L'image numérique

En quelques années, les images satellitales, la photographie et la vidéo numériques ont complètement banalisé l'image numérique dont l'usage était antérieurement limité à des domaines professionnels. Cela ne signifie pas pour autant simplicité de lecture, ainsi qu'en témoigne l' exemple suivant.
frnw1.jpg (3187 octets) frnw5.jpg (2340 octets)
frnw3.jpg (4478 octets) frnw4.jpg (6541 octets)
frnw2.jpg (3617 octets) frnw6.jpg (2812 octets)
Sur le plan visuel, les six imagettes ci-contre présentent indéniablement de grandes différences.

D'un point de vue physique, elles expriment cependant une seule et unique information : Il s'agit de la température de surface de la mer et du continent télédétectée par un capteur embarqué à bord d'un satellite météorologique NOAA, lors du survol de l'ouest de la France le 28 juillet 1991, à 14 h 01 TU.

Seuls les traitements numériques appliqués au fichier original (les données "brutes" sont des nombres qui traduisent directement la mesure physique effectuée) conduisent à ces restitutions variées susceptibles de mettre en valeur tel ou tel aspect de l'image.

L'étude qui suit,  intitulée "Il n'y a pas d'images justes, il y a juste des images",  a pour objectif principal d'aider   tous ceux qui font régulièrement usage de ces images numériques à perfectionner leur lecture et leur analyse, à tirer pleinement parti de ces documents dont l'esthétique souvent remarquable peut masquer bien des pièges.

Les documents d'appui pour cette investigation très complète et largement illustrée (près de 300 images) sont d'une part le très célèbre tableau de Léonard de Vinci, La Joconde, d'autre part les images acquises par les satellites météorologiques Météosat, GOES, et NOAA ou par le satellite Spot.