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Enquête - 13/07/2011 | 07:44 - 1598 mots

Pour quelques microsecondes de moins... et quelques milliards de plus

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Le courtage à haute fréquence est de ces sujets qui reviennent en permanence dans l'actualité, en particulier depuis le fameux "flash crash" américain, quand le Dow Jones a perdu et regagné 600 points en vingt minutes. La Tribune a décidé d'enquêter sur ce phénomène qui révolutionne les marchés.

"Vous connaissez 24 heures chrono ?" Devant un hangar aux allures ordinaires d'une zone industrielle à moitié désertée du New Jersey, Jayesh Punater plaisante, faisant référence à la fameuse série américaine à suspense. C'est ici, à 20 minutes de New York, que Gravitas, la société qu'il dirige, a implanté ses serveurs informatiques. Elle n'est pas la seule. Derrière ces murs, se dissimule un gigantesque centre de traitements de données (data center), opéré par Equinix, l'un des géants du secteur du courtage. Son slogan: "la sécurité d'abord". Et ce ne sont pas des paroles en l'air ! Codes d'accès, scanners biométriques, caméra de surveillance tous les deux mètres... c'est une véritable forteresse. Car, les trois gigantesques salles de ce centre abritent les infrastructures technologiques de grandes banques (comme Morgan Stanley) et d'importants hedge funds. D'autres investisseurs, de taille plus modeste, passent par un intermédiaire, comme Gravitas. Chaque jour, des milliards de dollars de transactions transitent par ces milliers de serveurs et ces kilomètres de câbles de fibre optique. Avec un seul objectif: la vitesse, à l'heure où le courtage à haute fréquence (high frequency trading, HTF) représente, aux Etats-Unis, plus de la moitié des échanges d'actions. "Chaque microseconde compte, explique Jayesh Punater. Si vous réagissez une microseconde après quelqu'un d'autre, il est déjà trop tard."

Depuis dix ans, le courtage est entré dans une course de vitesse sidérante. Dans l'immense salle des marchés londonienne de Nomura, une banque japonaise, devant une rangée d'ordinateurs qui ne sont là que pour contrôler les opérations, Andrew Bowley, un spécialiste du courtage électronique, n'en revient pas lui-même. "En 1991, j'avais des machines automatiques qui travaillait en 2,5 secondes. Il y a cinq ans, on était content quand on arrivait à quelques dizaines de millisecondes. Aujourd'hui, on parle en dizaines de microsecondes." Nomura, dont l'une des spécialités est l'exécution des ordres passées par les clients à haute fréquence, se vante de réaliser une opération en un minimum de deux microsecondes. C'est 0,000002 seconde. En comparaison, un battement de cils prend 500 fois plus de temps !

Dans cette course de vitesse, tout compte pour gagner quelques fractions de seconde. L'emplacement des serveurs par exemple: les grandes banques et les hedge funds louent très cher des emplacements à l'intérieur des centres informatiques des Bourses. C'est ce qui s'appelle la co-localisation. "C'est calculé au millimètre", explique Nicolas Bertrand, le spécialiste du sujet à la Bourse de Londres, dont le centre informatique -situé dans la City à un emplacement tenu top secret - vient d'être complètement refait. "On compte les longueurs de fils qui courent entre les serveurs de nos clients et nos serveurs, pour que chacun soit servi équitablement." C'est dans cette même logique qu'Euronext Paris a déplacé ses serveurs à... Londres en 2009, provoquant à l'époque la polémique. Mais c'est le sens de l'histoire : en Europe, il ne reste plus que neuf serveurs de Bourse, dont... cinq à proximité de Londres !

"Le temps, c'est de l'argent"

Chacun se bat aussi pour contrôler les réseaux de fibres optiques. En juin 2010, la société de câblage Spread Networks a posé un réseau dédié au courtage à haute fréquence faire l'aller-retour entre New York et Chicago en 13,3 millisecondes. Gain de temps ? Deux millisecondes par rapport à ce qui existait auparavant. C'est suffisant pour convaincre de riches traders de payer pour utiliser ce réseau. De même, à Londres, Nomura a construit un réseau de fibres optiques de 40 kilomètres qui lui est dédié à l'intérieur de Londres: "the ring", comme il est surnommé en interne.

