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200 000 fois «entendez-nous!»

Une marée humaine. Parents, professeurs et étudiants participent à l'une des plus importantes manifestations qu'a connues Montréal

Lisa-Marie Gervais   23 mars 2012  Éducation
La manifestation monstre d’hier passera à l’histoire, entre autres pour s’être déroulée de façon exemplaire, de l’aveu même des policiers.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La manifestation monstre d’hier passera à l’histoire, entre autres pour s’être déroulée de façon exemplaire, de l’aveu même des policiers.
Des appuis de profs, de parents et d'élèves du secondaire, et une journée de chaleur presque miraculeuse dans un printemps d'exception. Les étudiants ne pouvaient espérer mieux pour leur grande manifestation nationale, l'une des plus importantes qu'a connues Montréal, qui s'est déroulée hier après-midi de façon exemplaire. Dans cet immense appel à se faire entendre, ils ont été 200 000 à crier non à la hausse des droits de scolarité. «Cette fermeté du gouvernement explique que le débat se tient dans la rue», a lancé une représentante de Profs contre la hausse, à une foule survoltée lors des discours d'avant-marche.

Mais alors que le mouvement a atteint les 300 000 étudiants en grève, perturbé la circulation, bloqué le port, réalisé une multitude d'actions artistiques et, surtout, une manifestation monstre qui passera à l'histoire, que peut-il y avoir de plus porteur encore? Le mouvement semble pourtant refuser de s'essouffler.

«Ce-n'est-qu'un-dé-but, conti-nuons-le-com-bat!» Scandé par les étudiants gonflés à bloc, le slogan a résonné longuement sur les murs de pierre et le béton du Vieux-Port, au terme de la protestation. «La grève commence aujourd'hui», pouvait-on lire sur une gigantesque banderole.

L'absence de révision du budget Bachand semble avoir ravivé la colère de plusieurs. «Je pense que c'est un début, surtout après la sortie du budget qui a totalement ignoré les étudiants. C'est pire qu'une insulte», a dit Marie-Frédérique Gagnon, étudiante au certificat en philosophie de l'Université Laval. «Mais c'est sûr qu'on sent que ça se polarise.»

«On ne connaît pas l'avenir, mais ça n'a pas l'air parti pour diminuer», a renchéri son camarade, Isabeau Legendre. Il rappelle que plusieurs associations ont déjà reconduit leur vote de grève

jusqu'au 3 avril. Plusieurs associations notamment de l'UQAM ont également adopté une résolution qui fera en sorte que le prochain vote de reconduction de la grève ne se tiendra que si la ministre de l'Éducation dépose une offre satisfaisante.

«Certains sont restés à la maison depuis le début et trouvent le temps long. C'est sûr qu'on aimerait retourner en cours», a reconnu Perrine Leblan, étudiante en création littéraire et en cinéma. «Mais on va probablement proposer de reconduire la grève jusqu'à ce que le gouvernement accepte de nous écouter.»

Contre la hausse, ils l'étaient tous, oui. Mais le message porté était plus vaste, une sorte de ras-le-bol généralisé. «On est ici par solidarité contre le gouvernement libéral et contre le gouvernement Harper. Ça fait des mois, des années qu'on attend cette manifestation!» s'est écrié Michel Lopez, en disant exprimer une exaspération au-delà des revendications étudiantes.

Selon le porte-parole de Québec solidaire Amir Khadir, le gouvernement Charest ne pourra plus tenir longtemps. «Je les ai sentis préoccupés. Ils ne vont pas l'afficher... mais ils sont dans le pétrin. Politiquement, je ne vois pas comment ils peuvent regarder les caméras et dire que tout va bien. C'est 200 000 personnes dans la rue, du soutien venu de toutes parts», a-t-il souligné.

Une manifestation exemplaire


Vers midi, des élèves des écoles secondaires ont commencé à affluer au square Philips. Une à une, les délégations étaient accueillies en triomphe par des applaudissements et des cris de liesse. Certains ont même bravé leur direction d'école et ont risqué la retenue pour être de la protestation. «On s'est fait stopper. C'était interdit de venir», a confirmé Arnaud Valade, élève de l'école Jean-XXIII. «On ira en retenue avec les autres, par solidarité», a-t-il assuré. Marie-Hélène Vallière était «excitée» d'être de la partie. «Dans ma famille, on est cinq enfants et on est quatre qui vont aller à l'Université. Ça revient vraiment cher pour mes parents», a souligné la jeune fille de 16 ans qui fréquente l'école Pierre-Laporte.

Peu après, vers 13h, forte des passagers de 90 autobus en provenance des régions et de milliers d'universitaires, de cégépiens et des autres manifestants venus en appui, la place du Canada était noire — plutôt rouge — de monde. La foule a mis du temps avant de se mettre en branle. Alors que les manifestants à la tête de la marche déambulaient dans la rue Berri, certains attendaient encore à la place du Canada.

De quoi impressionner le député du NPD de Rosemont-Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, croisé en début de parcours. «C'est dans les grandes manifs que j'ai vues, a-t-il souligné en évoquant celle de 2003 contre la guerre en Irak. C'est le peuple de gauche qui se lève.»

Pétrie d'enthousiasme, cette vague humaine a déferlé pendant plus de quatre heures et s'est échouée dans le Vieux-Montréal. Les manifestants se sont dispersés dans le calme, sans qu'il y ait le moindre soubresaut de violence. On craignait que la manifestation se scinde en deux, mais à part des groupuscules qui ont tenté momentanément de s'écarter du trajet principal, il n'en fut rien. Le seul mouvement de perturbation d'hier a été le blocage du port de Montréal, en matinée.

Toutefois, sous les apparences, on a senti que les trois grands regroupements étudiants, soit la Fédération étudiante collégiale (FECQ), la Fédération étudiante universitaire (FEUQ) et la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), ne filaient pas le parfait bonheur. «Bloquons la récupération. La FECQ et la FEUQ ne nous représentent pas», pouvait-on lire sur une immense banderole aperçue au détour d'une rue. En coulisse, de vives discussions ont éclaté entre les membres des deux fédérations et ceux de la CLASSE, qui voulaient être les seuls à avoir le mot de la fin. Combien de temps tiendra l'unité?

Pour l'instant, les étudiants rappellent que l'heure est à l'action. On promet des perturbations économiques et dans les circonscriptions libérales. «Étudiants, syndicats et partis de l'opposition vont travailler en étroite collaboration au cours des prochaines semaines pour mettre la pression qu'il faudra sur le gouvernement Charest afin de trouver une issue à cette grève», a promis Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ. Et aussi longtemps possible, faire durer le printemps.

