Rien de ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel ne nous sera étranger

13ème DBLE : une lettre de la fille du lieutenant-colonel de Sairigné à Alain Juppé



13ème DBLE : une lettre de la fille du lieutenant-colonel de Sairigné à Alain Juppé

Nous avons eu connaissance de la lettre que Guillemette de Sairigné, fille de Gabriel Brunet de Sairigné (1913-1948), ancien chef de corps de la 13ème Demi-brigade de Légion étrangère, tué au combat en Indochine, a envoyé le 7 décembre 2010, à Alain Juppé, ministre de la Défense.

On le sait, le sort de la 13ème DBLE est aujourd'hui suspendu à des décisions politiques. Cette prestigieuse unité, issue de la France libre, Compagnon de la Libération, doit en effet quitter Djibouti sans assurance sur son avenir, et son "intégrité", comme l'écrit Guillemette de Sairigné.

Journaliste et écrivain, elle a notamment publié un biographie de son père, qu'elle n'a pas connu : "Mon illustre inconnu, Enquête sur un père de légende", Fayard, 1998.  Voici sa lettre à Alain Juppé, un ami qu'elle tutoie.

"Cher Alain,


Je crois bien que c'est la première fois de ma vie que j'écris à un ministre, et ma plume tremble d'autant plus qu'il s'agit d'un véritable ami. Si je l'ose cependant, c'est parce que je suis sûre de ton indulgence et que je suis boulversée par la nouvelle que je viens d'apprendre du risque de défiguration de la 13.


La 13, c'est à dire la 13e Demi-brigade de Légion étrangère, est le régiment que commandait mon père quand il est mort pour la France en Indochine, quatre mois avant ma naissance. Et c'est le régiment dans lequel il a fait toute la guerre, de Narvik à la Libération, en passant par l'Afrique, l'Erythrée, Bir Hakeim, El Alamein, la Tunisie, l'Italie, le débarquement et la victoire.


J'ai appris, en particulier par le professeur François Jacob, Chancelier de l'Ordre de la Libération, le départ prochain de la 13e Demi-brigade de Djibouti pour un avenir très incertain.


En cette année où l'on a largement célébré l'anniversaire du 18 juin 1940 et le courage des premiers compagnons du Général de Gaulle, au point d'en oublier presque la débâcle de nos armées, sais-tu qu'en juin 40 la 13 fut la seule formation de l'armée française, oui, la seule, à rejoindre la France Libre du Général de Gaulle ? Elle fut ainsi la première unité constituée des Forces Françaises Libres. C'est elle qui marquera, grâce au brillant fait d'armes de Bir Hakeim, le grand retour de la France dans la guerre, et qui plus tard donnera à l'Armée beaucoup de ses chefs : Messmer, Simon, Bollardière, Monclar etc.


Comme je sais ton attachement, depuis toujours, au Général de Gaulle, je voudrais te demander de prendre en compte tout ce qu'a représenté pour lui ce régiment, qu'il a fait Compagnon de la Libération, et tout ce qu'il représente dans l'Histoire : l'engagement, le choix de la liberté et de la résistance, le choix de l'honneur et de l'espoir, lorsque tout était désespéré. N'est-ce pas un régiment qui doit servir d'exemple ? N'a-t-il pas mérité de conserver son intégrité, dans la nouvelle mission qui l'attend ?

Tu me trouveras peut-être trop passionnée, et je t'en demande pardon. Mais je vis cet effacement de la 13 comme celui d'un passé qui m'est d'autant plus précieux qu'il m'a été dérobé un matin de mars sur la route de Dalat en Indochine.

Je suis sûre que tu sauras trouver pour elle un rôle à sa hauteur."

Les commentaires sur ce post sont ouverts, mais soumis à modération.