A quoi bon cette précipitation ? Parce que jamais la notion de "temps, c'est de l'argent" n'a été aussi vrai. Le HFT est "une stratégie d'investissement à très court-terme", explique Jonathan Broogard, professeur à Northwestern University et auteur d'une étude de référence sur le sujet. Elle consiste à acheter et à revendre des actifs très rapidement, parfois presque simultanément. Avant la fin de la journée, toutes les positions sont généralement liquidées (position neutre). "Chaque opération ne rapporte que quelques centimes, poursuit-il. Mais en multipliant les transactions, les meilleurs traders parviennent à dégager des profits très solides".

La façon la plus simple de gagner de l'argent avec le HFT reste l'arbitrage, par exemple, entre les différentes Bourses. Avec le développement des nouvelles plateformes boursières (les fameuses "MTF", qui en Europe existe depuis la libéralisation du marché de 2007), l'ordinateur peut comparer les prix d'une même action entre deux places. Il peut ensuite aisément jouer sur la différence pour l'empocher. Tout cela est entièrement automatisé, et aucun être humain ne prend de décision dans l'achat et la vente.

Le royaume des algorithmes

Mais encore faut-il arriver à temps : une fraction de seconde trop tard, et cette stratégie ne fonctionne plus. "Ce n'est pas seulement une course à la vitesse, nuance Victor Lebreton, directeur chez Quant Hedge. C'est également une course à l'exécution: le bon prix, le bon volume, le bon marché au bon moment. Si votre modèle n'est pas adapté aux conditions de marché, vous pouvez perdre de l'argent". Car les algorithmes règnent à tous les niveaux: les hedge funds ou les grandes banques en ont un pour décider quels actions acheter ou vendre; elles passent ensuite leurs ordres aux "prime brokers" (des grandes banques comme Crédit Suisse ou JP Morgan) qui les exécutent automatiquement par ordinateur; puis les millions de données des bourses reviennent et sont triées... par ordinateur. La boucle complète peut se faire en un minimum de quelques centaines de millisecondes.

Au cœur du système: les "algorithmes", des processus informatiques souvent complexes. Leur mise au point peut s'éterniser pendant plus d'un an, pour une durée de vie parfois limitée par des changements radicaux sur les marchés (la régulation notamment). "Les algorithmes doivent d'abord refléter un certain concept et une certaine strategie", estime Karim Taleb, de Robust Methods, qui a mis entre deux et trois ans pour construire, tester et adapter le sien. Et il faut sans cesse les améliorer. "Tout le monde les utilise aujourd'hui, explique Miranda Mizen, du cabinet d'études Tabb Group. La différence se fait sur la manière de les utiliser ou sur leur niveau de sophistication".

Evidemment, cela fait peur. "Le HFT ne réduit pas le rôle des hommes, assure pourtant Jim Overdahl, de la Futures Industry association. Il s'agit d'un système contrôlé et utilisé par les traders pour réaliser des actions qu'ils auraient réalisées s'ils n'avaient pas eu d'ordinateur. Il y a quinze ans ces traders auraient été dans la salle de marché et auraient accompli les mêmes fonctions d'arbitrage."

Progression inexorable

Aux Etats-Unis, le HFT représentait, en 2010, 53% des volumes d'actions échangés en Bourse, plus de deux fois plus qu'en 2006. En 2009, cette part de marché avait même atteint 61%, grâce à l'extrême volatilité qui sévissait alors sur des marchés en plein doute. Les conséquences sont spectaculaires : les actions sont détenues en moyenne... 22 secondes avant d'être revendues. De plus, cela fractionne les transactions, qui portent en moyenne sur 200 actions contre 1.600 il y a 5 ans, pour une valeur de 6.400 dollars contre 19.400 dollars. En Europe, où le phénomène est plus récent, la part de marché du HFT s'élève à 38%. Elle n'était que de 5% en 2006.

