Le programme d'informatisation du Dictionaire critique de la langue française
direction scientifique: Philippe CARON et Louise DAGENAIS
 
 
 
C'est après avoir travaillé plusieurs années, de 1984 à 1988, sur le Dictionaire critique de la langue française de l'abbé Féraud que le G.E.H.L.F. a pris la décision d'en entamer l'informatisation. Sous son égide tout d'abord, puis avec l'aide active de l'INaLF,  plusieurs partenaires ont été fédérés sur ce programme:
 
  1.    Le laboratoire RESSAC ( Recherches syntaxiques et sémantiques sur l'Age classique, direction Philippe CARON ) de l'équipe de Sciences du Langage  de l'Université de Limoges a pris en charge la saisie intégrale des quelque 28OO pages, les premières relectures et corrections de 1993 à 1998.
  2.    L'Équipe Morin-Dagenais en histoire du français ( département de Linguistique et de Traduction de l'Université de Montréal) a pris en charge la préparation et la mise au propre du cahier de saisie.
  3.     Le TELMOO (TExte Électronique Médiéval Oc et Oïl, direction Gérard Gonfroy) de l'équipe de Sciences du Langage de l'Université de Limoges a apporté à la mise en oeuvre le savoir faire informatique qu'il avait acquis à l'occasion du travail de concordances sur les textes médiévaux et de varialectio électronique sur le corpus de la lyrique d'oc.
De 1994 à 1999, les 2600 pages du Dictionaire Critique ont donc été saisies au laboratoires RESSAC de Limoges. Les premières relectures et corrections y ont  également été effectuées. Ont collaboré à cette opération les personnes suivantes:

    Jeannette AMINA-DZAODZARA, opératrice de saisie,  a saisi 2000 pages de cette volumineuse entreprise à raison de 20 heures par semaine pendant trois ans et demi.
    Yu-Chang LIU  et Bin-Ru HWANG , doctorantes boursières au laboratoire RESSAC de 1994 à 1998, ont saisi le reste des pages. Elles ont assuré trois relectures d'un échantillon de 33%  ( les lettres A, E et P )  et préparé une premières indexation à usage interne qui a permis une première série de vérifications et de travaux de recherche.

Depuis 1999, Pierrette MARCHAUDON (INaLF Paris) et Claudine JURIN ( INaLF Nancy) assurent les ultimes relectures de l'ensemble. Cette étape devrait s'achever en juin 2002.
Le report de ces corrections, les routines de vérificaton ainsi que la résolution des nombreuses anomalies imprévisibles sont assurés par Louise DAGENAIS .
 

Prospective

La conversion au format HTML de cette volumineuse base initiale de 14 Mo sera effectuée au cours du second semestre 2002 par fichiers successifs ( à mesure que les dernières corrections seront apportées aux fichiers-matrices)

Deux versions sont alors envisagées:
    - dans le cadre des accords entre l'INaLF et l'ARTFL de Chicago, une version simple sera publiée dans le cadre du programme "Dictionnaires d'Autrefois" en 2002
    - avec la participation de l'U.M.R. ATILF de Nancy II, une version plus ambitieuse fera l'objet d'une étude de faisabilité: balisage fin des objets les mieux circonscrits à l'aide des attributs typographiques du texte; ajout par liens hypertextuels des compléments apportés par le lexicographe dans le supplément manuscrit. Lemmatisation des formes graphiques occurrentes.

Partenaires financiers

Ont participé à l'opération

- le G.D.R. 08410 du C.N.R.S. ( 1994-2000): embauche d'une assistante de saisie sur contrat C.E.S. pendant trois ans et demi, frais de téléphone
- l'I.U.F.M. du Limousin ( bureau, énergies, aide au colloque)
- l'Université de Limoges (crédits BQR 1993 et 1997)
- La région Limousin dans le cadre du contrat de Plan Etat-Région ( dotation en équipement)
- L'équipe de Sciences du Langage et des Textes ( dépenses téléphoniques et fax)
- Les programmes prioritaires de la coopération scientifique Québec- France ( missions en 1990 et 1991; aide au séjour sabbatique en 1994)
- L'INaLF ( 1993-2001): vacations, crédits incitatifs, budgétisation d'une bourse, stage de formation, quart temps pour la relecture
- La M.S.H.S. de Poitiers  ( bureau, connexions, site internet, crédits d'équipement)
 


Enfin  les responsables scientifiques sont redevables plus qu'ils ne peuvent le dire à Gérard Gonfroy sans l'impulsion duquel  ils n'auraient pas cru à la faisabilité du projet et qui a accompagné ce gros travail en facilitant sa réalisation.