Vendredi 24 Décembre 2010
Jean-Dominique Merchet


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49.Posté par A50 le 27/12/2010 00:46
Pour répondre à "sans parti pris", qui au final pose la vraie question : "qui remplira le mieux les missions tant à Djibouti qu'aux EAU". Au delà du passé des unités, au delà du séjour de 2 ans qui intéresse bien évidemment tout le monde, quelle unité est la plus apte à rester sur Djibouti.

- Le 5 accueille une Cie d'infanterie permanente, 1 escadron et 2 batteries (dont une sol-air) tounantes. Il arme de plus un petit centre d'instruction centré sur la vie dans le désert, et pour l'avoir fait, c'est quand même plus folklorique qu'intéressant...

- La 13 accueille 1 Cie d'infanterie et 1 compagnie de génie tournante (légion pour les deux, jusqu'à l'été 2011 où il était prévu que toute l'armée de terre puisse y passer) et 1 escadron permanent. Elle arme le CECAP qui, pour l'avoir fait 2 fois, est un superbe centre d'entraînement.

En clair, les 2 unités font doublon, une seule doit rester et pour ma part, je préfère que ce soit le 5...La rigueur légionnaire me convient beaucoup mieux, et la 13 me paraît fondamentalement mieux "cabler" pour oeuvrer à Djibouti, mais je pense qu'elle perdrait son âme de toutes façons à accueillir des unités tournantes non-légion en permanence. Nous savons par contre que le 5 ne veut pas du CECAP car y muter des gens pendant 2 ans en célibat géographique leur est trop pesant...que dira le CFT s'il apprend que ce superbe centre risque d'être transformé en club nautique pour les familles ?

Quant aux EAU, là encore, y mettre la 13 est un non-sens, puisque cette future unité y accueille 2 sections VBCI, 2 tubes Caesar et 2 pelotons Leclerc...Or, la légion ne sert pas ces matériels. Cela résumerai la 13°DBLE à une vingtaine de personnes autour du chef de corps et du drapeau...

Si la 13 ne doit pas mourir, alors rapatrions la en France et transformons là en une unité d'infanterie, nous en manquons cruellement non ? Sinon, nous confierons son drapeau au musée à Aubagne comme cela fut fait pour le 5°RE, le 1°REP et d'autres unités disparues depuis.

C'est l'avenir qui donne raison ou tort, et une chose est certaine, c'est que la solidité d'une troupe au feu se trouve dans la force morale de cette dernière. Cette force morale, cet esprit de corps, de sacrifice, c'est par le biais des traditions qu'il s'entretient. Or, en détruisant ce dernier, en rationnalisant à outrance, nos dirigeants détruisent le bel outil façonné par leurs prédecesseurs. Seuls quelques irréductibles perdurent, à la force du poignet, gràace à leur recrutement et à leur formation éthique...et c'est bien le cas de la Légion étrangère.

More Majorum.

48.Posté par Godoria le 27/12/2010 00:08
Merci Madame pour votre intervention. Merci Madame pour la Légion et la 13 en particulier mais je pense que le sort de ce prestigieux régiment est déjà scellé... Le Président, qui se contrefiche de l'armée en général, l'a-t-on vu en ce noël visiter nos troupes en opérations ?, s'est déjà engagé à la montée en puissance de la France dans les EAU à partir des forces en place à Djibouti et ce ne sont pas les généraux "Légion" en place à ses côtés et dans les états-Major parisiens qui viendront le contredire... Le ministre de la défense lui, qui lorsqu'il était le premier ne s'est jamais non plus beaucoup intéressé à nos armées, ne fera rien non plus pour cet illustre Corps de la Légion étrangère. Soyez en certaine même si vous le connaissez personnellement. En plus, il prend le train en marche alors...
Les temps ont changés et la vie avance avec des intérêts géopolitiques et stratégiques de la France qui sont ceux aujourd'hui de l'argent du gaz et du pétrole.