La progression du HFT semble inexorable : la stratégie se répand progressivement en Asie, notamment à Hong-Kong ou à Tokyo. Mais aussi au Mexique et au Brésil. En Afrique du Sud, la Bourse de Johannesburg vient d'acheter la même technologie que celle utilisée par son homologue londonienne. L'objectif affiché est sans détour: "des transactions exécutées 400 fois plus vite". L'étendue du HFT se fait aussi à d'autres classes d'actifs. Après les actions, les courtiers se sont penchés voilà environ cinq ans sur les devises. A tel point que la Banque des règlements internationaux y a consacré un rapport publié en décembre.

"Les estimations des marchés suggèrent que le HFT compte pour 25% des activités d'échange de devises spot", écrit-elle. Mais les échanges algorithmiques (pas forcément rapides, mais fait entièrement par ordinateurs) atteignent 50% de l'ensemble des volumes, selon Greenwich Associates. Plus récemment, les matières premières sont passées dans le giron des "algos". Cela ne concerne que les marchés très liquides comme le pétrole. Crédit Suisse fait aussi de l'exécution d'ordres sur l'or, l'argent et les métaux. Et certains banquiers s'interrogent aussi: les matières premières agricoles pourraient aussi être visées, ce qui expliquerait partiellement leur actuelle volatilité.

Bientôt les nanosecondes

Inéluctable, l'envolée du HTF ? Et si, malgré tout, cette "course à l'armement" commençait à toucher ses limites ? Les ordinateurs des banques ont déjà été placés le plus près possible des Bourses pour réduire la durée de l'ordre d'achat ou de vente, leur puissance est sans cesse plus élevée, et la programmation des algorithmes se fait en gravant directement la puce électronique (voir encadré). "Le problème est que l'électricité ne peut pas aller plus vite: on arrive aux limites des vitesses d'exécution", estime Adam Vile, spécialiste du courtage à haute fréquence à Excelian. "On arrive plus ou moins à la limite, pense également Nicolas Bertrand, de la Bourse de Londres. Aujourd'hui, notre priorité n'est pas de continuer à développer la vitesse, mais plutôt d'améliorer la façon dont l'information peut être utilisée."

Faux, répond cependant Antoine Rescourio, de Celoxica, une entreprise spécialisée dans les puces pour HFT. "Il reste encore à mieux filtrer les données qui reviennent des Bourses. On pourrait aussi mettre nos puces directement sur les algorithmes de trading, mais les fonds hésitent à cause de la confidentialité de leurs informations. Les réseaux éthernet dans les banques peuvent aussi être améliorés..." Bref, il y aura toujours quelques microsecondes à gagner. "Non, corrige-t-il. On va arriver à la nanoseconde." C'est 0,000000001 seconde. Soit un million de fois plus rapide qu'un battement de cils. 

Eric Albert, à Londres, et Jérôme Marin, à New York et Chicago - 13/07/2011, 07:44  | 
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  • wronski a écrit le 15/07/2011 à 19:11 :

    • question à "ANTIPARASITES" et à "25ANS DE BOURSE": Nos appréciations sont concourantes. J'aimerais avoir votre avis sur le vrai rôle de ces HTF pour la bourse (hors aspect moralisant!). Certes ils peuvent influencer négativement les cours en modifiant le bilan offres/demandes mais ils peuvent aussi positivement créer de la liquidité. L'animosité contre ces HTF n'est-elle pas uniquement entre "parieurs". Que risquent les vrais investisseurs? Est-ce que les performances d'un athlète sont influencées par les paris?