***

Avec la collaboration de Mélissa Guillemette et Louis Chaput-Richard

***

Quelques grandes dates

1969: McGill français: 10 000 personnes
1988: Loi 101: 25 000 personnes
1989: Loi 101: 60 000 personnes
1990: Fête nationale: 200 000 personnes
2001: Sommet des Amériques: 50 000 à 65 000 manifestants
2003: 200 000 personnes manifestent contre la guerre en Irak
2005: Grève étudiante: 80 000 personnes
2012: Grève étudiante: 200 000 personnes

— Source: Dave Noël - Le Devoir
 
 
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  • NicoFab - Inscrit
    23 mars 2012 05 h 00
    Soutien International
    Mouvement «J'étudie LÀ» : http://jetudiela.wordpress.com/

    Pour voir plus loin que l'Amérique du Nord.
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  • Chantal_Mino - Abonné
    23 mars 2012 05 h 47
    200 000 fois BRAVO à nos étudiantes et nos étudiants québécois!
    Comme je suis fière de vous tous! Avec une belle jeunesse comme vous, avec vos belles valeurs, l’espoir d’une société meilleure et équitable remonte à la surface et je redeviens enfin fière d'être québécoise, en plus d'être rassurée pour l'avenir de nos enfants! Merci beaucoup!

    Soyez prêt pour le dimanche 22 avril 2012 à 14h, le jour de la terre! Unissons-nous tous, Québécoises et Québécois de toutes origines, et montrons au gouvernement du Québec et au monde entier les vraies valeurs des Québécoises et des québécois! ... Fièrement, on va se faire un printemps québécois.
    http://action.davidsuzuki.org/fr/22avril?utm_sourc
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  • Pierre Cossette - Inscrit
    23 mars 2012 06 h 00
    Et de trois ...
    attendez de voir la manifestation du 22 avril, retenez ces dates 2003 manifestation pacifiste contre l'intervention internationale en Iraq, guerre prédite inutile qui a tourné au fiasco, 2012 manifestation de solidarité des génerations pour une école à valeur humaine et manifestation écologiste au 22avril.org qui se promet d'être mémorable. Politiciens RÉVEILLEZ-VOUS si vos oreilles n'entendent pas la clameur joyeuse du peuple décidé vous serez balayés par l'histoire. René Levesque l'avait bien dit : ¨Nous sommes quelque chose comme un grand peuple.¨ Et nos actions sont vues partout dans le monde ces images magnifiques de vous nos générations articulées main dans la main sont puissantes d'espoir. Le peuple est en marche les choses vont changer, nous voulons un monde différent nous l'aurons.
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  • Regine Pierre - Abonnée
    23 mars 2012 06 h 01
    Fierté et admiration
    Aprés 40 ans en éducation à suivre l'évolution des jeunes générations, je dois avouer qu'hier, j'étais particulièrement fière et admirative devant une telle mobilisation. Je pensais aux regards de la planète tournés vers nous et particulièrement aux peuples qui se sont battus au printemps dernier pour accéder à la démocratie. Je m'étais mise à penser qu'ils aspiraient à une illusion. Mais hier, les jeunes québécois leur ont donné et nous ont donné une véritable leçon de démocratie.

    Quant aux leaders de ces manifestations, c'est une leçon de leadership quils ont donnée à tous nos politiciens qui ne cessent de répéter la même cassette.

    Changez de cassette monsieur Charest. Vous avez tout faux. Écoutez les arguments des étudiants. Ils sont réfléchis et ils reflètent la réalité. J'en suis témoin. Les étudiants doivent déjà travailler trop pour pousuivre leurs études et c'est ça qui compromet la qualité de leurs diplômes. Que servira de donner plus de budgets aux universités si moins d'étudiants peuvent s'inscrire et si ceux qui le font, ne peuvent consacrer toute l'énergie nécessaire pour étudier.

    Quant à ceux qui ne les appuient pas, ils devraient penser que les étudiants d'aujourdhui sont ceux qui feront la société de demain. Demain, nous dépendrons d'eux.

    Un appui tout particulier à mes étudiants qui seront les professeurs de nos enfants et de nos petits-enfants demain: je suis fière de vous.
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  • Gilles Delisle - Abonné
    23 mars 2012 06 h 35
    Je suis ému et rassuré!
    On les croyait incapables de solidarité, pensant seulement à leur carrière future, et voilà que ces milliers de jeunes sont capables de grande solidarité, et ce sans aucun incident hier! Bravo les jeunes! Vous avez déjà gagné! Charest est dans les câbles! Bien sûr, il va faire des grosses menaces de prolonger la session, ou de couper la session! Mais, ces milliers de jeunes viennent de nous montrer qu'ils sont capables d'action citoyenne responsable et de solidarité, et cela, c'est drôlement rassurant.
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  • Pierre Sabourin - Abonné
    23 mars 2012 06 h 45
    Téléphone rouge.
    Je suis très fiert ce matin. Un peu moin pour la vaste majorité des médias Canadien....a mon grand regret ce matin, dans mon fichier web contenant une liste exaustive des grands media Canadien, même pas une ligne dans le National poste, meme chose au Globe and mail, le Toronto Star plus presser de commenter comment un bar a Montreal c'est fait dire de banir le hip-hop si elle veut une licence d'alcool pour ensuite nous dire que les policier n'étais pas rejoignable pour des commentaires. Ohm, !!!!! Je me demande pourquoi.......

    On a besoin de support, national et international et au moin un attention journalistique. La plus par de mes collegues anglophones n'avait même pas la moindre idée de ce qui ces passé hier. A date, seule le site du Ottawa Citizen en parlais dans les journaux du bord de la capitale nationale et de l'ontario.

    Nonobstant, c'est un problème provincial, on ne la pas commencer mais on vas le finir ce problème.

    NB Pour ceux qui pronnaient l'argument que le Québec à les plus faibles frais de scolarité au Canada, sachez que nous sommes aussi les plus imposé (16%) et jusqu'au double de certaine province.

    Augmenter les frais de scolarité, c'est comme nous dire de payer pour notre éducation gratuite. C'est un grand non sense.

    Et l'autre argument que ca nivellerais par le bas les mieux nantis, sachez que l'abolition des frais ne signifie pas baisse de qualité et de plus je crois que ca ne derangera pas les plus riches de ne pas avoir a payer. Je crois plutot que c'est un win win pour tout le monde et que la situation economique serais au contraire enrichie.

    Pierre Sabourin
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  • Christian Montmarquette - Inscrit
    23 mars 2012 06 h 54
    99% contre 1% : Je dis un «GRAND MERCI» aux étudiants !