47.Posté par footixx le 27/12/2010 00:01
le maintien des traditions face la réalité des affaires est un éternel paradoxe. Je veux croire qu'en cas de besoin la 13 et tout autres unité comparable renaitrait de ses cendres, en espérant que l'esprit de ses unités de légendes soit une valeur immanente a notre pays, même si dans la situation actuelle il disparait du radar ......
D'un point de vue général, cette lettre touchante par ailleurs, montre le problème de l’intérêt particulier vs le bien publique, est-il de l’intérêt général se maintenir ses structures (et autres) a l'heure actuelle? comment peut-on croire que le lobbying d'un particulier pourrait influencer les décisions de l’état ............ il s'agit ici d'un exemple bien inoffensif mais tout a fait symptomatique du fonctionnement corrompu de notre état : dans le cas du médiator cette corruption gentillement traditionnelle a certainement couté quelques milliers de vies !

46.Posté par Ronin le 26/12/2010 19:56
Appendis, pour ne pas oublier ou vexer nos amis de "la coloniale" prépositionnés aux endroits stratégiques, tel le 21e RIMA en guyane : 2 batallions avec quelques compagnies aux Antilles, renforçant le 33e (ex 109e) composé d'engagés locaux (économies !) et à Kourou ; le 23e RIMA à Djibouti (2 bataillons dans cet endroit au combien stratégique est un minimum) ; le RIMP (ex 24e), toujours 2 bataillons à Nouméa et en Polynésie, complétés par un bataillon (de locaux) du 22e à la Réunion et enfin du 3e RPIMA avec un bataillon de réserve en France et un bataillon au Gabon. Dakar gardant son rôle de base aéronavale stratégique de premier plan, resterait géré par la Marine.
De même, le 2e RIMA resterait le régiment de réserve et de formation pour toute l'infanterie de marine.
D'autre unités illustres appartenant à la division d'appuis et celle de logistique (voir le lien) n'ont pas été évoquées, comme le 1er Régiment (à deux groupes) de Chasseurs de Cavalerie de reconnaissance de corps d'armée, de surveillance et d'acquition d'objectif (ou ISTAR pour nos "amis" pro-atlantistes).

Ce n'est pas les unité qui se sont couvertes de gloire qui manquent dans l'armée française, il s'agissait là d'effectuer une petite sélection de celles dont l'indispensable préservation, commme la 13e DBLE, permettrait que ne tombe pas dans l'oubli tant de sacrifices et d'épreuves au service de la nation et de la France.
Une des raison essentielle de la culture de ces traditions étant, tout en donant les moyens à cette armée de garder intacte son âme républicaine, de lui permettre également d'éviter la dérive et les écueils d'une transformation en une armée professionnelle, à tendances mercenaire et techniciste. D'autant qu'elle aurait perdue les références à son glorieux passé et qu'elle se serait coupé de ces racines autant républicaines que sociétales :
Ces traditions apparaissant encore plus indipensables, non seulement en tant que facteur de cohésion et d'adhésion, consernant un "métier", qui restera à part dans sa finalité, quel que soit l'evolution des techniques et des doctrines d'emploi (voir Afghanistan, par exemple) ; mais aussi en tant qu'élément d'intégration au reste de la société, particulièrement en termes d'image et de pouvoir évocateur.



45.Posté par manaus38 le 26/12/2010 14:31
bonne chance à la 13;mais à NARVIK,il y avait aussi le 6° BCA;bataillon qui a repris par la suite un renouveau comme bataillon du VERCORS .quel gachis de voir sa dissolution grace à ARMEE 2000;et là ,pas grand monde pour s'en emouvoir!!

44.Posté par Delubac le 26/12/2010 11:43
La valeur des traditions, l'héritage du passé glorieux... Mais ce n'est plus aujourd'hui qu'un élément du bigramme des officiers.
Hormis la possibilité de reconnaitre le colonel futur 4 étoiles, ces éléments n'ont aucune utilité.
D'ailleurs pourquoi ne pas mettre en oeuvre ce qui est une évidence : le retaillage des unités pour qu'un pion régimentaire soit un peu plus que quelques centaines d'individus, pas tous là !