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  • 25 ans de bourse a écrit le 15/07/2011 à 17:25 :

    • La haute fréquence est un parasite destructeur des activités boursières. La bourse est essentielle pour les entreprises, les activités économiques la haute fréquence tue toute action des investisseurs. Ces derniers sont souvent critiqués par jalousie liée à l'incompréhension de l'économie du grand public. Pourtant c'est grâce aux investisseurs que les entreprises peuvent lever des capitaux et se développer or la haute fréquence est tout le contraire elle augmente la volumétrie des transactions mais son objectif est déconnecté et uniquement orienté sur le gain à tous les coups ! La haute fréquence est en train d? éloigner à grand pas les investisseurs . Dans les années 90 le routage d?un ordre sur le marché français était payant 5 francs que l?ordre soit éxécuté ou non. J?invite grandement les politiques européens à revenir à une taxe en imposant des frais de routages d?ordre, cela ne plaira pas à certain lobbies bancaires et autres hedge fund y compris aux petits investisseurs mais cette taxe permettrait de financer une partie des dettes de nos pays européens et limiterait le développement anarchique et dangereux de ces programmes informatiques qui tendent à polluer le fondamental et l?objectif réel de nos places boursières.

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  • Anti-parasites a écrit le 15/07/2011 à 14:48 :

    • De plus en plus d'activités boursières, comme ici le HTF, sont du pur parasitisme. Les suceurs de sang sont ici des suceurs d'argent. Il est nécessaire de mettre en place des taxes, d'un montant inversement proportionnel à la durée par exemple, pour bloquer ces activités. Les "paris" boursiers (achat/vente à découvert, pari sur la baisse d'une action, ...) sont du même acabit. Ces activités répondent bien à l'a-moralité anglosaxonne affairiste : faire de l'argent avec n'importe quoi. Vivement une prise de conscience mondiale. La raison nous invite à rechercher à éliminer ces activités parasites pour la bonne santé de l'économie mondiale et de l'Homme.

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  • xavier-marc a écrit le 15/07/2011 à 00:35 :

    • Le darwinisme fait qu'un jour un seul trader occupera 80% des transactions dans le monde, et ce par le biais de société-écrans, de différentes filiales, différents algorithmes, ses employés croiront se battre les uns contre les autres, et cela les motivera pour rechercher encore plus, mais en fait ils bosseront tous pour la même personne, il faudra à chaque fois développer de nouveaux produits pour attirer toujours plus de gogos, créer ou contrôler de nouveaux marchés dérégulés. A moins que cela ne soit déjà le cas; après tout, presque toutes ces firmes ont un point commun, elles sont dans des paradis fiscaux anglais. Pensez-y.

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  • Wronski a écrit le 14/07/2011 à 19:09 :

    • La vraie bourse est utile au financement d?activités industrielles, de service ou de commerce. Le HFT n?est qu?un jeu parasite aux marchés boursiers, sans finalité financière propre hors le lucre : La bourse est à la compétition sportive ce que le HFT est aux paris sportifs. Pour qu?il y ait achat, il faut vente?pour qu?il y ait gain, il faut perte : qui gagne et qui perd dans le HFT ? Laissez les parieurs faire leurs savants calculs entre eux et sachez rester un vrai investisseur boursier stable : sportif ou parieur, choisissez !

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  • ludo31 a écrit le 14/07/2011 à 15:57 :

    • Voilà , je trouve çà LAMENTABLE vous savez les aides et les fonds atribués à la grèce et compagnie seront entre les mians de ces gens là . dommage que l'économie mondiale va dans ce sens . ce qu'il faut c'est UNE REVOLUTION FINANCIERE MONDIALE . qu'on chasse ces gens là partout ailleurs et le système s'effondre et après on essait de fonder un nouveau plus équitable

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  • Hum a écrit le 14/07/2011 à 14:03 :

    • Et ils attendent quoi pour la taxe Tobin ? Renflouons la Grèce grâce aux spéculateurs et à leurs systèmes automatiques !

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  • Hahem a écrit le 14/07/2011 à 14:02 :

    • Et voilà où on en est quand on dévoie l'utilité d'un instrument. L'instrument, c'est l'actif émis par une entreprise qui lui permet de dégager des fonds pour son activité, ses investissements, et qui va être acheté par des investisseurs qui croient en l'entreprise. Le dévoiement, ce sont ces systèmes qui, paradoxalement,font ressembler de plus en plus la bourse à un casino (si cela était nécessaire...Mais quand on en est à mesurer les quelques mm de différence sur un cablage électrique...). Et après on s'étonnera du repli populiste en Europe ! Comme quoi, avoir de beaux diplômes en finances et en maths ne rend pas intelligent, et surtout, ne soignent jamais la cupidité...