    «99% contre 1% : Je dis un «GRAND MERCI» aux étudiants !»

    C'est toute notre bâtarde de société capitaliste, néolibérale, compétitive, injuste et imbuvable que la grève étudiante en question depuis un mois.

    Et c'est tout à son honneur !

    Je dis donc un «TRÈS GRAND MERCI» aux étudiants, à tous les manifestants et à tous ceux et celles qui les appuient de mener ce combat fondamental pour une la «Justice sociale» au Québec, puisque dieu sait combien nous en avons besoin !

    J'espère que non seulement les étudiants gagneront leur combat et «notre combat» à tous et toutes, mais que cela remettra en question l'ensemble du système infecte que l'élite capitaliste néolibérale et les oligarques nous enfoncent tous les jours de force dans la gorge.

    J'appuie donc fermement la grève étudiante,en la bonifiant même de la position de Québec Solidaire qui revendique la gratuité scolaire de la maternelle à l'université!

    Solidairement !

    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire
    Montréal

    Référence :

    «L'éducation gratuite de la maternelle à l'université: le projet d’un Québec solidaire» :

    http://www.quebecsolidaire.net/actualite_nationale

    .
  • Valérie Lagrange - Inscrite
    23 mars 2012 11 h 52
    Je suis tout à fait d'accord avec vous.

    Serait-il irréaliste de rêver à une grève générale et pacifique d'une journée au Québec afin de dénoncer les abus du gouvernement Charest?

    Je suis étudiante à l'université, je suis maman, je fais partie de la classe moyenne. Je paie mes impôts, je fais ma part mais je suis vraiment tannée que l'on me prenne pour une "banque"! Il est grand temps que le peuple se réveille et je pense que ce moment est arrivé. Alors, j'enjoins la population entière à appuyer la cause des étudiants, car cette cause va au-delà des frais de scolarité: elle nous rejoint tous. C'est une occasion de dénoncer l'écrasement de la classe moyenne (hausse de tous les frais possibles: santé, taxes...) par le gouvernement Charest.

    Obligeons le gouvernement à nous écouter!

    Valérie Lagrange
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  • François Dugal - Abonné
    23 mars 2012 08 h 10
    Ou est le lobbyiste?
    Politiquement parlant, que vaut un groupe de pression s'il n'a pas de lobbyiste?
    200 000 énergumènes, «qu'ossa donne»?
  • Pierre Brulotte - Inscrit
    23 mars 2012 09 h 05
    Il n'y a pas de lobbyiste parce que le gouvernement ne veut rien entendre. Donc, 200 000 «énergumènes» (je fais partie de ces énergumènes merci beaucoup) permet de faire de la pression sur les ministres. Cela permet aussi de souligner le support (ou non) de la population. Si nous sommes nombreux et si la population nous supporte en grand nombre, le gouvernement n'aura pas le choix de négocier.
  • meme40 - Inscrit
    23 mars 2012 14 h 16
    Les lobbyistes c'est pour la vente à rabais, et la collation de diplôme( es-pilleurs ) de notre bien collectif.
  • Chantal_Mino - Abonné
    23 mars 2012 16 h 52
    M. François Dugal,

    Un peu de considération pour vos concitoyens québécois serait un minimum fort apprécié.

    Votre commentaire est déplacé, irrespectueux et simplement dénigrant envers les étudiants qui sont contre la hausse des frais de scolarité.

    Dénigrer ceux qui pensent différemment, est-ce vraiment l'apanage de gens qui ont de réels arguments et sont pour le bien commun? Chacun saura répondre à cette question. Une chose est cependant quasiment sûre, cette méthode n'est que le reflet des valeurs de ceux qui l'utilisent et ce que leur réservent leurs relations.

    À titre d'information, voici deux définitions qui sauront peut-être vous éclairer pour un meilleur usage de vos mots dans vos commentaires ... du moins, Le Devoir au minimum.

    Considération :
    1. Action d'examiner de manière approfondie.
    2. Estime porté à quelqu'un, respect.

    Énergumène:
    1. Personne possédée du démon.
    2. Personne qui s'emporte avec violence, au comportement excessif ou inquiétant.

    À voir la définition d'énergumène, on serait légitimé de se demander qui entre les étudiants qui ont manifesté hier et vous est l'énergumène, n'est-ce pas ?
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  •  
  • Claude Kamps - Inscrit
    23 mars 2012 08 h 11
    Il est du devoir de manifester
    quand le gouvernement se prend pour une dictature et en plus savait depuis deux ans que cet affrontement était prévisible.
    Il y a bien d'autre moyende récuperer cette somme en coupant dans la bureucratie inutile et qui à plusieurs couches de gens qui ne sont pas imputable et dont on ne connait pas la productivité, mais seulement ou ils sont assis....

    Quand la masse des gens du peuple, pas ceux des comtés bien riches qui votent pour le PLQ les yeux fermés, veront qu'elle paye pour l'assurance santé 200.00 par adulte pour un service de plus en plus bureaucratique et pourrit, j'ose esperer la même chose des adultes...
    Mais là il faut sortir de son petit confort...
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  •  
  • michel lebel - Inscrit
    23 mars 2012 08 h 14
    gauche/droite!
    À lire et écouter plusieurs, être pour la "grève"(ou contre la hausse) vous situerait à gauche et le contraire, à droite. Toujours cette volonté de classer les gens dans des cases ou des camps. Les bons, les méchants; les boss capitalistes, les travailleurs ou pauvres étudiants exploités! Comme si la réalité n'était pas plus complexe! Il est bien vrai qu'insérer le monde dans des cases, ça évite de beaucoup réfléchir. Et la réflexion, c'est fatiguant!
    La hausse des droits proposés me paraît raisonnable et socialement juste. Et je me pense toujours de gauche! Mais pas de la gauche moutonnière!
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    23 mars 2012 09 h 31
    .

    «80 % de la richesse mondiale est détenue par 15 % de la population. » - Ignatio Ramonet / Le monde diplomatique


    ...et ça ?

    - Est-ce que ça vous donne à réfléchir ?

    Christian Montmarquette
    QS-Montréal

    .

    .
  • michel lebel - Inscrit
    23 mars 2012 11 h 10
    Je sais fort bien qu'il y a de mombreuses injustices sociales dans ce monde! Mais de grâce ne confondons pas tout! Et ceci d'autant plus que je ne considère pas que la hausse des droits annoncés( plus régime des prêts et bourses) est une injustice sociale.
  • anhelou - Abonnée
    23 mars 2012 12 h 28
    Alors ce n'est pas une injustice sociale que de faire payer ceux qui n'ont pas d'argent?

