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Gendarmerie : vers l'apaisement dans l'affaire Matelly



La raison a fini par l'emporter : le commandant Jean-Hugues Matelly devrait reprendre aujourd'hui son travail dans la Gendarmerie, après avoir été  réintégré hier. Radié des cadres en mars pour s'être trop librement exprimé, cette décision a été invalidée le 12 janvier par le Conseil d'Etat.

Le commandant Matelly devrait retrouver son poste de contrôleur de gestion à la région de gendarmerie Picardie, ou un poste équivalent, puisque celui-ci a été pourvu par un autre officier.

La Direction de la Gendarmerie n'entend pas s'acharner contre lui. Même si elle tient à rappeler les règles de base du fonctionnement de l'institution militaire, notamment sur le devoir de réserve, elle est aujourd'hui dans une démarche pour que les choses s'apaisent. Pour l'instant, aucune procédure disciplinaire nouvelle n'a été engagée contre l'officier, alors même que le Conseil d'Etat reconnaissait qu'il avait violé son devoir de réserve. Ces sanctions pouvaient aller jusqu'à un retrait d'emploi de douze mois, avec une solde réduite et la perte de son logement.

Jean-Hugues Matelly souhaite lui aussi l'apaisement. Il va, par exemple, démissionner de son poste de chercheur associé au CNRS, qu'il cumulait avec son statut militaire. C'est comme chercheur qu'il expliquait s'être exprimé sur les ondes et dans les journaux. Jean-Hugues Matelly a publié, en octobre derner, un livre "L'Affaire Matelly" aux éditions Jean-Claude Gawsewitch. Sa parole risque d'être désormais plus réservée.

Les commentaires sont ouverts et soumis à modération.

Photo : Matelly alors qu'il était capitaine. (Crédit: DR)
Gendarmerie : vers l'apaisement dans l'affaire Matelly

Jeudi 20 Janvier 2011
Jean-Dominique Merchet



1.Posté par azrag le 20/01/2011 07:53
être "chercheur associé" au CNRS n'est pas un poste. C'est une intégration par cooptation à une équipe de recherche qui considère que les travaux d'un chercheur qui n'a pas de position statutaire directement liée à la recherche (ex: enseignant chercheur de l'université, chercheur du CNRS) sont en adéquation aux thèmes affichés de recherche de l'équipe. On peut donc démissionner d'une équipe de recherche ( ex UMR du CNRS) mais on ne démissionne pas d'un poste dans ce cas là..

2.Posté par benji le 20/01/2011 09:02
il a quand même eu le courage de dire tout haut ce que beaucoup de gendarmes , qui aiment vraiment leur métier , pensaient tout bas ;

3.Posté par Vieux grognard le 20/01/2011 09:37
Enfin !
La sagesse triompherait-elle dans les têtes pensantes des généraux de la Gendarmerie nationale ?
Il était temps d'en finir avec cette affaire qui finissait par mettre avant-tout en exergue le caractère borné, agressif, voire archaïque d'une certaine Gendarmerie, qui pour le coup n'a rien d'une force humaine.
Les arguments du chef d'escadron Matelly étaient parfaitement valables. Le Conseil d'Etat, à la lecture de sa décision écrit qu'ils étaient exprimés de manière mesuré et non polémique. Je le répète : "mesuré et non polémique".
Alors oui, le devoir de réserve a été enfreint, car nous restons finalement toujours asservi à la loi du silence de la grande muette.
L'acharnement contre un officier qui au moins pense avec courage et pas seulement dans les conversations à voix basse autour de la machine à café, aurait été indigne de l'institution.
Bravo donc à ceux qui ont su prendre la hauteur nécessaire dans cette affaire.

PS: j'imagine qu'il sa'git d'une photo d'archive, car les galons sont ceux d'un capitaine et le pull ne fait plus partie de la tenue de service courant.

4.Posté par Christian Contini le 20/01/2011 10:22
Très sage décision mais en évitant un peu de précipitation on aurait pu éviter aussi cette douche écossaise, un coup chaud, un coup froid et maintenant retour vers la tièdeur. Peut être même que dans quelques temps les gendarmes finiront par avoir un droit d'association et d'expression pour remplacer les hochets dont ils disposent pour essayer de faire remonter leur ressenti.
http://sites.google.com/site/assogendarmesetcitoyens/

5.Posté par laurent.epailly le 20/01/2011 12:02
Bonjour à tous,


Comme quoi, à l'inverse du proverbe, "un bon procés peut amener un bon compromis".