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  • Stormy a écrit le 14/07/2011 à 11:33 :

    • Merci pour cette enquête, un article vraiment pertinent pour la Tribune. Il révèle en creux également pourquoi une taxe tobin (européenne) ne se fera jamais car elle détruirait se puissant abus. Et pourtant c'est indispensable ! Je vois aussi dans les commentaires que le bon sens l'emporte mais hélas je ne voit pas la city de Londres renoncer et accepter une taxation de ses pratiques parasitaires...

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  • Greg le Prolétaire a écrit le 13/07/2011 à 19:55 :

    • Très bon article. Qui montre la folie à l'oeuvre dans la finance. Le problème est bien que les bourses soient des entreprises privées : plus les banques payent cher pour spéculer à la micro seconde, plus elles sont favorisées au détriment des petits porteurs. Comme le disent d'autres intervenants, une petite, toute petite taxe tobin et ce système de trading disparaît. ( Un autre intervenant m'a bien fait rire en sortant que cela participe à la liquidité du marché... comme si le trading haute fréquence ne s'effectuait pas sur les grosses capitalisations qui ont toujours été extrêmement liquides. Et pour augmenter la liquidité du marché, c'est simple : il suffit de revenir sur la création de plateformes de cotations parallèle...)

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  • Photo73 a écrit le 13/07/2011 à 18:47 :

    • Le jour où la taxe Tobin est mise en place, 100 000 transactions achat/vente par seconde, même sur quelques centimes de gain, ça va faire des sommes gigantesques. Si je demande à ma banque de m'acheter une valeur, la revendre, ceci toutes les demi-heures, je ne suis pas sûr qu'ils vont apprécier (ne décrocheront plus le téléphone). Mais si leurs traders. De la folie.

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  • baster a écrit le 13/07/2011 à 17:57 :

    • Incroyable que des bourses puissent affirmer traiter égalitairement leurs membres alors que l'immense majorité des intervenants n'a pas accès à ces technologies. Elles traitent égalitairement un oligopole voir un carte. La passivité des autorités est une honte.

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  • bientôt la fin a écrit le 13/07/2011 à 15:41 :

    • le HFT et tout ce qui va avec, c'est vraiment de la merde... un rammassis d'incompétents (sauf pour faire du fric facilement et rapidement pour une toute petite minorité qui se croit supérieure, sans financer l'économie réelle)et de bons à rien voilà un bon résumé de la situation actuelle

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  • The_Great_Crash a écrit le 13/07/2011 à 14:43 :

    • Comme le dit si bien l'article, le HFT apporte une plus grande liquidite sur le marche. Par ailleurs il s'agit principalement d'operations d'arbitrage, qui visent donc a plus de coherence des prix entre les differents marches et pas comme on peut le lire partout de "speculation parasitaire".

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  • Ben a écrit le 13/07/2011 à 14:11 :

    • 1. Voilà, ça c'est du journalisme. 2.@ Moutarde : ces gens ne font pas de l'argent sans bourse délier. Les investissements nécessaires en informatique et les coûts de fonctionnement en énergie sont massifs. Ils dépensent donc, mais gagnent plus qu'ils ne dépensent. 3. Le problème est que, fût un temps, on apprenait que la Bourse servait au financement des entreprises. Ici, la Bourse ne sert à rien. Le HFT n'apporte strictement rien à l'économie réelle : c'est une forme parfaite de parasitisme.

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  • Samivel51 a écrit le 13/07/2011 à 14:07 :

    • Le HFT sera rendu caduc par une taxe "Tobin", meme tres faible.

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  • pm a écrit le 13/07/2011 à 14:01 :

    • Assez d'accord avec la plupart des commentaires. Le petit porteur a tout à perdre à intégrer de tels systèmes. Il semblerait logique de revenir aux "fondamentaux". A savoir création de Bourses dont tout organisme financier "per se" soit exclu. Exemple: les variation de la Bourse de Paris ne reposent quasiment que sur l'évaluation des services financiers/assurances/... Avec des formes de limitations: ex: taxation au prorata de la durée de détention "à découvert". Faute de ce genre d'évolution, se créeront des "espaces" de jeu pour initiés; jusqu'au jour où l'investissement marginal sera dissuasif.