    Je vous renvoie à cette excellente lettre parue dans Le Devoir dernièrement: http://www.ledevoir.com/societe/education/345038/l
  • Chantal_Mino - Abonné
    23 mars 2012 17 h 03
    Vous dites : «Il est bien vrai qu'insérer le monde dans des cases, ça évite de beaucoup réfléchir. Et la réflexion, c'est fatiguant! »

    Il serait intéressant que vous nous montriez l'exemple, car il est vrai que toute analyse mérite la considération de nuances. Pour l'heure, vos différents commentaires ne sont pas le reflet de ce que vous prêchez M. Lebel.
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  • dany tanguay - Inscrit
    23 mars 2012 08 h 43
    200,000 bravos.......
    200,000 bravos à ces jeunes. j'étais à la manifestation en tant que grand-parent et ces jeunes m'ont grandement impressionnés. Ils sont extraordinaires, çà me permet de croire en une justice sociale dans les prochaines décennies et en une vraie démocratie qui n'existe plus depuis 2003, depuis que le parti libéral est au pouvoir, un parti qui ne représente pas la population, un parti qui ne représente que l'élite. Jean Charest regarde ces jeunes de haut en disant:«le roi ne négocie pas avec ses sujets». Encore une fois 200,000 bravos et remerciements à ces jeunes.....
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  • lpalardy - Inscrit
    23 mars 2012 08 h 50
    Honte et Insignifiance - par Principe!!!
    J'ai honte de voir comment les choses s'enveniment.
    D'un c^té on a les étudiants rêveurs qui pensent à la génération future et qui ne vent jamais rien payer plus cher.
    Est-ce qu'ils se mobilisent contre la hausse du prix de la bière ou de l'essence ou du prix du transport en commun?

    Alors revenons à l'étudiant. On ne veut pas augmenter les frais de scolarité parce que c'est pas correct? Le prix de l'essence à grimper de 0.80$ à 1.35$ le litre depuis 5 ans et on ne doit pas augmenter les prix des études?

    Arrêter de rëver, c'es ou vous payer plus cher pour votre université ou vos parents vont payer plus cher de taxes. C'est aussi simple que cela! Alors revenez sur la terre et dans le monde réel.

    Les Aveos de ce monde sont très présent. Il prennent toutes les excuses possible pour envoyer les emplois HORS Québec, avec vos manifestations, débiles comme vous avez fait, non seulement vous tuer la poule aux oeufs d'or, ceux qui paye les taxes et qui ont des commerces des entreprise, que vous affectez grandement, mais en plus, les investisseurs nous regardent et disent, c'est le BORDEL au Québec on va aller Ailleurs ou c'est plus tranquille.

    La grève n'est certe pas une solution.
    Et le gouvernement actuel, incapable de gérer les finances publiques, voir les dépenses, fouilleras un peu plus dans nos poches quoi qu'il arrive.

    Pensez-y, Pensez à ce que vous semez pour l'avenir, La gratuité scolaire, et l'anarchie. Quand vos enfents vous dironts je fais la gêve papa parce que tu ne me payes pas pour sortir les vidanges, Demandez-vous d'ou vient cette idée de toujours contester et d'en faire le moins possible to en si^honant le plus possible.

    A Suivre, le gouvernement ne pliera pas!
  • Monsieur Brodeur - Inscrit
    23 mars 2012 11 h 13
    Le gouvernement ne pliera pas, il cassera.

    Mais j'ai ma théorie qui rejoint vos craintes: Le PLQ sait depuis longtemps que doubler les frais scolaire créerait ces manifestations monstres. Que la population serait mobilisé.

    Je crois que tout ça est prévu. Il pliera, c'était prévu aussi. Et il nous dira, vous voyez bien qu'on a besoin de Mon plan Nord pour compenser les demandes de la gauche.. c'est un backlash prévisible qui nous attends.

    Il faudra se mobiliser pour le 22 avril et lui prouver qu'il a doublement tort, et que sa stratégie ne passe plus.

    Alors continuer de larbiniser comme vous voulez, nous sommes prêt avec des arguments beaucoup plus fort que les vôtres, et proposont des solutions bien meilleurs. Il s'agit que vous nous écoutiez, au lieu de prendre pour du cash tout ce que le gouvernement libéral et ses sbires vous dit de croire.

    Stéphane Brodeur, montréal.
  • b_deshar - Abonné
    23 mars 2012 11 h 30
    Si nous ne nous mobilisons pas contre la hausse du prix du transport en commun ou de l'essence, c'est qu'elle suit grosso modo l'inflation. Je vous rappelerai que cette hausse est de 75% en 5 ans, largement plus que l'inflation. Aussi, nous avons déjà essuyé une hausse de 100$ par an sur cinq ans depuis 2007. Hausse que nous avons payé sans trop rechigner, d'ailleurs. Nous avons fait notre juste part. Entre 2007 et 2017, le prix du diplôme aura augmenté de 127%. Un moment donné, ça suffit.
    Malgré ce que vous prétendez, je suis très consciente du fait que l'argent ne vient pas de nulle part, et que lorsque je serai sur le marché du travail, je devrai payer de l'impôt (et probablement beaucoup d'impôt). Vous savez quoi? Si c'est pour faire une société où l'éducation est accessible à tous sans distinction, je donnerai mon argent au gouvernement sans rechigner. Pourquoi demander aux étudiants de payer leur diplôme lorsqu'ils n'ont pas d'argent, alors qu'ils pourraient le payer à travers l'impôt progressif lorsqu'ils seront sur le marché du travail et auront de l'argent?
    La gratuité scolaire existe au Danemark, dans une grande mesure en Allemagne, sans parler de la Suède et de la Norvège. Si l'anarchie et le marasme économique règnent dans ces pays, je n'en ai pas entendu parler. L'éducation gratuite, c'est possible: mais il faut gérer le reste en conséquence pour ne pas augmenter la dette de manière démesurée.
  • David Savoie - Inscrit
    23 mars 2012 11 h 36
    Je ne comprends pas tellement votre commentaire. Les étudiants ne se mobilisent pas pour le prix de l'essence ou de la bière simplement parce que, contrairement à l'éducation, il ne s'agit pas d'un droit qui devrait être accessible à tous. Le prix de l'essence n'a rien à voir avec les frais de scolarité...