43.Posté par Ronin le 26/12/2010 10:27
DE L'IMPORTANCE, (NEGLIGEE), DES TRADITIONS.
Encore une disparition probable , qui montre, que l'on a absolument rien compris sur la valeur des traditions, en France, en particulier dans les unités combattantes !
M Merchet, suite à deux post récents, sur la 13e DBLE et particulièrement sur le rôle actuel et futur de l'armée de terre, je me permets de vous faire parvenir en aparté cette modeste réflexion.
Il suffit de regarder le modéle britanique par rapport à "l'exemple" US pour en être convaincu : quellle armée veut t'on pour le France ?! Que certains penche pour une armée toujours plus mercenaricée et coupée de la nation et par la même de la République, il n'y a manifestement aucun doute

Tout d'abord, il est relativement aisé de répondre à cette première interrogation "une armée de terre pourquoi faire". D'autres ayant depuis longtemps répondu à cette question : "La guerre, puisqu'il s'agit bien de cela et du rôle de l'armée malgré tout (et non de police !), c'est l'autre moyen de continuer la politique".
Mais dans ces temps confus, sur des théâtres comme l'Afghanistan et aprés le fort tropisme (roue-) Afrique, elle aura le mérite d'être reposé, en France.
Étant sous-tendue par cette interrogation, qu'elle place veut on pour la France, aujourd'hui et à moyens termes dans le futur !?
Le reste (qui en découle), mission, dotation, prédilection et délaissement interarmée de l'armée de terre, étant là encore, affaire de choix politiques (stratégiques serait ici un peu abusif).



La modernité serait evidemment de revenir aux fondamentaux intangibles :
Par exemple par une politique de traditions, bien comprises et utilisées, au milieu de laquelle l'homme, le combattant reprend sa place, essentielle.
C'est à dire, l'instrument au service d'une stratégie ; elle même au service des intérêts supérieurs de la communauté nationale ; et non de quelque structure otonesque manipulée par d'autres ou pire encore d'intérêts particuliers (sous prétexte de modernisme technocratique par exemple).



Il est en effet très étonnant que cet outil ne soit guère plus exploité, à l'heure du professionnalisme et du volontariat ; où l'esprit de corps (ré-)apparait dans des situations de plus en plus complexes, comme un élément fondamental de la force morale des combattants et des armées.
Cet esprit de corps s'enracinant sur un fort sentiment d'identification et d'appartenance, une ré-actualisation et une réaffirmation des unités les plus fameuses et les plus représentatives, qui firent la réputation de toute l'armée française par leur faits d'armes inoubliables, serait, en tant que facteur d'adhésion et d'entrainement un apport essentiel à la spécificité du "métier" de soldat, engagé, volontaire.
Combiné à un vrai processus de selection (voir le lien plus bas), ces unités développant par leur référence supérieures une attractivité supplémentaire en termes de recrutement et en termes d'image en général, tout en cultivant de fortes traditions et en s'enrichissant mutuellement par le partage de fortes valeurs, seraient ainsi les éléments d'une expression renforcée d'une véritable culture militaire nationale optimisée et enfin modernisée.
Hors , on ne peut que constater, contrairement à d'autre armée, la place insignifiante concernant la façon dont sont exploitées ces traditions, notamment dans la place laissée au plus fameux corps et aux plus fameux régiments qui s'illustrèrent de façon véritablement exceptionnelle dans la défense des intérêts de notre pays.
Seule la légion étrangère semblant échapper encore à ce marasme ambiant ; prouvant par le fait que des unités qui auraient pu rester de banales formation de supplétifs ; en cultivant de fortes traditions surent devenir une des meilleures troupes de combat au monde en ayant construit un esprit de corps et d'appartenance , qui est le fondement même de la force des armées danss les situations les plus extrêmes et délicates.
Un des élément les plus important de ces traditions étant basé sur le rappel et l'évocation des faits d'armes des plus fameuses unités, la professionnalisation modernisation de l'armée française aurait pu être l'occasion de remettre à l'honneur les principales unités qui suscitèrent la réputation de l'armée française par leur exploits.



