Ashuapmuchuan06-19-00-00
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DescriptionCarte/MapCarte/MapPhotosMeteoRoute/DriveStation   61901   x   1Retour/Back
La Ashuapmushuan se descend volontiers en canot ouvert ou mieux en canoë semi-ponté, type "Manouane". On profite alors d'un longue randonnée en pleine nature dont l'intérêt sportif peut se prolonger sur une dizaine de jours. L'Ashuapmuchuan, "où on attend le caribou", comme on se plaisait à l'appeler jusqu'à tout récemment, constitue l'ancienne route du Nord, qui reliait le lac Saint-Jean à la Baie d'Hudson en passant par le lac Mistassini et la Rupert, qui sera vraisemblablement harnachée dans la suite du projet de la Baie-James.
La Ashuapmushuan pourrait également connaître le même sort, puisque l'Hydro-Québec en étudie présentement la possibilité. C'est un coup à vous transformer les amateurs de rivières en protagonistes du nucléaire. La basse Ashuapmushuan serait complètement harnachée s'il faut en croire l'Hydro-Québec. On projette d'y construire trois barrages : l'un à la Grande Chute à l'Ours, l'autre aux Rapides Pas de Fond, et enfin un dernier aux Rapides du Fer à Cheval. La décision finale sera prise en 1983. Si la pression populaire ne parvient pas à arrêter ce projet, il reste peu de temps pour profiter de cette descente.
Il ne faut pas hésiter à y passer une bonne semaine ou plus. Les paysages sont superbes quoique altérés en certains endroits par l'exploitation forestière. La Chute de la Chaudière et les deux Chutes à l'Ours valent la peine de s'y attarder. Principale frayère de la ouananiche au lac Saint-Jean, pour le tronçon en aval de la Chaudière, on en profitera pour y lancer une ligne; peut-être en sera-t-on quitte pour un doré ou un brochet!
Une bonne expérience en rapides est recommandée avant de s'y aventurer. C'est une rivière à gros volume; l'utilisation de la toile de pontage pour les embarcations non pontées minimisera les portages. Pour un canot ouvert, on doit compter sept portages, dont deux sont obligatoires à la Chaudière.
On peut allonger la descente d'environ 165 km en débutant au poste de Mistassini par la rivière à la Perche et la rivière du Chef, le long de la route historique.
Il semble y avoir deux tronçons intéressants sur des rivières parallèles à la Ashuapmushuan. Sur la Micosas
(1 200 km2), en aval du lac Montréal, on rencontre un tronçon de plus de 7 km (0,6%-3,5%) qui pourrait se poursuivre sur la Ouasiemsca (3 445 km2), où l'on rencontre un autre tronçon sportif de 16,5 km (0,18% - 0,24%); le tout pour un total de 45 km.
CARACTÉRISTIQUES
Difficulté: novice/intermédiaire Cotation: R-II (3;4;5)
Longueur: 137 km Durée: 7-10 jours
Navette: 100 km Portage: 2 - 7
Largeur: 15 - 200 m Profil-type: diccontinu
Débit idéal: moyen (août) Station: basse : 061901 haute : 061905
Bassin versant: 4 330 - 14 700 km² Pondération: basse : 1haute : 1
Panorama: **** Intérêt: ***
ACCÈS
Mise à l'eau :
La Ashuapmushuan est située dans la réserve faunique Ashuapmushuan : c'est une des rares rivières payantes au Québec. Le passage dans la réserve avec votre véhicule coûte 3.50$, la nuit 7,17$ par personne en canot camping, enfant 3,69$ et pour la pêche 14,78$ par jour. Il existe trois points d'accès entre la route 167 et la Petite Chute à l'Ours (137 km). On peut donc diviser la descente en quatre tronçons : de la route 167 au pont du Camp-3 de la Donohue (30 km); de ce pont à la route qui mène à la Chute de la Chaudière (55 km), de la Chaudière à une route à la hauteur de la barrière du parc (35 km), et enfin jusqu'à la Petite Chute à l'Ours (17 km). Ce sont autant de combinaisons possibles d'itinéraires. Il faut compter de 6 à 10 jours pour la descente complète. Les tronçons les plus sportifs sont le premier et le deuxième, que l'on peut enchaîner en 4 jours. On pourrait également atteindre la Ashuapmushuan par la rivière Chigoubiche (17 km : 0,8%) dont un tronçon près de l'embouchure semble passablement pentu (3,25%).
DESCRIPTION (eau haute)Guide Fortin
Les 30 km jusqu'au pont du Camp-3, en amont du confluent de la rivière du Chef, sont les plus soutenus (0,27% - 0,5%) de toute la descente. Les rapides (R-2) sont généralement courts et francs, les passes sont évidentes et nécessitent peu de manoeuvres. Dans les rapides plus longs, il y a bien quelques petits rouleaux qui demandent un peu de vitesse pour les franchir, mais il est toujours facile de s'arrêter. En canot ouvert la hauteur des vagues pourrait devenir prohibitive, mais en canoë ponté la navigation est assez aisée. Le dernier rapide (R-3-4) avant le pont est court mais fort pentu; il exige des manoeuvres précises et une bonne vitesse. Les vagues atteignent 1,5 mètre de hauteur. Le portage semble possible par la rive droite le long du chemin.