    Les étudiants sont eux aussi des contribuables, cessons d'essayer de faire une distinction qui n'existe pas. Non seulement la plupart des étudiants sont aussi des travailleurs, mais ils le seront à temps plein aussi à leur tour après leurs études. Et plus une personne est formée dans son domaine, quel qu'il soit et à tout niveau, elle gagnera davantage sur le marché du travail. Par conséquent, elle paiera plus d'impôts, ce qui remboursera les frais encourus par l'État.

    Et si on se tait pour que les investisseurs viennent faire la pluie et et beau temps, c'est encore nous qui nous ferons avoir. On donne présentement nos ressources naturelles à ces investisseurs, donc il y a raison de s'insurger.

    Ce que nous léguerons à nos enfants, c'est la gratuité scolaire et la démocratie. Quand le peuple descend dans les rues pour protester contre un gouvernement qui n'écoute personne, c'est ça, la démocratie, où le peuple choisit.
  • Louis Bourque - Inscrit
    23 mars 2012 13 h 55
    L'éducation gratuite ou universellement abordable est ''l'investissement de meilleur rendement'' d'une société. Mais elle est beaucoup plus que cela.

    Celle-ci fait notre meilleure assurance d'une résistance à l'abus de pouvoir (offrant l'avancement individuel hors de la participation à une oligarchie ou sa police). La répartition qu'elle fait des moyens de production offre des conditions stables et fécondes aux investisseurs d'ailleurs et surtout, les moyens de nous développer de façon maîtrisée et relativement équitable. Cette distribution des chances à l'épanouissement humain est, du reste, une aspiration légitime dont je me réjouis de voir usée.

    La démobilisation ou l'ordre par l' ''envenimement'' que vous décriez est un mode opératoire capitaliste (victorien) allant de pair à la délocalisation, la colonisation des services climatiques, des valeurs cultivées par les femmes et les collectivités. La concentration de la richesse et l'entreprise militaire en sont les conséquences (et conditions), que vous semblez défendre aux dépends de la classe moyenne; laquelle fut instaurée par des prélèvements sur les grandes fortunes (atteignant 90% du reveun aux USA), mais qui assura sa reproduction à travers l'éducation universellement abordable, permettant d'ailleurs une fiscalité plus libérale ensuite.

    Monsieur Palardy, j'aimerais donc vous recommander un discours de Pierre Fortin que Jean-François Lisée qualifie du ''meilleur économiste au Québec'' par l'interview : ''La classe moyenne américaine en lambaux'' : http://www.cerium.ca/La-classe-moyenne-americaine-

    La solidarité, la joie consciente et l'irrésistible affirmation de dignité par le mouvement étudiant me fondent pour l'avenir. Au lieu de brader les ressources, d'implorer les investisseurs de ne pas migrer où les droits sont baffoués, le mouvement étudiant (dignitaire) me semble un axe de gouvernance plus fécond pour une économie stable et ouverte. Le go
  • Chantal_Mino - Abonné
    23 mars 2012 17 h 13
    Je réitère les commentaires de M. Brodeur, B. Deshar, M. Savoie et M. Bourque que je remercie d'avoir pris le temps d'écrire.

    Un grand merci tout spécial à Monsieur Brodeur dont j'apprécie les commentaires qui sont souvent une catharsis pour moi.
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  • Francis Chaput - Inscrit
    23 mars 2012 09 h 01
    Continuez!!!
    Il est temps que le gouvernement entendent ce que la population a à dire. On les écoute durant leurs campagnes électorales faire de grand discours sur le bien-être de québécois. Et bien, c'est à eux maintenant d'ouvrir leurs oreilles et d'agir en faveurs des citoyens. Étudiants, ne lâchez pas et nous sommes derrières vous.
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  • Pierre Schneider - Abonné
    23 mars 2012 09 h 06
    Sous les pavés, la plage...
    Quel vent de fraîcheur en ce printemps québécois alors qu'on entend des jeunes qui n'ont pas encore adoptéla langue de bois des leaders et des élites traditinnnels.
    Oui, tout redevient possible quand étudiants, ouvriers dépossédés et autres citoyens écoeurés se lèvent pour reprendre en main notre destinée commune.
    Vive la grève générale illimitée. Vive La République !
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  • Hyperbolique - Inscrit
    23 mars 2012 09 h 19
    Désinformation à RDI
    Hier, les nouvelles de la chaîne RDI parlait de la manifestation de manière plus négative que positive, réduisant la manif à un chiffre de "quelques dizaines de milliers" de manifestants, alors que le chiffre de 200 000 avait été avancé par plusieurs journalistes. On parlait davantage des "coûts" du gel des frais de scolarité omettant de parler des revenus provenant du régime de prêts et bourses. J'appelle cela de la "DÉSINFORMATION". Honte à Radio Canada!
  • anhelou - Abonnée
    23 mars 2012 12 h 31
    Avez-vous vu la une de La Presse aujourd'hui? "100 000 NON!" Dans Le Devoir et ailleurs, on parle de 200 000... Il y a quand même une marge de 100 000 entre les deux...
  • Pierre-Alain Gouanvic Pierre-Alain Gouanvic - Abonné
    23 mars 2012 12 h 55
    Mais Anne-Marie Dussault n'y est pas allée de main morte contre Charest inc. et ses sbires verdâtres, sur RDI, c'est toujours ça...
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  • Nicole Lamarre - Inscrit
    23 mars 2012 09 h 28
    Bravo les jeunes
    J'étais très fière de tous ces jeunes hier. Nos politiciens vont peut-être réfléchir un tout petit peu avant de nous répéter toujours la même chose.
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  • André Michaud - Inscrit
    23 mars 2012 09 h 34
    Bravo
    Je félicite les manifestants qui ont su manifester pacifiquement et cette fois sans provoquer les policiers... même si le gouvernement ne changera pas sa décision..
  • Pierre-Alain Gouanvic Pierre-Alain Gouanvic - Abonné
    23 mars 2012 12 h 57
    Gabriel Boisclair a bien montré, dans les pages de ce journal, que c'est surtout la provocation des policiers qui envenime les manifs... même quand c'est pour protester contre la brutalité policière!
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  • Yves Beaulieu - Inscrit
    23 mars 2012 09 h 50
    Investir
    Personnellement, je trouve inquiétant que notre gouvernement travaille tant à laisser passer des multinationales qui vont encore arracher le plancher de notre Grand Nord pour des profits qui, nous le savons, ne nous rapporteront pas autant qu'à certaines personnes intéressées, et cochonner l'environnement encore tellement... Mais investir dans le futur, investir en éducation m'apparaît tellement plus profitable. Comment les babyboomers peuvent-ils Réduire une aussi belle démonstration de valeurs rassemblant autant de gens. On a la démocratie qu'on peut se payer semble-t-il...Moi, je voterais pour un parti qui met en valeur l'éducation comme un investissement des plus importants. Une autre chose importante que je veux signaler c'est l'absence crasse des médias anglophones dans ce généreux contexte... Ouate de phoque!
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  • Gilbert Talbot - Abonné
    23 mars 2012 09 h 59
    «Un Québec fou de ses enfants»
    Vous souvenez-vous de ce beau titre : il était de Camil Bouchard, un ex-péquiste, qui nous fait de merveilleux éditoriaux à Bazzo ! Et bien monsieur Bouchard, vous pouvez être fier de nos enfants et petits-enfants. Ils étaient là dans la rue, contre la hausse des frais de scolarité. Ils et elles reprenaient la route de la Révolution tranquillement, pacifiquement, mais décidés à défendre leur droit à une éducation gratuite de qualité. Le Québec aime ses enfants, mais il doit mieux le démontrer. Travailler pour payer ses études, ça arrive régulièrement, mais travailler à plein temps, faire trois jobs et étudier à plein temps, ça c'est pas possible. Être parent d'un enfant qui va aux études et assumer ses frais ça peut toujours aller, mais être parent de trois ou quatre enfants qui veulent aller à l'université, ça c'est impossible.
    On l'a dit et répété : l'éducation est un droit, pas une marchandise. L'éducation doit être gratuite et accessible de la maternelle à l'université.
    Oui, on peut financer autrement notre système d'éducation de façon ooriginale, pour répondre justement à l'originalité de notre système, distinct de ce qui se fait au Canada-anglais et aux USA.

