Rien de ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel ne nous sera étranger

Livre : "les Parachutistes SAS de la France libre", une somme et un superbe cadeau !



Livre : "les Parachutistes SAS de la France libre", une somme et un superbe cadeau !

Ce livre est impressionnant et d'abord par la somme de travail qu'il représente : quinze ans de recherches et de passions ont permis à David Portier d'écrire LE livre de référence sur les "Parachutistes SAS de la France libre" publié par les éditions Nimrod.

Ces recherches, que l'on pouvait suivre sur son site internet, ont enfin abouties : 544 pages grand format, 630 photos, 12 cartes, un texte très documenté. Le livre pèse trois bons kilos : au poids, il reste abordable (59 euros)... C'est en tout cas un magnifique cadeau de Noël à offrir ou à s'offrir !

Qui furent les SAS français ? Des aventuriers et des patriotes qui combattirent dans les rangs de la France libre. Ils furent les premières forces spéciales françaises, sur le modèle des SAS britanniques qui les formèrent. Issus de l'Infanterie de l'Air, environ un millier d'hommes participèrent aux opérations contre l'Axe en Egypte, en Crète, en Libye, en Tunisie, en France, en Belgique et en Hollande. Ils opéraient sur les arrières de l'ennemi pour le harceler.

L'épopée de ces héros - qui constituèrent les 2ème et 3ème RCP - est aujourd'hui très oubliée dans notre pays : on se souvient du livre de Joseph Kessel (et du film qui en fut tiré) : "Bataillon du ciel". Depuis lors, force est de reconnaitre que leur mémoire était vouée à une certaine clandestinité... qui n'avait plus lieu d'être !  David Portier les sort aujourd'hui avec talent.

David Portier, "Les Parachutistes SAS de la France libre 1940-1945"  Editions Nimrod, 59 euros.

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Mardi 21 Décembre 2010
Jean-Dominique Merchet


Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

22.Posté par BONVIN le 26/12/2010 02:20
J'ai connu, et fait amiltié, au Costa Rica avec un français de Bretagne, qui avait fait parti des FFL et comme il parlait breton, avait été parachuté sur la Bretagne quelques jours avant le jour J.pour préparer la résistance.
Son nom Alain GUILLOU, il avait été formé en Angleterre.
Un compagnon l'aurait connu ? Et pourrait me parler de lui, qui maintenant est décédé depuis quelques années.

21.Posté par HANDIA le 24/12/2010 11:33
Extrait du discours de M. FILLON prononcé lors de son hommage aux soldats français d'Afghanistan le 21 décembre, à l'occasion duquel il a décoré plusieurs blessés : "Sergent Vincent POIROT, (...) En mai 2010, vous rejoignez l’Afghanistan. Le 27 septembre 2010, au cours d’une infiltration des forces spéciales, dans une zone montagneuse escarpée, vous êtes pris sous le feu des insurgés. Grièvement blessé, vous poursuivez le combat avec votre arme de poing, tout en rendant compte des évènements à la radio. Votre courage a permis de préserver l’ensemble de votre groupe. Vous avez perdu l’usage de votre jambe droite."
Le sergent POIROT sert au 1er RPIMA et est un digne et valeureux héritier des SAS de la France Libre.
Pourquoi cet hommage du 1er ministre, visiblement marqué par ses contacts avec nos blessés (lisez http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/hommage-aux-soldats-francais-d-afghanistan), n'a-t-il quasiment aucun écho, y compris sur les blogs et articles consacrés à la Défense?





20.Posté par PORTIER David le 24/12/2010 10:51
Bonjour LR,

Pour ma part, je m'intéresse surtout à la période 41/45.
Il est certain que l'action des SAS est peu connu et encore moins celle du SBS mais finalement, je ne sais pas si l'on peut dire que le SBS est resté dans l'ombre du SAS sachant que les deux unités étaient intimement liées. Il me semble que la Special Boat Section a été crée en 1943 suite à la dissolution du 1st SAS et Lord Jellicoe, SAS rescapé de l'opération en Crête, en a pris le commandement et a opéré notamment vers les iles de la mer Egée vers la Grêce et l'Italie.
Peux-tu me le confirmer?