Preuve aussi que, comme je l'écrivais, la victoire judiciaire du commandant MATTELY n'efface pas la sanction initiale dans les esprits : ce gentlemen agreement fera grincer les dents de ceux qui ont voulu instrumentaliser son cas, ou en faire un symbole. Le commandant MATTELY, et c'est naturel, pense aussi à lui et c'est très raisonnable.

Reste que les contours du devoir de réserve demeurent trop flous, pour ne pas être fixés par la Loi, mais ne reposer que sur la jurisprudence et, plus encore, sur la jurisprudence européenne.

Il est, d'ailleurs, beaucoup plus subtil encore à appréhender pour des réservistes que pour des gens d'active, si l'on veut bien considérer leur situation hybride : militaires d'actives à temps partiel, cela veut aussi dire civils le reste du temps.

Il y aurait nécessité d'éclaircir, de borner précisément, mais on sent que, comme pour le statut des Procureurs de la République, il y a trop de mauvaises raisons pour ne rien changer pour qu'un gouvernement (pas seulement l'actuel, sinon, cela aurait été fait en 1983, par exemple) ne s'en empare dans les années à venir.


6.Posté par Gandalf le 20/01/2011 13:58
Enfin la sagesse revient. Il était temps, la fracture allait être irréversible.

7.Posté par L'Arc le 20/01/2011 14:29
Et quelles nouvelles existent en ce qui concerne la réintégration d'Aymeric Chauprade à l'Ecole de guerre ?

8.Posté par Roquet le 20/01/2011 16:24
Succession, presque cocasse mais due au hasard de l'actualité, de deux articles évoquant des "figures" de la Gendarmerie, l'une, Favier, mis en valeur par l'institution entre autres pour sa "confrontation stimulante" (est-ce assez politiquement correct ?) avec ses voisins de Bièvres (le RAID de la DGPN), l'autre, Matelly, mis au ban par l'institution pour avoir dit que la Gendarmerie avait tout à perdre à se fondre dans la maison Police. Qui a gagné ? qui aura gagné demain ?

9.Posté par un autre le 20/01/2011 17:49
Dommage qu'il soit militaire s'il avait été policier il aurai pu s'exprimer au travers d'un syndicat. Mais on ne peut pas avoir tout et son contraire défendre la gendarmerie et vouloir parler dans les médias.

Enfin un cumulard de moins la république en est peine et elle en meurt.

10.Posté par Mustapha Bidochon le 20/01/2011 18:37
Cette "affaire Matelly" finit par provoquer des boutons chez les uns et des nausées chez les autres . Cet "officier" , contrôleur de gestion dans la Région de Gendarmerie Picardie et "chercheur associé" au CNRS cumulait deux emploi et est logé gratuitement ... par nécessité absolue de service (*) . Il va finalement être réintégré ... Ouf !
Notons au passage que le Commandement de la Gendarmerie qui " ne compte pas s'acharner contre lui ..." (il ne manquerait plus que ça !) aura été roulée dans la farine d'un bout à l'autre de cette saga . Le droit de réserve ... la discipline ... la discrétion ...l'autorité ... la dignité tout simplement ? On est véritablement très loin de la vocation militaire des "valeurs" et du "coeur du métier" que l'on évoque si souvent .
Ne serait-il pas plus judicieux , au point où nous en sommes, d'établir une fois pour toutes une" Liberté d'expression" en imposant à chacun la correction dans les propos ?
Ce sinistre dossier qui accumule les ratés baigne dans une 'atmosphère où le "faux c.." et le politiquement correct sont intimement mêlés
Pendant que le "militaire" Matelly fait parler de lui ... il y en a d'autres qui tombent en Afghanistan
(*) notez que j'estime parfaitement justifié que le gendarme qui au sein de sa brigade est à la disposition de la population le soit ....