Avec la rivière du Chef, la Ashuapmushuan double de volume et se transforme en véritable fleuve. Un planiol qui semble éternel, entrecoupé de deux petits rapides (R-2), nous conduit à un tronçon plus sportif (0,36%) : une suite de rapides (R-1+2) assez faciles sans histoires spéciales. Les planiols ne sont pas trop longs. Les vagues régulières atteignent parfois près d'un mètre, à eau haute. Il n'y a pas vraiment de problème jusqu'aux Rapides du Fer à Cheval (R-3+4), qui constituent un portage quasi obligatoire pour les embarcations non pontées, tout au moins le seuil (S-4) à mi-chemin du rapide. Un premier îlot rocheux divise l'écoulement. La passe de gauche (R-3) est plus facile que celle de droite (R-4). La rivière se trouve étranglée sur une largeur d'une douzaine de mètres, ce qui produit de belles vagues régulières d'environ 2 mètres d'amplitude. Par la suite, la rivière s'élargit et de nombreux gros rochers apparaissent, qui sont autant d'occasions pour stopper et profiter des belles grosses veines, en kayak. À mi-chemin du rapide, soit 200 mètres en aval, un chapelet de trois îlots rocheux divise de nouveau l'écoulement; sur la gauche un seuil (S-4) d'environ 2 mètres de dénivelée peut se cordeler aisément par sa rive droite à condition de stopper à temps. L'écoulement, dévié vers la droite par le chapelet d'îlots, rejoint la veine principale plus en aval provoquant un immense train de vagues agrémenté de gros rouleaux (R-4-5), que l'on peut esquiver par la droite. Un portage (200 m) en mauvais état permet d'éviter tout le rapide par la rive gauche. Après le Fer à Cheval, un court rapide à fortes vagues, puis six courts rapides (R-2) faciles.
Après 10 km de plat, c'est le Rapide de l'Engoulevent (R-3+4) qui est somme toute assez facile (R-3), si ce n'est d'une grosse passe (R-4) à la fin : une sorte de longue glissoire émaillée d'un gros rocher en plein centre. Le portage (500 m) est donc conseillé à partir du début, soit à gauche de la petite île.
Le prochain passage délicat se situe 7 km en aval, là où la rivière se rétrécit et oblique brusquement vers la droite. Un passage difficile (R-5?) au niveau d'une petite île mène à un énorme rouleau (R-5-6) de trois (3) mètres de profondeur. Il est suggéré aux débutants de commencer le portage de la Chaudière en amont de ce passage. Un planiol d'environ 700 mètres nous sépare des Petites Chaudières. Ce prochain rapide dont le début est facile (R-1 -2) se transforme rapidement en grosses vagues, rouleaux, marmites, champignons, rappels, pour finir par une chute d'une vingtaine de mètres. On retrouve le maximum de pente (2%) à cet endroit. Le portage qui fait plus d'un kilomètre débute en amont du rapide facile.
C'est un sanctuaire de Ouananiche, puisqu'elle ne peut franchir la Chaudière. L'endroit est aussi un sanctuaire de tranquillité et un spectacle inoubliable. Les "Chaudières" s'échelonnent sur plus d'un kilomètre, il faut une demi-journée pour visiter à fond les nombreuses marmites de toutes grosseurs creusées par les crues. Il y a même une marmite qui fait un mètre de diamètre et qui communique avec la rivière par le fond. Ces "Chaudières" à elles seules valent la descente.
À partir de là jusqu'à la barrière de la réserve, les rapides (R-1+2) sont faciles. Les Rapides de l'Épinette Blanche (R-2-3) sont cependant manoeuvriers à droite et à grosses vagues à gauche. Les autres rapides ne comportent pas de problèmes particuliers à eau moyenne, si ce n'est qu'il faut toujours longer la rive en canot ouvert car les vagues grossissent vite. Après les Rapides Pas de Fond (R-2), un dernier rapide difficile (R-3) se termine par une barrière rocheuse formant un seuil (1 m) pouvant rappeler. On peut s'arrêter à la hauteur de la barrière de la réserve faunique Asuapmushuan, ou endurer les 13 km de plat qui conduisent à une autre section difficile. Les embarcations non pontées gagneront la rive droite après un premier rapide (R-2-3) : un chemin d'accès permet d'y terminer la descente. Les Rapides des Roches (R-4) qui suivent, sont deux rapides gigantesques qui comportent de nombreux seuils et rouleaux. Ils précèdent la Petite Chute à l'Ours, une très belle cascade d'environ une dizaine de mètres. Le portage, difficile à trouver, est plus court par la rive gauche. Deux chemins d'accès de chaque côté de la rivière permettent de terminer la descente avant la Grande Chute à l'Ours, qui est constituée d'une longue série de seuils de 2 à 3 mètres. Ce sont de très beaux endroits à visiter, mais d'aucun intérêt pour le pagayeur. Un autre rapide, 5 km en aval, au Portage-Sainte-Anne constitue le bassin d'entraînement du club Kayami de Saint-Félicien. C'est un R-2 à droite et un R- 3 à gauche, avec un gros rouleau à rappel au centre. Environ 10 km en aval, c'est un autre portage pour la Chute aux Saumons (3 m).

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Ne vous aventurez pas sur une rivière seul et suivez un cours auprès d'une école reconnue de canoë/kayak.

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