Merci
http://fflsas.org

19.Posté par LR le 23/12/2010 20:26
S'agissant des SAS et des SBS, je prends la liberté, si le modérateur le veut bien, de me faire un peu de publicité. J'ai traduit pour NIMROD, maison créée par François de Saint-Exupéry qui mérite d'être encouragé, quelques ouvrages de Duncan Falconer (SBS) et d'Andy McNab (SAS). Je viens d'entamer la traduction d'un nouvel ouvrage de ce dernier, à paraître fin 2011.

En tant qu'ancien marin et ancien sous-marinier, j'en profite également pour souligner à quel point l'épopée des SBS, restés dans l'ombre des SAS, mérite aussi d'être connue et racontée. Mais en anglais,la sous-marinade s'apelle "the silent service"...

Joyeux Noël à tous.

18.Posté par Gérard Prost le 22/12/2010 17:10
Le colonel Roger FLAMAND,décédé en 2009 , ancien du 3°RCP,qui a longtemps présidé l'association nationnale des amis du musée des parachutistes a écrit plusieurs ouvrages sur les SAS ; le dernier détaillait les actions du 3°RCP en 44 et 45 .

17.Posté par PORTIER David le 22/12/2010 14:41
Effectivement, Henri Brown était bien mélanésien. je suis aujourd'hui en relation avec sa petite-fille et c'est bien son vrai nom.
Je recherche par contre toujours à entrer en contact avec les familles d'anciens Tahitiens. Ils étaient 10 volontaires au 4e SAS. Je n'ai retrouvé pour le moment que 2 familles.
Pour Philippe Akar, il a été parachuté vers le 13 août en Saône-et-Loire.

Cordialement,
David
http://fflsas.org

16.Posté par Boutlaid le 22/12/2010 14:35
A lire sur le même sujet "Paras de la France Libre" par le Col R. Flamand (Presses de la Cité)

15.Posté par Hermes le 22/12/2010 13:30
@David Portier, merci pour votre précision sur les conditions exactes du décès en Nouvelle-Calédonie de Henri Brown.

Du coup, un autre fait m'intrigue en raison de la phonétique de son nom : était-il mélanésien ?
Si c'est le cas, Henri Brown était-il son "nom de guerre" ?

Il y a plus de 20 ans, j'ai eu la chance de rencontrer Philippe Akar, à l'époque aspirant chef du stick de sabotage du 3rd SAS, parachuté en Saône et Loire en juillet (?) 1944, dont le livre de mémoires est sorti il y a un an ou deux.

L'un de ses subordonnés au sein de ce stick de sabotage était le caporal Jean Graziani, pied-noir né en 1925 à Mondovi en Algérie, premier séjour en Indochine en 1946-1948 au sein du 2ème bataillon SAS de la demi-brigade parachutiste SAS, deuxième séjour au sein du 3ème BCCP, l'un des deux bataillons parachutistes engloutis lors de désastre de la RC 4 en octobre 1950, prisonnier durant quatre ans au camp n° 1, trois tentatives d'évasion, puis l'Algérie au 2ème bureau de la 10ème DP, notamment durant la bataille d'Alger, avant d'être tué au combat en Kabylie à la tête de la 5ème compagnie du 6ème RPIMa en janvier 1959 lors de l'opération "Kabylie 16".

Dans les rangs du 3dr SAS il y avait également l'aspirant Claude Barrès, né en 1926, petit-fils de l'écrivain Maurice Barrès, lui aussi ancien d'Indochine notamment à l'état-major opérationnel Nord sous les ordres d'un certain commandant Aussaresses, également ancien du bataillon français de l'ONU en Corée, tué en Algérie au combat à la tête d'une compagnie (la 5ème également ?) du 9ème RCP, le 26 mai 1959 lors d'une opération à la frontière tunisienne sur le djebel Harraba.

Un livre a déjà été écrit sur l'un et sur l'autre, il y aurait tant à dire sur le parcours de ces deux hommes, de ces deux officiers, symboles de cette génération qui a connu 20 de guerres ininterrompues pour seul horizon.

14.Posté par PORTIER David le 22/12/2010 11:57
Bonjour,

@ Alain Fauveau et Hermes, effectivement, Henri Brown est décédé lors du passage d'un cyclone sur la Nouvelle-Calédonie.