    Cette grande manif n'est qu'un début, le combat va continuer jusqu'à ce que le gouvernement vienne à la table de négociation sans condition préalable, ou bien qu'il dégage !
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  • Hein - Inscrit
    23 mars 2012 10 h 10
    Oui mais il faut s'unir aux prolétaires
    Il y a actuellement une crise du capitalisme, crise qui sera plus profonde qu’en 1929. Cette crise a été réglée de façon immonde par une guerre mondiale. Charest, Harper et ceux et celles qui se préparent à les remplacer lors des shows électoraux appliquent et appliqueront les mêmes politiques d’austérité que la bourgeoisie des autres pays. Les mêmes attaques se répètent partout : hausse des prix de l’énergie, attaque contre les régimes de retraite, hausse des frais de scolarité, nouvelles taxes, coupures dans le secteur public, destruction de l’environnement et fermetures massives d’usine.

    Il faut dès maintenant que les étudiants romprent avec les attitudes corporatistes et carriéristes du mouvement étudiant officiel. Leur prolétarisation les oblige à faire de l’agitation autant à l’université, au cegep que sur leurs lieux de travail. Il faut qu’ils se regroupent contre et en dehors des syndicats et toujours élargir les luttes dans leurs lieux d’étude et de travail. Une perspective d’union étudiants-ouvriers, perspective qui avait si bien réussi lors de Mai 68, est aujourd’hui tout à fait plausible et souhaitable en autant qu’ils laissent de côté leurs revendications syndicales et corporatistes (gratuité, gel) pour faire leurs les revendications historiques du prolétariat qui commencent à peine à surgir : la destruction du capitalisme pour sauver l'humanité et édifier une nouvelle société sans classe, sans État et sans frontière, donc sans exploitation et sans guerre.
  • André Michaud - Inscrit
    23 mars 2012 11 h 08
    Les prolétaire ne veulent pas éliminer le capitalisme car ce sont aussi des grands consommateurs, et seul le capitalisme peut assouvir leur volonté d'hyper consommer..et s'endetter.

    On a la société que l'on mérite..même si certains voudraient avoir le beurre et l'argent du beurre...un état égalitariste et hyperconsommateur!!!
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  • Franck Perrault - Inscrit
    23 mars 2012 10 h 26
    De la Bastille à Montréal...
    En 2005, étudiant je faisais grève au Québec comme de nombreux autres étudiants, je ne touchais pourtant aucune aide financière mais par solidarité et pour nos enfants.
    Dimanche dernier, j'étais de ceux qui (re)prenaient la Bastille à Paris, en appel au Front de Gauche pour défendre un monde plus solidaire, plus fraternel.
    Hier, non je n'étais pas à Montréal cette fois-ci, mais j'aurais manifesté au côté de tous ceux qui défendaient une école accessible à tous. Non, ce n'est pas un passe-temps de manifester, entre les enfants, le travail et les projets, on a d'autres choses à faire. Seulement, j'ai des des idéaux (et non une idéologie!), des rêves comme ceux d'une société qui replaceraient l'humain au centre et non l'argent. Certains diront, oui mais sans argent.... eh ben de l'argent il y en a, il suffit de regarder dans la bonne direction. Regardez bien tous ces dividendes que l'on verse aux actionnaires, pendant que la même entreprise licencie pour délocaliser où droits sociaux et environnementaux sont bafoués, regardez bien toutes ces transactions financières basée sur une économie virtuelle où banquiers, traders, financiers de tous poils s'en mettent plein les poches pendant que l'on nous dit qu'il n'y a plus assez d'argent pour l'école, la culture où la santé!
    Ces constatations ne reposent sur aucune idéologie sinon sur des faits. Cette marchandisation de tout, qui tue nos droits fondamentaux, qui fait l'autruche devant les défis environnementaux, qui place l'individualisme au centre ne résoudra rien.
    Les révolutions arabes, la révolution citoyenne à la Bastille, celle hier à Montréal, au-delà des revendications sont des révolutions du coeur. Vive la Révolution citoyenne pour un monde vraiment solidaire, dans la joie et la bonne humeur!
  • Louis Bourque - Inscrit
    23 mars 2012 16 h 35
    OUi. Et comme l'indique le lecteur Hein ci-dessus, les ressources de notre dignités sont faciles à identifier. Qu'il s'agisse du savoir, des services environnementaux, du contrôle démocratique de la capacité de produire, de l'accès à ce qui est ainsi produit, notamment par un travail faisant intimement et socialement sens. La possibilité de cela s'observe déjà à d'autre échelles.

    Avec le devoir de réserver le temps de construire la solidarité, vient celui de s'éclairer mutuellement. De nous aimer mutuellement aussi. Je vais m'instruire plus activement.

    Heureusement, l'indignation est un état existentiel connexe à son contraire, la dignité comme vertu féconde.
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  • Maryse Filion - Inscrite
    23 mars 2012 10 h 27
    Fière de nos étudiantes et étudiants!
    200 000 fois Bravo à nos étudiants-es. Mon fils en est à sa 2e année en études littéraires. On va le soutenir, et on va l'assumer cette session.

