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CONSEILS. En période cyclonique…

Avant les fortes pluies :

Ne laisser pas vos terres à nu. Les risques d’érosion en cas de fortes pluies sont beaucoup trop importants et il vous faudra des années et beaucoup d’argent pour reconstituer un sol totalement décapé par les eaux.

Si vous ne voulez pas mettre en place une vraie plantation parce que vous jugez que sa réussite est trop aléatoire, semez du maïs, sa mise en place n’est pas très coûteuse et cette plante retient assez bien le sol.

Vous pouvez aussi envisager des plantations de citrouilles, concombres ou autres cucurbitacées, les semences pays ne sont pas chères, ces plantes couvrent bien le sol et apprécient la chaleur.

Au pire, laisser pousser les mauvaises herbes, mais éviter leurs montées à graines qui pourraient engendrer des problèmes d’enherbement pour vos prochaines cultures (entretien par débroussaillage).

Pensez également à réaliser quelques tranchées perpendiculairement à la pente. Elles permettront de casser la force du flux de l’eau de ruissellement et de limiter ainsi l’importance de l’érosion.
 
 
 

Après le passage d’une perturbation :

1. Il faut d’abord « assainir la situation » :
- Favoriser dans la mesure du possible la ventilation de la culture pour assécher le feuillage en éliminant tous les déchets de cultures,
- Couper et éliminer les parties cassées des plantes et les évacuer car elles constituent un réservoir de maladies,
- Enlever tous les fruits tombés au sol car ils favoriseront le développement de la mouche des fruits, les éliminer s’ils sont abîmés et les vendre si aucune pourriture n’apparaît,
- Rebuter ou retuteurer les plants couchés,
- Penser à réalimenter la plante par des apports d’engrais directement assimilables (un apport d’engrais foliaire suivi d’un engrais soluble type soluplant, hakaphos…).

2. Il faut ensuite « bloquer les attaques phytosanitaires » en appliquant des produits de contacts dits asséchants (cuivre, manèbe, mancozèbe ou javel si bactérioses…) et si nécessaire badigeonner les plaies avec une bouillie épaisse d’un fongicide polyvalent (Topsin, Orzin…). Se rappeler que ces produits doivent être obligatoirement renouvelés après une pluie de 15 à 20 mm.

3. Il faut enfin « protéger les nouvelles croissances » par pulvérisation de fongicides systémiques, utilisables en pulvérisations foliaires ou pour certains en goutte à goutte (Sumico, Ortiva, Rovral, Scala…)
 
 
 
 
Attention aux doses et délais avant récolte !

Les produits cités ci-dessus ne sont que des exemples cités par rapport à leur mode d’action, ils ne sont pas homologués sur toutes cultures. Pour la vôtre et en cas de doutes, consulter vos fiches techniques, les étiquettes des emballages ou demander conseil à votre technicien.

 
SECHERESSE ET PLUIE. Les désordres physiologiques

L’été, avec les alternances fortes chaleurs et grosses pluies, est une période propice à l’apparition de désordres physiologiques sur de nombreuses cultures maraîchères.

Sur la tomate, cette maladie s’appelle la nécrose apicale ou encore « cul noir ». Elle se manifeste par l’apparition d’une nécrose noire et sèche, déprimée et toujours située à l’extrémité du fruit. Des symptômes similaires peuvent être rencontrés sur poivrons.

Sur laitue, elle se nomme le tip-burn ou nécrose marginale. Des petites taches brunes apparaissent d’abord au bord des feuilles, puis évoluent, devenant nécrotiques et confluentes. Le bord des feuilles présente alors un « aspect brûlé ». Sur carottes, on a un fendillement sur la longueur de la racine et la pomme de terre présente un intérieur creux et bruni.

Tous ces problèmes ont la même origine, à savoir une période de sécheresse où la plante aura souffert, suivie d’une période fortement pluvieuse. A ceci s’ajoute souvent une difficulté d’assimilation du calcium et du bore.

Pour éviter ce type de problèmes, une seule solution : un arrosage correct et régulier de la plante.

 
PLANTATION. Les semis d’été

Les semis en mottes en période estivale sont souvent difficiles à réussir du fait d’une température de substrat trop élevée. Il faut en effet savoir que pour une tomate par exemple à 25°C, 97 % des plants germent en 3 jours alors qu’à 35°C, on obtiendra que 46 %. Pour la laitue, même phénomène avec un pourcentage de germination de 99 % à 25°C et seulement 12 % à 35°C. Et ceci se vérifie pour la plupart des semences maraîchères. Il faut donc arriver à maintenir lors de la germination une température de substrat entre 20 et 25°C. Pour cela, certains pépiniéristes (en Métropole) sont équipés d’une salle conditionnée. Pour faire plus simple et moins cher, il suffit, après avoir copieusement arroser le semis, de le couvrir d’une plaque de polystyrène blanche et de le placer à l’ombre (sous ombrière par exemple) dans un endroit bien ventilé. Il faudra bien entendu retirer cette plaque sitôt que les semis émergent pour éviter l’étiolement.
 
ARTICHAUT. La récolte

L’artichaut donne en général un gros capitule sur les quelques tiges principales, puis une série de petits capitules sur les ramifications secondaires. Il est conseillé de ne pas laisser trop de ces petits capitules pour permettre à ce qui restent de se développer correctement. Ceci est d’autant plus vrai que le sol est pauvre et la parcelle non irriguée.