En préambule, cette revalorisation pourrait être mise en oeuvre, notamment par un des corps le plus honteusement oublié, car le plus glorieux de toute l'armée française et le plus fameux de tous les temps !
Ce qui est, en particulier le cas du corps des régiments de Zouaves.
Car si il y bien un corps qui mériterait d'être réhabilité, c'est bien celui des régiments de Zouaves. C'est, en effet un des corps les plus illustres de toute l'histoire militaire française.
Unités d'élite par excellence, ils ont été constitué à partir de 1842 d'engagés volontaires originaires de France essentiellement, venant de toutes les classes de la société et particulièrement motivés, ce qui avec la professionnalisation apparait particulièrement pertinent pour renforcer l'esprit de corps.
Reconnus pour leur rusticité et leur esprit inventif, ces Zouaves, prenant la tête de toutes les opérations, acquirent une réputation proverbiale de courage et de bravoure, que ce soit durant la conquête de l'Algérie, la Crimée (l'Alma, Malakoff), l'Italie (Magenta, Palestro), le Mexique, et cetera, et cetera.
Ces régiments français constituaient en effet, avant même la légion étrangère, la première troupe et la plus réputée de l'armée d'Afrique, elle-même fer de lance de toutes les interventions françaises.
Pour ces raisons autrefois mondialement renommés au point d'être copiés dans plusieurs pays (même des américains !); ils demeurent globalement les régiments les plus décorés et les plus cités de l'armée française :
Sachant par exemple pour ce qui concerne la première guerre mondiale, que sur les 23 régiments ou bataillons qui y gagnèrent le port de la fourragère aux couleurs de la légion d'honneur sur un ensemble de plus de 500 unités d'infanterie , 5 étaient des régiments de Zouaves sur un total de 8 régiments formés à l'époque, qui reçurent à eux seuls plus de 44 citations à l'ordre de l'armée pour leur conduite héroïque durant ce conflit. Ils se distinguèrent encore durant la seconde guerre mondiale dans la 1ère DB et d'autre formations.
Ils pourraient également adopter une appellation à la fois plus moderne et moins péjorativement connotée, en fusionnant en effet avec les régiments non moins illustres des Grenadiers qui s'illustrèrent avant eux.
Ils rejoindraient ainsi d'autres formations de l'ancienne armée d'Afrique, tel que les Spahis ou les Tirailleurs, paradoxalement toujours présent dans l'actuelle armée française.

Cequi pourrait donner en suivant le schéma de ce lien et hors unité d'infanterie de marine spécifiques prépositionnées (voir lien) http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/06/comment-reduire-les-d%C3%A9penses-de-la-d%C3%A9fense-donnez-vos-id%C3%A9es-.html?cid=6a00e008d663eb883401348557659d970c#comment-6a00e008d663eb883401348557659d970c
notamment VI : un force d'intervention modernisée et proportionnée
et VII : Organisation générale, recrutemnt, ressources humaines et effectifs (http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/07/la-retraite-%C3%A0-quinze-ans-de-service-ce-sera-fini-en-2016.html?cid=6a00e008d663eb88340133f2258a06970b#comment-6a00e008d663eb88340133f2258a06970b) : y compris une garde nationale constituée uniquement de volontaires, formée à l'image de l'armée suisse (3 mois de formation de base et 3 semaines d'entrainement tous les 2 ans), qui servirait de terreau à cette nouvelle armée citoyenne.
Ces unités retrouveraient évidemment l'organisation à deux bataillons 'actuellement dénommés à tord régiments, permettant d'avoir une unité prête à intervenir à tous moment, l'autre pouvant être en reconditionement, à l'entrainement ou encore au repos.



