Rien de ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel ne nous sera étranger

Les sapeurs-pompiers de Paris fêteront leur bicentenaire en 2011



(En hommage au commandant Raymond Deroo, historien de la BSPP)

La revue l'Histoire publie dans son numéro de janvier un article consacré à l'histoire des sapeurs-pompiers de Paris, sous la plume de Didier Sapaut.

Un décret de Napoléon Ier créa ce qui était alors le Bataillon des sapeurs-pompiers, le 18 septembre 1811. Il comptait 576 hommes, tous militaires, comme ils le sont restés jusqu'à aujourd'hui. La décision de créer cette nouvelle unité est la conséquence directe de l'incendie qui ravagea la résidence de l'ambassadeur d'Autriche, à la Chaussée d'Antin, en juillet 1810. Présent sur place, l'Empereur put constater l'inefficacité des secours. Depuis 1716, existait le corps des gardes-pompes civils, qui fonctionna correctement durant le XVIIIème siècle, avant de se déliter sous la Révolution.

En 1866, le Bataillon devint Régiment et ses compétences furent ensuite élargies au département de la Seine, puis au trois départements de la petite couronne (92, 93, 94). Le régiment devint Brigade en 1967.
 
L'article nous apprend que depuis sa création, 79 militaires sont morts en service et que la devise 'Sauver ou périr" ne date que de 1941 - remplaçant "Mourir en faisant son devoir".

Il existe d'autres unités militaires de pompiers intervenant dans le civil : les Marins-Pompiers de Marseille, créés en 1939, à la suite du fiasco de l'incendie des Nouvelles Galeries de la Canebière, ainsi que les trois Unités d'intervention de la sécurité civile.
Les sapeurs-pompiers de Paris fêteront leur bicentenaire en 2011

Jeudi 30 Décembre 2010
Jean-Dominique Merchet



1.Posté par un autre le 31/12/2010 02:11
Bravo ! ! !
La longévité du corps est aussi bien un gage d'expérience que de satisfaction.
Hélas ! On peut pas dire cela de tous les corps de l'état.

2.Posté par laurent Epailly le 31/12/2010 08:57
Bonjour à tous.

Ces pompiers sont d'ailleurs bien des militaires, leur drapeau portant la mention "Vauquois", lieu où, en 1915, ils firent sauter un dépôt de munitions allemand en projetant un mélange d'huile et de pétrole sur les lignes adverses.

Cela dit, le vent rabattit les flammes vers l'envoyeur, ce qui causa la perte de pompiers et de soldats du 31° RI.

Pour autant, les pompiers, c'est comme les médecins : je les préfère lorsqu'ils sauvent sans se poser de questions.

En tout cas, Paris est bien servi : 114 pompiers pour 100.000 habitants en Ile de France, contre 382 en France, mais une densité phénoménale : 9,2 pompiers au km² contre 0,34 dans le reste de la France.

Mais bon, il n'y a ni Ministères, ni Ambassades, ni Parlements en Province.

Une belle unité, en tout cas.
http://avocats.fr/space/laurent.epailly

3.Posté par LEMONNIER Yves le 31/12/2010 09:49
Un grand salut à nos"soldats du feu". Et beaucoup de respect car il font un travail remarquable. Honte à ceux des banlieues qui les agressent.

4.Posté par Roquet le 31/12/2010 10:08
Enfin un article qui, en premier lieu, rappelle que les sapeurs-pompiers de Paris sont militaires, pas plus mais pas moins que les autres militaires et que même si nous sommes "pour emploi" sous l'autorité d'une instance civile, en l'occurence le Préfet de police (de Paris), nous sommes attachés à notre statut militaire, nous sommes fiers de l'être. Si notre métier nous rapporche bien évidemment de collègues pompiers civils, nos camarades de promotion servent dans les forces et certains d'entre nous servent régulièrement soit dans les régiments soit dans les état-majors des forces.
CQFD (s'il en était encore besoin)
http://www.pompiersparis.fr

5.Posté par philippe le 31/12/2010 12:08
Un coup de projecteur sur la BSPP, c'est très sympa.
D'autant plus qu'elle s'éloigne de la mémoire de ces camarades du civils.Jusqu'en 1985, elle était le creuset et la pépinière de chaque génération de SPP, tout grade confondu.
C'était une grande référence, l'embauche dans les corps de SPP communaux se faisait au vue des états de services à la brigade. Aujourd'hui, les DDIS fonctionne comme n'importe quel service de l'administration, une page se tourne.
Hommage aux anciens de Paris morts ou vivants

6.Posté par Yann le 31/12/2010 12:31
Bonne fête de fin d'année a tous les Sapeurs !!!
Félicitation pour vôtre travail et vôtre courage !!!
Et par Sainte Barbe vive la Sap !!!

7.Posté par Henri de Montbarry le 31/12/2010 14:18
ah ah avec les pompiers, vive les pompiers de paris ! En tout cas merci de cet hommage.

8.Posté par pie le 31/12/2010 16:08
Un nouveau départ toutes les 70 secondes en moyenne... merci la brigade et bon courage pour cette nuit de la St Sylvestre!

9.Posté par nicolas le 31/12/2010 16:16
Un coup de chapeau à la BSPP et la démonstration qu'une unité de militaire dépendant de la défense puisse mener des actions au profit des préfectures.
Comme quoi le rattachment de la Gendarmerie à l'intérieur n'a pas l'excuse de l'efficacité mais bine le prélude à une fusions voir absorbtion.
Que nos pompiers militaires restent militaires aussi longtemps que possible !

10.Posté par Marrananrolles le 31/12/2010 18:26
Hommage profond à notre brigade des sapeurs-pompiers de Paris et par extension à tous les pompiers militaires de France, de la part d'un officier (er) de gendarmerie qui partage totalement les posts de Roquet et Philippe quant au statut militaire et à la fierté légitime qu'il suscite.

11.Posté par Aiguillon le 02/01/2011 19:40
Merci pour cet article. Et coup de chapeau à ces femmes et ces hommes valeureux.

12.Posté par JR le 03/01/2011 15:30
Une petite remarque : vous écrivez que le territoire des sapeurs pompiers fut étendu à la petite couronne (91, 92...). En réalité, dès que leur territoire était le département de la Seine, ces zones étaient déjà incluses. En effet, le département de la Seine original était toute l'Île de France et donc les incluait.

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Jean-Dominique Merchet
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Jean-Dominique Merchet, journaliste à Marianne, je m'occupe des questions militaires depuis une vingtaine d'années. C'est une passion dans laquelle je suis tombé tout petit... Né en 1959, franc-comtois et versaillais, je suis un auditeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN 49). J'ai créé ce blog en 2007.

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