11.Posté par Gendarme en colère le 20/01/2011 18:58
Quelle honte de garder dans l'institution un tel personnage imbu de sa personne à tel point qu'il préfère salir la Gendarmerie...
Sachez que "servir" est le plus joli mot de la langue française, et "se servir" le plus moche. Ce n'est pas en créant un espèce de culte de la personnalité et en racontant n'importe quoi dans les médias (pas seulement sur le rapprochement GIE/police) qu'un Gendarme fait son travail, à savoir assurer la sécurité des citoyens.
A bon entendeur...

12.Posté par Mestries le 20/01/2011 20:30
Bonjour.

Cette réintégration est bien sur attendue tout autant que le retour à la raison de tout le monde.

Il n'en reste pas moins que la Gendarmerie se trouve dans une posture difficile à la remorque de la Police Nationale.
Tout cela au ministère de l'intérieur, bien sur.
Je souhaiterai connaitre l'organisation de la sécurité de l'ère BEN ALI en Tunisie, Si quelqu'un pouvait me tuyauter, mais je crois bien que là aussi toute la sécurité était dans les mains de mêmes responsables au seul ministère de l'Intérieur.

L'origine des ennuis de MATELLY se trouvaient bien dans la critique de la nouvelle organisation de la sécurité dans notre pays, et s'il faut, bien sur, rechercher l'apaisement, il ne faut pas oublier le vrai sujet dont il est question.

Merci

http://https://sites.google.com/site/lagrognegend/articles

13.Posté par Clyde le 20/01/2011 21:22
La question qui se pose en amont de cette affaire est la compatibilité de l'état de militaire d'active avec la fonction de chercheur : Comment faire cohabiter une pensée et une expression libres, nécessités de la recherche à mon sens, avec le devoir de réserve ?

Donner le droit à un individu de cumuler ces deux fonctions est selon moi un piège : la contradiction est intrinsèque et non résolue par une hypothétique "auto-censure" qu'appliquerait le militaire-chercheur à sa prose.

Une clarification de la part du ministère s'imposerait et éviterait que d'autres subissent de telles mises en cause.

La communauté des penseurs civils sur les sujets de défense est assez vaste pour que les opinions différentes par rapport à la "doxa" s'expriment à travers eux.

14.Posté par Blandine le 20/01/2011 23:46
Bonsoir Jean Hugues
Ouf, enfin tu vas pouvoir te réinvestir dans le métier que tu aimes par dessus tout, c'est pas trop tôt. Bravo à toi pour ton courage et merci encore pour ce que tu es, surtout ne changes pas. Penses un peu à toi maintenant.
Bonne chance, bonne route et bon retour parmi nous.
Amicalement.

15.Posté par Vieux soldat le 21/01/2011 15:16
Je pense que le mot servir a disparu dans le mental de ce chercheur, gendarme à temps partiel, qui n'oublie cependant pas son logement gratuit et ses avantages d'officier supérieur.
Nous somme quelques uns à avoir honte de porter les même galons que ce profiteur, qui n'a pas rendu beaucoup de service à son pays.

La république n'a que faire de ce genre de personnage. j'ai été censuré, déjà deux fois, pour avoir dit que la CGT a besoin d'homme de cette trempe, par l'armée.

Heureusement que la population a une opinion bien meilleure du simple gendarme que l'on croise dans la rue. Celui qui bosse avec peu de moyens et beaucoup de dévouement.
Tout le contraire de vous monsieur Matelly.

16.Posté par VLT2L le 21/01/2011 15:57
@ Blandine

Depuis quand il n'a pas exercé son métier de gendarme, le savez-vous au moins ? En tout cas pas en tant que membre de la Commission des recours ou en tant que contrôleur de gestion en région Picardie.


@ aux autres blogueurs
Matelly oublie, avant toute chose, qu'il est militaire et, contrairement à ce que j'ai pu lire sur blog (laurent.epailly) les contours du devoir de réserve sont très précis, surtout depuis le SGM de 2005 et un gendarme devrait, normalement, savoir lire un texte de loi.

