juifs concurrents dans la Palestine de son temps”. Le tout, après qu’ait été rappelé l’objectif de cet ouvrage : “Esquisser un portrait raisonnablement fiable du Jésus historique […], la quête du Jésus historique devant être soigneusement distinguée de la christologie, c’est-à-dire de la réflexion théologique systématique sur Jésus-Christ en tant qu’objet de la foi chrétienne” (p. 19-20).
La première partie du volume est consacrée aux personnes qui suivaient Jésus, avec trois cercles concentriques : 1) le cercle extérieur des foules qui ont suivi Jésus dans le sens physique du terme ; 2) le cercle médian des disciples que Jésus a appelés à le suivre au sens physique et spirituel ; 3) le cercle intérieur des Douze spécialement choisis par Jésus pour symboliser sa mission auprès de l’ensemble d’Israël. S’agissant des disciples (un mot, “mathetes”, qui ne se trouve pas dans l’Ancien Testament grec ; cf. p. 43), Meier note trois grandes caractéristiques du disciple de Jésus : l’initiative de Jésus dans l’appel (p. 51), suivre Jésus physiquement et donc quitter sa maison (p. 56), risquer le danger de l’hostilité (p. 58). À l’opposé de ceux qui mettent en doute l’existence des Douze ou le fait que Jésus les ait envoyés en mission, Meier insiste sur la portée symbolique de l’institution des Douze (p. 114s.), “missionnaires prophétiques pour Israël” (p. 120). Entre autres choses, on notera plus particulièrement certaines pages sur la métaphore de la pêche (p. 126s.), le rôle de Pierre au sein des Douze (p. 129 et 156s.) Simon le Zélote (p. 138s.) ou encore Judas Iscariote (p. 142s.).
Dans la deuxième partie, Meier s’intéresse aux principaux groupes ou mouvements juifs qui “étaient en compétition pour l’influence ou le pouvoir (politique, religieux ou les deux) parmi les Juifs palestiniens, au début du 1er siècle de notre ère”. Au premier rang d’entre eux, il y a les pharisiens qui compensaient la perte du pouvoir politique par une présence accrue auprès du peuple. À l’opposé, l’influence des sadducéens était surtout cantonnée à Jérusalem, les esséniens s’étant, pour nombre d’entre eux, repliés à Qumrân. Reste “un pot-pourri de groupes dont les relations avec le Jésus historique s’avèrent très ténues ou inexistantes : les samaritains, les scribes, les hérodiens et les zélotes”.
S’il passe au crible de la critique les témoignages que l’on a sur ces différents groupes, une conviction habite Meier : la grande majorité des Juifs ordinaires de Palestine n’appartenaient à aucun des groupes qui viennent d’être cités, et se contentaient de pratiquer l’essentiel de leur religion. Or c’est à ce judaïsme majoritaire de Palestine que s’adressait Jésus, en essayant de l’attirer à lui et de le mettre en garde. Particulièrement suggestifs sont à ce propos les paragraphes que Meier consacre, à la fin de son étude, au “judaïsme en Galilée” (p. 405s.) ou au “statut socio-économique de Jésus” (p. 408).
Auparavant, bien des préjugés ou des idées toutes faites sont patiemment démontés, notamment à propos des sadducéens (p. 254s.), des samaritains (p. 362s.), des scribes (p. 380s.), ou des troupes romaines stationnées en Galilée à l’époque où vécut Jésus (p. 407) ! Il n’en est pas moins vrai que Jésus a dû “apparaître comme quelqu’un d’inhabituel ou d’étrange aux yeux de ses compatriotes juifs” (p. 409). C’est ce que Meier appelle “l’étrangeté radicale de Jésus”. Pour lui, le Jésus “célibataire, mais bon vivant, accompagné de femmes qui le suivaient et d’hommes qui avaient laissé leur famille, devait inévitablement frapper les Juifs pratiquants comme quelqu’un d’étrange ou de scandaleux”. Autre point : “Alors qu’il devait se mettre en avant comme leader religieux capable de donner à ses compatriotes juifs l’interprétation correcte des Écritures, il n’avait jamais formellement étudié la Tora sous la conduite d’un maître réputé de Jérusalem.”
Nous voilà déjà plongés dans le volume final de cette enquête (à paraître). Annoncé comme ayant pour thème “l’énigme que représentait Jésus et que lui-même était” (p. 436), il devrait aborder quatre grandes énigmes : l’enseignement de Jésus concernant la Loi, le discours mystérieux des paraboles, les auto-désignations de Jésus et l’aspect mystérieux de sa mort.
Une chose est sûre, alors que sévissent un peu partout des pamphlets dénonçant les évangiles comme étant des “récits de propagande” dénués de tout fondement historique, l’étude de Meier confirme et rétablit la vérité historique de la plus grande partie des matériaux évangéliques, et cela au terme d’une étude minutieuse et dénuée de tout esprit partisan. Cela devrait atténuer les critiques de ceux qui ne comprendront pas que Meier mette en doute l’historicité de tel miracle ou de telle parole de Jésus.
Même si on peut également ne pas partager l’analyse que cet auteur fait de l’épineuse question des “frères et sœurs de Jésus”, il n’en reste pas moins vrai que, outre ce qui a été dit plus haut, la traduction de cette œuvre monumentale permet désormais aux lecteurs de langue française d’avoir accès à un outil particulièrement précieux pour mieux connaître le monde dans lequel Jésus a vécu et la façon dont, dans ce monde, il s’est inscrit de manière tout à fait originale. On ne peut que s’en réjouir.

P. DEBERGE





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