- Pour la division blindée mécanisée, sur blindé type CV90, pour rester capable d'intervenir dans des opérations dite de forte intensité, un minimum :
2 "régiments" regroupant dans l'illustre 501e RCC deux bataillons de 60 chars chacun (le reste en réserve) ;
3 fois 2 bataillons d'infanterie blindée sur VCI chenillé type CV90 (les blindés de demain !) : par exemple les 3e, 8e et 9e régiments de Zouaves-Grenadiers (à 2 bataillons) ;
complétés par 2 "groupes" de blindés moyens CV90-120 et CV90 reconnaissance : le 12e Régiment de Cuirassiers ;
le 40 Régiment d'artillerie et le 1er régiment de génie accompagnant ces unités avec le logistique et le commandement qui va avec.



- Pour la division motorisé d'intervention rapide spécialisée,
reconstitution dans sa mission blindé moyen cavalerie du 2e Régiment de Dragons à deux groupes ;
3 régiments à 2 bataillons d'infanterie motorisée sur VBCI ou VBMR plus léger, suivant les circonstances, pour les opération de rétablissement ou de simple maintien de la paix par exemple : le 4e Régiment de Tirailleur (du Belvédère et des Vosges), le 6e RIMA et la 13 DBLE (à vocation montagne et terrain difficiles); complétés par la 5 DBCA (6e, 27e BCA) pour la haute montagne ;
11e RAMA et 7e RG accompagnant ces unités.



- Pour la division d'intervention d'urgence aéroportée et d'assaut de choc :
le 1er RMLE (Régiment de Marine de la Légion Étrangère) (ex 3e REI) à deux bataillons (1600 hommes au total) spécialisés dans les assauts amphibies;
le 2e RPLE (Régiment Parachutiste de la Légion Étrangère) à deux bataillons spécialisés dans les assauts aériens de choc;
la 7e DBCP (8e et 16e BCP) spécialisés dans les opérations commando- « rangers » ;
le 5e RHLE (Régiment de Hussard de la Légion Étrangère) amphibie, aéro et héliportable ;
le 61e Régiment d'Artillerie et et le 3e Régiment du Génie venant compléter avec les hélicoptères d'assaut ce pôle d'urgence.



« Le seul vrai combat se remporte au sol » : pas de véritable « stabilisation » (au sens large) sans une maitrise de l'espace aéro-terrestre.
L'Afghanistan nous le rappelle aujourd'hui, pourtant, chaque jour !

42.Posté par Lamôme le 25/12/2010 21:32
Merci Madame pour cette tentative. Je rejoins Pierre (Post 8), notamment pour la citation du colonel Amilakvari.
Bonne chance à la 13.

41.Posté par manon le 25/12/2010 20:23
De toute façon le problème est simple, soit c'est la 13 soit c'est le 5 RIAOM, l'autre lobby, je suis bien d'accord avec manouche. L'un des deux régiments doit être transféré au EAU, sous un format réduit....100 milliards de déficit, des EMSP prêt à en mesure de faire de la formation à l'étranger, l'armée d'Afrique effectivement doit se reconfigurer.
Ce lobbying est touchant mais ......franchement un peu de sérieux !

40.Posté par JC marin le 25/12/2010 19:13
Pour avoir cotoyé à de nombreuses reprises la 13 au rugby,lorsd' entrainement du corps de debarquement de mon batiment et lors de visites de coutoisie, j'espère de tout coeur que la decision sera prise de maintenir ce regiment et si possible en afrique!!
Un marin admirateur et admiratif de la légion

39.Posté par 123000 le 25/12/2010 16:25
Pour alimenter la guerre des boutons ,j'aurais souhaité que notre idole nationale adresse un courrier au chef de l'état lors de la dissolution du 43°BIMa ,héritier di 43° RBIMa ,régiment aussi glorieux que la 13

38.Posté par sospedra le 25/12/2010 15:43
remarquable lettre, arretez de foutre en l'air les vrais valeurs que l'armée a su conserver : honneur et fidélité, être et durer, quand tout fout le camp par cette mondialisation imbécile!!