Quant à "un.autre", il y a une grande différence entre l'armée et la police, en France, la première citée n'a jamais été contre les intérêts d'autre Français. La police ne peut pas en dire autant (rafle du Vel d'hiv' entre autres)

Je suis heureux d'avoir rencontré un "gendarme en colère" sur ce blog, gendarme en colère intelligent, ce qui n'est pas si courant, on s'en aperçoit aisément en parcourant le blog éponyme.

17.Posté par On se bat toujours pour ce qui nous manque le plus le 22/01/2011 01:19
Un apaisement comandé par le château ?

La question se pose quant à un tel revirement de la hiérarchie; sans nul doute doit-on y voir là un souci d'arrière pensées plus électoraliste piloté par l'exécutif en vue des prochaines échéances ! ...

Néamoins, je souhaite rappeller ici qu'il Il est absolument indispensable que le dualisme des forces de sécurité existe dans tous les Etats démocratiques de notre planète . Organisées en deux forces nationales ou soit d'un système fédéral et régional de type anglo-saxon.

L'existence d'une police unique est généralement la marque des exécutifs d'Etats autoritaires voire totalitaires où la démocratie est baffoué et sert de paillasson.

Depuis François 1er, la maréchaussée puis la Gendarmerie ont toujours été des forces armées dotées de compétences de police et de droit. On considère maintenant la gendarmerie comme une police à statut militaire. Cette inversion terminologique n'est pas neutre ni sans danger. Placer la gendarmerie sous la coupe de l'autorité du ministre de l'intérieur, Hortefeux et sous statut du mindef Juppé. La gendarmerie à donc rejoint la police sous les ordres d'une même autorité ministérielle pour la quatrième fois de son histoire ; les trois précédentes étant le Premier Empire, le Second Empire et hélas le triste régime de Vichy.

Notre Seigneurie l'avait annoncé comme une réforme qui n'en est pas car ses décrets présentés comme nouveaux n'en sont pas. En effet, depuis son origine la Gendarmerie a toujours été une force militaire à vocation interministérielle à la disposition de tous !

Dans d'autres domaines, la capacité d'intervention de la Gendarmerie en tous les milieux (sauveteurs en haute montagne, plongeurs) et son engagement avec les armées, dans les opérations extérieures ( Kosovo, Afrique, Liban, Afghanistan), sont directement liés à sa position au sein de la défense nationale. Notre République française prend ainsi le risque de se priver et de perdre cette force avec sa capacité et son aptitude à agir dans tout le spectre d'une crise.

Effectivement les conditions d'intervention du maintien de l'ordre par la subordination directe de la gendarmerie à une autorité administrative de l'intérieur ne respecte en aucun cas ce grand principe républicain selon lequel le donneur d'ordre est dissocié de l'autorité militaire responsable de l'exécution et ce justement afin de limiter les risques d'une dérive totalitaire...

L'affaire Matelly en est l'exemple par qui son devoir républicain et citoyen en qualité de chercheur associé n'a fait que vous en informer. Par l'amalgame du secret défense et professionnel non défini clairement dans son espace; décrit par conséquent cet état de fait. De l'institution; un avis contraire exprimé par un militaire au discours officiel n'est jamais admis comme une critique ni une réticence à son exécution. Un militaire qui émet un avis différent à celui du chef est justement celui qui participe à la prise de décision constructive.
Pour un civil ou qu'un magistrat émette un avis non conforme au discours politique officiel, il est aussitôt catalogué d'opposant au pouvoir en place par le chef. Ce qui est une erreur grave que de l'appliquer en vertu du droit fondamental à l'expression garanti par notre droit constitutionnel. Pour rappeller à certains que la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : beaucoup ont été embastillés, torturés et assassinés pour qu'éclate la vérité. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté. Mais dans les cas laissés volontairement imprécis déterminés par la loi "d'un devoir de réserve" (qui par ailleurs jugé en Conseil d'Etat, à la lecture de sa décision écrit qu'ils étaient exprimés de manière mesuré et non polémique) et qui relève de l'arbitraire...Comme viré un officier militaire par décret de Notre Seigbeurie non paru au Journal Officiel....

Notez que ceux de l'exécutif qui abusent des procédures de diffamation sont aussi accusés de manier celle-ci comme un moyen de censure... C'est typique d'une grave dérive totalitaire qui passe son temps en procès politiques afin de museler la vérité ou de faire diversion.