@ marin, il y a eu pendant longtemps des erreurs de commises à cause de la différence d'heure entre heure alliée et heure française. En fait, le stick Marienne a été parachuté à 00h45 et le caporal Bouétard a été achevé à 01h30 soit après le premier parachutiste britannique mort à Pegasus Bridge. Cela n'enlève rien aux mérites d'Emile Bouétard.
http://fflsas.org

13.Posté par un marin le 22/12/2010 11:15
Le premier mort de l'opération Overlord fut le caporal Bouetard né à Pleudihen sur Rance tué - ou plutôt achevé ,car il était déjà blessé- à Plumélec (Morbihan) le 6 juin 1944 à 0 heure 40 ;il faisait partie du stick du lieutenant Marienne ;
http://orange.fr

12.Posté par Dar Sila le 21/12/2010 22:54
Je me souviens d'avoir lu jeune le livre de Kessel et vu le film "Bataillon du ciel", avec le fameux commandant manchot (Bourgoin). Beaucoup des SAS de la seconde guerre mondiale formeront l'ossature des unités parachutistes d'Indochine.

11.Posté par Drabenec le 21/12/2010 22:01
Cher Pacha, je ne peux que tristement faire le lien entre ces "grands" anciens et les deux vaillants soldats qui viennent de tomber en Afghanistan. Les SAS se sont battus et sont morts pour leur pays et surtout un idéal. Mais mourir pour des sauvages qui nous oublieront dès que le dernier soldat aura quitté leur sol pour retomber dans leurs petits business ancestraux : drogue, racket, guerre civile? Quel gâchis, quelle tristesse! A défaut de nation qui s'en fout, que Dieu les recoive en paix.

10.Posté par PORTIER David le 21/12/2010 19:25
Bonjour Monsieur Merchet,

Je vous remercie beaucoup pour vos commentaires et je suis très heureux de voir que vous avez apprécié mon travail.

* Pour répondre à Alain Fauveau, le SAS Calédonien était Henri Brown qui appartenait au 2e squadron du 4e SAS et a été parachuté sur Samwest.
* Pour de Freita, Jack Sibard était effectivement à la Citadelle pour la Saint-Michel avec quelques autres SAS et le 1er RPIMa est très proche des anciens.
* Pour Mr de Montbarry, je suis preneur de précision concernant Mr Romand que je ne connais pas aux SAS. Par contre les SAS n'étaient pas à Arnheim.
* Pour ma part, le livre de Bonnecarrère a le mérite de m'avoir fait découvrir les SAS mais par contre, il est parfois trop proche du roman.
* Enfin, pour répondre à Arc de Triomphe, le 2e RCP était bien une unité de la France Libre crée à Londres en septembre 1940 tandis que le 3e RCP était constitué en Afrique-du-Nord à partir de 43 par le commandant O'Cottereau. Mais si ces unités étaient bien d'origine FFL, tous ces hommes n'étaient pas forcément gaullistes ni tous FFL car une partie avaient rejoint après le 31 juillet 1943. Enfin, dans leur majorité, ils avaient tous choisi de refuser la défaite et certains avaient quitté l'Armée française d'Armistice pour reprendre plus vite le combat.
Il n'y a donc rien de politique dans mes propos et je vous invite à lire ce livre pour vous en rendre compte. Je me suis justement appliqué à montrer les origines diverses des différents volontaires.

Cordialement,
David PORTIER
http://fflsas.org

9.Posté par Hermes le 21/12/2010 18:14
@Alain Fauveau à 12h49

Je ne doute pas de votre anecdote au sujet de cet ancien SAS de la France Libre, d'origine kanak de Nouvelle-Calédonie, mais je suis très surpris lorsque vous dites "qu'il a été tué au cours des évènements de la Nouvelle-Calédonie".

En effet, d'Eloi Machoro en 1985 aux ravisseurs de la grotte d'Ouvéa en 1988, il n'y a pas eu multitude de morts parmi les kanaks, et je ne garde aucun souvenir de l'un d'entre eux qui aurait été ancien parachutiste SAS de la France Libre.