    Nous sommes dans la 4e année du mandat de Charest. Nous devrons obligatoirement aller en élection et là, étudiants-es, vous allez pouvoir vous exprimer davantage. Allez voter «massivement» dans vos comtés et surtout dans ceux de Charest et Beauchamp. Ce sera à votre tour de les mettre à la rue. Impliquez-vous lors de la prochaine élection. Faites sortir le vote contre le gouvernement Charest. Demandez ce que vous pouvez faire dans vos comtés respectifs. Servez-vous des médias sociaux, faites voter le plus de gens possible. Organisez des marches comme celle d'hier lors de la prochaine élection prov. Le nombre va doubler.

    De plus en plus de gens de mon âge sont derrière vous désormais, mais ils sont mal à l'aise de l'exprimer publiquement. Ça fait son chemin et plusieurs osent. Rappellez-vous de ça. Avez-vous remarqué le nombre de gens aux balcons tout au long du trajet hier arborant le rouge et scandant leurs appuis!

    Demandez aux plus vieux, ceux et celles qui sont derrière vous, de porter fièrement leur carré rouge. Quand Charest va voir tellement en voir, il va peut-être comprendre, qu'il doit aller négocier avec vos représentants.

    Surtout n'oubliez pas, nous sommes terriblement fiers de vous et la population va vous appuyer avec des manifs aussi bien organisée que celle du 22 mars 2012. Pas de casse, droit devant vous, vous vous êtes exprimés d'une manière exemplaire et impeccable.

    Bloquons la hausse. Une société instruite est articulée, informée, active, participante et cela fait peur au 1%. Vous êtes beaux avec vos «nous» au lieu du tradionnel «je» du 1%.

    Quand le peuple parle, c'est un devoir du gouvernement de les écouter. Vous n'êtes pas seuls étudiants-es, nous sommes derrière vous!
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  • Danielle Gill - Inscrite
    23 mars 2012 10 h 49
    J'y étais!
    Hier soir en repensant aux évènements de ma journée je me suis rappelé des paroles de René Lévesque lors de son entrée spectaculaire au pouvoir ...je crois que je n'ai jamais été aussi fièr[e] d'être québecois[e]!!!

    C'est émue, les larmes aux yeux, que j'ai vu s'ajouter de tout bord tous côtés des jeunes, des vieux, des profs, des syndicats, des enfants...c'était VRAIMENT quelque chose à vivre! La marche fût longue et festive. Nous n'avions de cesse à regarder derrière nous afin de mesurer et vérifier l'ampleur du mouvement...Un fleuve, que dis-je une mer en touge et blanc convergeant dans son lit vers le fleuve St-Laurent. Mon garçon de 15 ans ne voulait pas venir, j'ai insisté et au final, il raconte que finalement il croit vraiment avoir vécu un des plus beaux moments de sa jeune vie...C'est un moment historique mon fils! Tous ces gens se battent aussi pour toi et toi en étant présent tu te bats pour d'autres....voilà un bel exemple de solidarité.
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  • Serge V. - Inscrit
    23 mars 2012 13 h 06
    Refroidissement ce matin!
    Selon un sondage émis ce matin 59% des québecois sont pour la hausse des frais, ridiculement bas, de scolarité. Oui il ya eu beaucoup de monde à la manifestation mais quel jeune ne profiterais pas d'un beau party par une belle journée, nous avons tous été jeune aussi. Même la dame de béton a déambulée tout feu tout flâme et avec un sourire électoraliste presque gênant. Ne comprenez vous pas que nous sommes à deux pas du goufre financier, il ne faut pas attendre, comme la Grèce, que des étrangés viennent nous dicter nos politiques et notre budget afin de prioriser le remboursement de notre gigantesque dette.
  • emmerdeur - Inscrit
    23 mars 2012 14 h 19
    ridiculement bas ? C,est tout de meme d'un investissement de pres de 20 000$ dont on parle, et surtout la mauvaise habitude de vivre endetter.
    Vous rappeler vous qu'en 2009 l'endetteemnt des menage etait au centre de l,explosion de la bulle financiere.
    Les jeunes se montrent responsables en manifestant, ce montre concernés par leur avenir et celui de leur enfants.
    Alors pourquoi les prendre de heut, sur un pied d'estale de bétise et d'ignorance ? Il y a 8 milliard de plan nord offert en subevention a des multinationale sur riches, il suffit d'en investir 1 milliard dans l'éducation ! Il ne s'agit pas du tout d'un probleme d'ergent mais d'un choix de société, et ce choix tel qu'il est fait par Charest est plus que minable et méprisable. Ce serait même à ce demander si le gouvernement ne meriterait pas la prison pour trahison et abus de biens publiques.
  • Maco - Abonné
    23 mars 2012 14 h 51
    HA! La dette. Elle a le dos large, la dette.
  • marc.collin - Inscrit
    23 mars 2012 16 h 27
    le monde serait tanné de payer pour les autres?
  • Chantal_Mino - Abonné
    23 mars 2012 17 h 37
    Vous dites : «Refroidissement ce matin!
    Selon un sondage émis ce matin 59% des québecois sont pour la hausse des frais, ridiculement bas, de scolarité»

    Ah! Mon Dieu! Heureusement que nous avons les sondages bidons pour nous éclairer et ramener à la réalité virtuelle qu'est habituée le 1%. Comment vous remercier de cette information véhiculée à tous vents tous côtés par TVA, Radio-Canada et La presse ? Les mots me manquent ...
    Une chose est sûre, vous n’avez certes pas le même thermomètre que le mien, car pour moi il faisait beau et chaud et cela me fait grand bien. Aucune turpitude n’arrêtera le printemps québécois qui s’en vient ... que le 1% se le tienne pour dit.

    ... C'est vrai que ... 200 000 personnes concrètement présentent, ce n'est que la réalité objective, bien humaine, démocratique et non manipulable, donc inintéressant pour le 1%.
  • Annie-Eve Collin - Inscrit
    23 mars 2012 17 h 52
    C'est tout à fait réducteur de dire que les étudiants qui ont participé y voyaient une occasion de faire le party. Je suis prof de cégep, et AUCUN des étudiants (nombreux) qui m'en ont parlé ne voit la grève comme des vacances, ni les manifs comme des party.
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  •  
  • Jean Chalifoux - Inscrit
    23 mars 2012 13 h 14
    Mme Beauchamp
    L'argent qui manque à votre gouvernement pour faire face à ses obligations dans le domaine de l'éducation et que vous voulez maintenant allez chercher dans les poches des étudiants, il se trouve dans les évasions fiscales des entreprises de construction sur lesquelles votre gouvernement n'a pas voulu enquêter depuis des années.