Car il serait illusoire de croire que la gendarmerie pourrait garder durablement son statut militaire si elle cessait d'appartenir aux armées et si elle était rattachée à un autre ministère que le sien au moment même ou elle est prise en un exemple pour beaucoup de démocraties. Les syndicats de police et la hiérarchie parlent ouvertement d'absorption de la Gendarmerie; signe évident d'une dérive totalitaire...

Nous nous devons de soutenir nos camarades, de soutenir l'Association Gendarmes et citoyens, elle est aussi digne d'intérêt public... Vive la Gendarmerie.

18.Posté par Clérembard le 22/01/2011 07:58
Puisque l'armée en a donné l'ordre, il est impossible de commenter l'affaire de la Flêche.. Il est vrai qu'aprés Brest la semaine dernière, les nazillons qui fréquentent ces établissements n'ont plus besoin de publicité.
Je constate à regret que les mêmes faits que j'ai subi en 1968 à Aix en Provence, publiés en 1986 dans l'évènement du jeudi et qui ont fait l'objet de deux émissions télé à la même époque continuent quarante trois ans aprés.
Voilà, je tenais à le dire, faites ce que vous voulez de mon commentaire.
http://www.bsi.fr

19.Posté par Rubis le 22/01/2011 11:15
Il est tout à fait passionnant de lire les commentaires des quelques "pourfendeurs" du chef d'escadron Matelly.
Je me contente de relire la décision du conseil d'état qui prend le soin de préciser que les propos du CE Matelly visaient "une défense du corps d'appartenance de l'intéressé et formulée en termes mesurés sans caractère polémique".
Comme on aimerait entendre plus souvent des militaires défendre leur institution, sans cesse affaiblie !
Le chef d'escadron Matelly a eu le courage de le faire... courage qui manque peut-être à d'autres.
Mais il est tellement plus facile de taper sur ceux qui osent, envers et contre tout.

Malheureusement, si ces marques d'hostilité sont bien le fait de militaires, j'en viens à faire le triste constat qu'il y a toujours dans nos armées quelques points d'ancrage du même monolithisme de la pensée qui nous a conduit depuis fort longtemps à la défaite.

Regrettable.

20.Posté par laurent Epailly le 22/01/2011 16:48
@VLT2L

Je ne suis pas d'accord avec vous.

Au-delà des obligations antérieures, qui relèvent plutôt de la neutralité (adhésion politique, absence de syndicats...) la seule vraie référence au devoir de réserve (dans l'expression de ses opinions) est dans l'article 4 du statut de 2005 : " Article 4

Les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres.

Elles ne peuvent cependant être exprimées qu'en dehors du service et avec la réserve exigée par l'état militaire. Cette règle s'applique à tous les moyens d'expression. Elle ne fait pas obstacle au libre exercice des cultes dans les enceintes militaires et à bord des bâtiments de la flotte."

Or, "s'exprimer avec la réserve exigée par l'état militaire" suppose bien que l'appréciation de cette expression réservée ou pas est aléatoire.

2. Je serai moins tranché quant au fait que la gendarmerie ait été plus propre que la police pendant la guerre, ni qu'elle ait n'ait jamais agi contre le peuple.

D'une part, les camps de Rivesaltes, Beaune la Rolande ou Pithivier, par exemple, étaient bien gardés par des gendarmes qui n'ont pas fait preuve de zèle excessif pour permettre aux prisonniers de s'échapper et certains ont participé sans état d'âme à la traque des juifs réfugiés à la campagne ou aux maquisards. En fait, comme dans toutes les administrations, il y a eu des gendarmes et des policiers collabos, des résistants et de simples obéissants.

D'autre part, c'est encore les gendarmes qui traquaient les communards de 1871, même si je vous concède que dans une guerre civile, les rôles sont bien difficiles.
http://avocats.fr/space/laurent.epailly

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Jean-Dominique Merchet
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Jean-Dominique Merchet, journaliste à Marianne, je m'occupe des questions militaires depuis une vingtaine d'années. C'est une passion dans laquelle je suis tombé tout petit... Né en 1959, franc-comtois et versaillais, je suis un auditeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN 49). J'ai créé ce blog en 2007.

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