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  • moutarde a écrit le 13/07/2011 à 13:20 :

    • L'exemple le plus frappant du gain spéculatif ,nocif qui devrait etre interdit .En une journée ces messieurs peuvent jouer sur des valeurs ou une seule et se faire de l'argent sans bourse déliée .

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  • le banquier malin a écrit le 13/07/2011 à 13:10 :

    • N'avez-vous pas l'impression que les placements boursiers se font en partie sur un tapis de casino et que les banquiers, qui disposent de moyens et d'informations informatiques puissants, sont en mesure de venir régulièrement ramasser les mises au détriment des investisseurs joueurs ?

      • betrader a répondu le 13/07/2011 à 15:05 :

        • tout à fait d'accord bien vu!

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  • domino a écrit le 13/07/2011 à 12:18 :

    • cela va si vite que personne ne peut controler. Evidemment, nous pourrions faire confiance aux établissements financiers mais est ce raisonnable? il faut déconseiller l'investissement dans toutes les actions et assimilés...

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  • avi a écrit le 13/07/2011 à 10:34 :

    • et quand le système déraille que se passe -t-il ? on connaît la fiabilité parfois douteuse des applicatifs informatiques ....

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  • Matthieu a écrit le 13/07/2011 à 10:33 :

    • Bonjour, Actuellement en dernière année de master finance en stage dans une banque d'investissement, j'ai pris pour sujet de mon mémoire l'innovation financiére et particuliérement le HFT. J'aimerais avoir quelques contacts, du milieu ou journalistes, afin de pouvoir échanger sur ce théme pour ajouter de la valeur ajoutée à mon mémoire. Si vous souhaitez que nous entrions en contact répondez à ce commentaire et je vous donnerai mon email.

      • moutarde a répondu le 13/07/2011 à 13:45 :

        • matthieu :l'innovation doit -elle etre bénéfique à une tres faible minorité au détriment du grand nombre ? Enrichir quelques uns sans rien apporter à la société est -ce de la finance ? A-t-on le droit , de couler les Nations par la finance ? Peux tu répondre à cela ? PS,je ne suis ni Vert ,ni UMP ,ni PS mais simple citoyen ....mes enfants sont partis vivre à l'étranger car pas de job pour eux ici ,faute d'industries : ils sont tres qualifiés...

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  • question a écrit le 13/07/2011 à 09:57 :

    • Et qu'est ce que cette activité apporte à nos économies : rien

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  • iCitoyen a écrit le 13/07/2011 à 09:45 :

    • STOOOP!!! Stop à la folie! Quant on a perdu tout sens commun des basique de l'économie, la situation est grâve. L'économie capitaliste ne peut fonctionner que basé sur la création de valeur. Or ce HFT ne crée rien puisqu'il ne s'agit que d'échanger du papier "vituel". Il n'a pas de valeur introduite dans le système économique réel. On peut même déduire de cet article qu'entre 50 et 60% des échanges bourisers américains pourraient être taxés à très haut niveau avec abaissement régulier du taux en fonction de la durée de détention. Les états doivent faire revenir les systèmes boursiers à ce qu'ils doivent être: PRINCIPALEMENT une place d'échange d'argent d'un investisseur avec un porteur de projet entrepreunarial ou d'entreprise moyennant le versement d'un dividende. Le reste devant être mis au second voir troisième plan mais en tout cas ralenti!

      • Eddy a répondu le 14/07/2011 à 10:50 :

        • Ah ! que c'est bon de lire ce commentaire. Il reste encore des personnes sensées sur terre. Nos politiques devraient redevenir des hommes courageux et décréter des lois plus humanistes. Mais ne les blâmons pas, ils ne sont que le reflet du vote des électeurs ... !

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  • l'olive a écrit le 13/07/2011 à 09:25 :

    • article très intéressant ça a été un régal de le lire! on veut plus d'enquête dans ce style!

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