37.Posté par dugommix le 24/12/2010 21:28
Qu'attendre d'un président de la République qui a fait son service militaire comme planqué dans des bureaux parisiens, qui fait coucou à la foule lorsqu'il passe en revue le 14 juillet les drapeaux et étendards de régiments glorieux, qui transforme les gendarmes en sous-gardes champêtres et transforme les généraux en larbins?
Et , remarque qui n'a rien à voir - quoique... - le prince Harry passe la nuit de Noël en alerte dans une unité de "search and rescue" de la RAF.
Les petits de Nicolas, ils sont où, la nuit de Noël?

36.Posté par Captain Pif le 24/12/2010 18:31
Belle lettre. Mais il ne me semblait pas que l'on envisageait de dissoudre la 13ème DBLE, simplement de la transférer (peut-être aux EAU). Aurais-je mal compris?

35.Posté par Allobroge le 24/12/2010 18:04
Une question me taraude: pourquoi la 13 pluôt que le 5ème RIAOM ?

34.Posté par laurent Epailly le 24/12/2010 17:56
Bonjour à tous.


C'est par une telle lettre que l'on a sauvé le 1° Spahi, dans un premier temps "oublié", lors de la dissolution de l'Armée d'Afrique en 1962.

La salle d'honneur du régiment conserve encore la lettre envoyée au Général de Gaulle, et retournée par lui, sollicitant que le 1° régiment à entrer dans Paris, Strasbourg et Berchtesgaden, soit épargné.

Dans la marge, une simple mention de la main du Général : "soit".

Il ne faut pas ramener cette question à un simple lobbying : bien sur, d'autres régiments auraient, plus que d'autres, mérités de demeurer.

Sans doute ceux qui restent sont ceux qui méritent moins que d'autres de disparaître ou d'être réduits ou transformés.

Et il y a des contingences économiques, politiques que l'on peut comprendre.

Mais il y a toujours un moment où le citoyen a le droit d'interpeller l'administration, parce qu'il est un citoyen et que tout mandat, toute action administrative procède de lui.

Il est bon de rappeler aux Politiques qui les a fait roi, même si on ne leur déniera pas le droit d'exercer ce mandat tant qu'ils le détiennent.

En attendant; la 13 c'est bien celle qui a gagné à Narvik quand l'armée s'effondrait en France par ailleurs et la première, en effet (avec la "brigade" des pêcheurs de l'île de Sein) à rejoindre le Général.

Cela vaut bien un supplément d'attention et de reconnaissance de la Nation.
http://avocats.fr/space/laurent.epailly

33.Posté par un marin le 24/12/2010 17:33
Madame de Sairigné a raison ...Il faut défendre la 13 !
http://orange.fr

32.Posté par lionel Lionel-PG44 le 24/12/2010 17:26
Mille excuses... j'aurai du dire Mon Lieutenant, comme l'on dit dans la cavalerie à un juteux chef depuis Napoléon (le vrai)

31.Posté par lionel Lionel-PG44 le 24/12/2010 17:25
Je me demandais si l'on pouvait écrire à l'adjudant chef Merchêt. On peut ! Dont acte.
Mes respects, mon adjudant chef !
Et comme le disait mon chef de corps au 4ème RH... A la santé de nos chevaux, de nos femmes et à ceux qui les montent !

30.Posté par georges66 le 24/12/2010 17:22
j'ai servi a la 13 -3eme cie pendant 3 ans,il est vraiment domage de sortir cette unite de son contexte qui lui va si bien, madame DE SAIRIGNE peut elle vraiment obtenir quelque chose, cela est impossible, quand il s'agit d'une position politique tenue par des politiques,il n'y a plus rien a dire ou a faire raison d'etat no comment, s'est fait!!!

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Jean-Dominique Merchet
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Jean-Dominique Merchet, journaliste à Marianne, je m'occupe des questions militaires depuis une vingtaine d'années. C'est une passion dans laquelle je suis tombé tout petit... Né en 1959, franc-comtois et versaillais, je suis un auditeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN 49). J'ai créé ce blog en 2007.

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