    Il se trouve aussi dans les sommes astronomiques en frais supplémentaires que votre gouvernement a payés aux firmes de génie-conseil pour les contrats avec l'État québécois depuis que Jean Charest est au pouvoir.

    Il est gaspillé par les administrateurs des universités dans des projets immobiliers comme l'Ilôt voyageur.

    Il est aussi engouffré dans des primes de départ hallucinantes de générosité pour ces mêmes piètres administrateurs.

    Il est dissimulé dans des entourloupettes comptables de gestionnaires d'universités qui prétendent faire des pertes alors qu'ils accumulent des surplus qu'ils utilisent ensuite à leur guise.

    Aujourd'hui madame Beauchamp c'est à vous et à votre gouvernement et non aux étudiants de payer pour l'incompétence et le manque de vision dont votre gouvernement fait preuve depuis trop longtemps.

    Vous croyez à tort que cette obstination à ne pas vouloir négocier avec les étudiants conforte vos appuis chez les électeurs de la droite, chez les ultras conservateurs desquels Jean Charest est issu, Je peux vous nommer quelqu'un d'autre qui pense comme ça, c'est Bashar al-Assad
  • meme40 - Inscrit
    23 mars 2012 14 h 34
    Et si mme Beauchamp ne trouve pas dans ces bas de laine cachés ce qu'elle prétend ne pas avoir, qu'elle fasse appel à Hydro Québec... des milliards de profit ...jetés à tous vents dans des projets farfelus de compteurs et autre balivernes...Un week-end en Charlevoix, .. et puis lui rapeller que peut-être elle se prépare une retraite (élections obligent) aussi bien partir avec une honte de moins sur la conscience.
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  • Ghyslain Duguay - Inscrit
    23 mars 2012 14 h 01
    est-ce qu'on peux trouvez une solution
    Je ne suis pas contre une hausse, mais une hausse intelligente. Pas une hausse qui nuit surtout à la classe moyenne.

    Commençons par indexé les tarifs. (D'ailleurs tout les services gouvernementaux, HQ inclus devraient être indexés)

    Ensuite, que chaque cour échoué soit facturé à un montant plus élevés lorsqu'il sera repris.
    Et faisons signer un contrat qu'a la réception du BACC, maitrise ou doctorat obtenu sur le territoire Québécois, il y a une obligation fiscal de 10-15 ans (à établir selon la faculté) en guise de remboursement pour les cours reçus.
    Tu quittes pour travailler à l'étranger, ta déclaration fiscale doit être faite au nom du gouvernement Québécois. Si tu ne veux pas t'engager à ceci, le cout de tes cours sera plus élevés.
  • bernac - Inscrit
    23 mars 2012 18 h 58
    Pourquoi ne pas indexer les droits de scolarité chaque année, ainsi que les bourses et les prêts (et aussi les revenus qui y donnent droit)?
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    23 mars 2012 14 h 19
    Et la marche suite au rejet du Lac Meech????
    Et la marche suite au rejet du Lac Meech????
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  • bernac - Inscrit
    23 mars 2012 14 h 27
    200,000 fois: pas dans ma cour!
    Bravo aux 200,000 pas-dans-ma cour, dans sa version " vous ne prendrez pas l'argent dans mes poches ( ou dans celles de mes parents )".
    Votre système de valeurs est mondialement reconnu et utilisé partout dans tous les pays pseudo capitalistes.
    Profiteurs non-payeurs, unissez-vous et continuez à subventionner les études des riches!
    Dorlotés de la terre, levez-vous et réclamez des études universitaires gratuites, même si pas un seul enfant pauvre de plus ne pourra aller à l'université.
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  • Catherine Caron - Inscrit
    23 mars 2012 14 h 27
    Du jamais vu!
    Tous n'ont pas remarqué que la manifestation était d'une ampleur telle qu'il y avait la principale rue Sherbrooke et un sillon très gros aussi sur Sainte-Catherine, du jamais vu! Solidarité!
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  • Sarah Fontaine - Inscrit
    23 mars 2012 14 h 37
    Le Journal de Montréal, la dette et Noam Chomsky
    Je tiens à rappeler que le sondage prétendant que les appuis étudiants s'envolent a été lancé sur internet et a rejoint quelques 600 répondants. Si 300 000 étudiants en grève sur 400 000 ne sont pas encore représentatifs, je ne crois pas que 600 personnes contactée par sondage-internet peuvent représenter la population québécoise. Honte au Journal de Montréal d'en avoir fait sa première page !

    De plus, j'aimerais vous faire part de la réponse de Noam Chomsky à une étudiante de Concordia qui lui a écrit pour lui demander ce qu'il pensait de la grève étudiante québécoise. En voici une partie :

    "High tuition is not an economic necessity, as is easy to show, but a debt trap is a good technique of indoctrination and control. And
    resisting this makes good sense."

    Le gouvernement veut diviser la population en instaurant la peur de la dette et en proposant des mesures d'austérité pour y palier. Ne nous laissons pas avoir et, avant de penser que nous sommes la nouvelle Grèce, réfléchissons. Le Québec est jeune et nous pouvons le construire comme nous le voulons. Je ne crois pas que s'embourber dans un système néo-libéral (assez dysfonctionnel, comme nous avons pu le remarquer) est la bonne solution.
  • bernac - Inscrit
    23 mars 2012 18 h 50
    "High tuition"?,où Chomsky a-t-il trouvé que nous avons ou aurons des droits de scolarité élevés au Québec? Aurait-il mal compris la situation?
    "...a dept trap.." il n'y a rien de tel pour 50% des étudiants.
    Mais vous avez raison, il faut éviter de s'embourber dans un système, je dirais injuste ou favorisant les riches, ce qui est le cas actuellement et qu'un gel des droits ne ferait que perpétuer.
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  •  
  • marc.collin - Inscrit
    23 mars 2012 16 h 25
    Bravo au gouvernement
    Bravo au gouvernement de tenir le bout.

    La vie n'est pas gratuite contraitement à ce que semble penser les étudiant?
  • Serge V. - Inscrit
    23 mars 2012 20 h 20
    Je suis d'accord, de plus les frais de scolarité ne sont pas une dépense pour un(e) étudiant(e) mais un investissement très rentable pour eux même.
  • Annie-Eve Collin - Inscrit
    23 mars 2012 20 h 46
    Ben oui, c'est un bel investissement quand tu commences ta vie d'adulte avec une dette énorme.
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