Ce fait n'aurait pas échappé aux médias, sans même parle de son âge, probablement né dans les années 20, par conséquent sexagénaire au moins dans les années 80.

Pour conclure, êtes-vous vraiment sûr des conditions de sa mort ?

8.Posté par laurent Epailly le 21/12/2010 16:02
Bonjour à tous.


Je connaissais mal cette histoire héroïque de gens ordinaires : j'achèterai donc cet ouvrage à 19,66 € le kilo, ce qui ramène la gloire à un prix très raisonnable...

Il faut juste penser à le placer sur l'étagère du bas, avec le gros incunable sur les décorations françaises, pour éviter que ça ploie.

:-)

De manière générale, ces bouquins sont remarquables, mais je crois que le public se raréfie : il me semble que les tirages s'amenuisent et, par exemple, les bouquins sur les Spahis, superbement documentés (et je crois que la suite élaborée par le colonel Moné est assez unique en son genre, concernant un seul régiment, le 1° Marocain - sauf le dernier, sur la Horgne) ne sortent qu'à moins de 500 exemplaires.

C'est dommage, mais je crois que le manque d'intérêt pour la chose militaire et la geste des anciens se trouve aussi dans ce constat.
http://avocats.fr/space/laurent.epailly

7.Posté par Lapoz le 21/12/2010 14:43
A conseiller aussi sur ce sujet, le génial "Qui ose Vaincra" de Paul Bonnecarrère, malheureusement non réédité mais il se trouve d'occasion.

6.Posté par Henri de Montbarry le 21/12/2010 14:34
Un livre a ne pas manquer en effet. Le 13 novembere 2010, un vieil ami, Monsieur Bernard Romand, 90 ans, ancien SAS qui avait participe entre autre a la bataille d'Arnheim nous quittait.

5.Posté par Arc de triomphe le 21/12/2010 14:13
Ne serait-il pas plus approprié d'offrir un livre qui ne fasse pas l'apologie d'un parti politique, celui des "free french", autrement appelés "gaullistes" ? Tous les S.A.S. n'étaient pas gaullistes. Certains étaient Français et issus de l'Armée française d'armistice. Le titre "France libre" est un amalgame et un détournement. Cette guerre est encore et toujours intrumentalisée par une petite minorité qui souhaite imposer son interprétation de l'histoire de France. Il n'est pas bon de politiser ni l'histoire de France ni l'armée française. Ce livre, par son titre, n'y contribue pas.

Et finalement, pourquoi un tel livre pour Noël ? Quel est le rapport entre Noël et les S.A.S. ?
http://www.lepost.fr/perso/l-arc/

4.Posté par Mogobri le 21/12/2010 13:31
Je passe une ou 2 fois par an à Sennecey le Grand, en Saône et Loire, le long de cette (ancienne) RN6. En septembre (je crois) 44 les SAS, avec leurs jeeps armées, héritées du LRDG, y firent un véritable carnage parmi les éléments motorisés Allemands qui retraitaient.

Ils y laissèrent pour la plupart leur vie.

Il y a,à quelques kms au sud de ce village Bourguignon, le mémorial national de ces Géants que furent les SAS ...

Savez vous que dans les années 50, on enseignait aux "petits" gradés des TAP, comment faire démarrer une loco à vapeur ... tellement "ils" avaient fait du dégât avec ...

3.Posté par de freitas le 21/12/2010 13:14
Ce livre était très attendu par les inconditionnels des forces spéciales. A propos des french SAS je crois que c'est le 1° RPIMa qui entretient la filiation et la mémoire de ces grands patriotes. D'ailleurs, j'ai lu sur un site de l'armée de terre que Jack Sibard, le dernier français ayant participé à l'opération en Crète, a assisté à la dernière saint-michel de Bayonne.

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Jean-Dominique Merchet
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Jean-Dominique Merchet, journaliste à Marianne, je m'occupe des questions militaires depuis une vingtaine d'années. C'est une passion dans laquelle je suis tombé tout petit... Né en 1959, franc-comtois et versaillais, je suis un auditeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN 49). J'ai créé ce blog en 2007.

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Le site de l'hebdomadaire Marianne : "le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" (Albert Camus).



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