On récolte les artichauts avant que les écailles de l’extérieur ne s’entrouvrent. Dépasser ce stade signifiera une présence excessive de « foin » dans les capitules. Il faut utiliser un sécateur ou un couteau et couper à 10 cm sous la base du capitule. La coupe doit se faire en conditions « fraîches ». Evitez donc de récolter sous de fortes chaleurs pour être certain de présenter un produit frais pouvant se conserver correctement.

 
CUCURBITACEES. Les dépérissements

Les dépérissements sur cultures de cucurbitacées (affectant principalement la pastèque et le melon) sont dus à deux maladies cryptogamiques, la fusariose et le dydimella et à un parasite, les nématodes.

- La fusariose se caractérise par un flétrissement progressif de la plante, précédé d’un jaunissement unilatéral des nervures. Il peut avoir apparition sur la tige d’une nécrose longitudinale brune laissant exsuder des gouttes de gomme. Le seul moyen de lutte efficace est l’utilisation de variétés résistantes aux différentes races existantes ou le greffage.

- Le dydimella se reconnaît aux nécroses brunes des racines et du collet, avec présence de boules gommeuses noires en surface. Sur la face des fruits en contact avec le sol, une pourriture des tissus internes se développe. Des traitements au pied avec du Norsine Flow ou Topsin permet de limiter l’extension de la maladie.

- Les nématodes sont des vers microscopiques (de 0,01 à 0,04 mm de diamètre) qui vivent dans le sol et se développent à l’intérieur des racines, créant alors des nodosités et déformations sur racines et radicelles. Un traitement au Mocap (50l/ha) diminuera le niveau d’infestation. L’utilisation de porte-greffes non sensibles est également envisageable.

En cas de très fortes attaques d’un de ces trois parasites, il peut être nécessaire de prévoir une désinfection complète du sol (Dazomet...) avant d’implanter une nouvelle parcelle.

Leur propagation étant favorisée par une situation d’asphyxie racinaire, la plantation sur butte et la bonne conduite de l’irrigation permettent de limiter significativement le risque.

 
HARICOT. Les maladies bactériennes

Le nom de « graisse » donné aux maladies bactériennes du haricot vient de l’aspect typique des symptômes, les lésions présentent un aspect translucide, comparable à celle d’une tâche de matière grasse sur un papier.

Deux bactéries sont à l’origine de cette maladies :
- Pseudomonas phaseoli, présent surtout en périodes fraîches,
- Xanthomonas phaseoli, favorisée par des températures élevées.

La propagation de la graisse est assurée par les gouttes d’eau rejaillissantes et par le frottement des feuilles entre-elles. Les zones ventées et pluvieuses sont donc très favorables à son développement.

Le moyen de lutte préventif le plus efficace est l’utilisation de semences saines.

En cours de culture, des traitements avec des produits à base de cuivre sont envisageables (bouillie bordelaise, Champion…), en se rappelant que ce traitement ne sera que bactéristatique (la bactérie est toujours présente mais ne peut se multiplier) et que l’efficacité est donc limitée.
 
HARICOT. Traitement contre la pyrale

L’adulte est un papillon de 20 à 27 mm d’envergure, aux ailes marron foncé avec trois tâches blanches. Le ravageur de la culture est la chenille qui dévore les grappes de fleurs et perfore les tiges et les gousses. Ce problème phytosanitaire peut paraître délicat à résoudre car les attaques interviennent lors de la floraison et elles sont proches de la récolte, ce qui exclue l’usage d’insecticides "puissants". En cas de risque d’attaque important, trois traitements doivent être envisagés ; un au début , un deuxième en fin de floraison et le troisième, 10 jours plus tard. Utiliser des produits sans danger pour les abeilles tels que la deltaméthrine, la lambda-cyhathrine ou la cyperméthrine.
 
MELON. Les accidents physiologiques

A la Réunion, il se cultive de plus en plus de melons en hors-sol sous abris, les serristes cherchant à diversifier leur production. Cette culture est pourtant difficile à réussir, de nombreuses maladies physiologiques, d’origine non parasitaires, pouvant affecter la qualité du produit. Les maladies les plus fréquemment rencontrées sont :

- Coups de soleil
Un coup de soleil peut provoquer l’apparition de tâches blanchâtre sur fruit ou sur tiges.

- Flétrissement
On peut observer parfois un flétrissement momentanée des plantes sous abri. Ceci est du à une température de l’air élevée, une aération forte et un arrosage à l’eau froide.

- Chute des fruits
Les jeunes fruits de 3 à 5 cm de diamètre jaunissent, se ratatinent et tombent sans qu’il y est présence de parasite ou champignon. Cette chute peut avoir plusieurs causes : une alimentation hydrique et/ou minérale insuffisante, une fécondation défectueuse, une régulation naturelle de la plante lorsqu’elle est trop chargée en fruits.

- Grillure des feuilles
Ce problème physiologique se caractérise par l’apparition de tâches nécrotiques plus ou moins étendues entre les nervures, pouvant aller jusqu’au dessèchement total de la feuille.
Il provient d’un déséquilibre végétatif entre le système racinaire et les parties aériennes de la plante. Ce déséquilibre peut être du à un temps trop froid lors de la plantation ou à la nouaison, une taille trop sévère, une manque de vigueur de la variété ou une attaque parasitaire sur une plante déjà affaiblie.

- Fente du melon
Les fruits arrivés à maturité se fendent et éclatent. Certaines variétés sont plus sensibles à ce problème qui semble lié à une alimentation hydrique irrégulière ou à un excès d’eau avant maturité.

- Vitrescence
La chair présente un aspect vitreux et dégage une odeur de fermentation alcoolique due à une surmaturité précoce alors que l’extérieur du fruit ne présente aucun symptôme.
 
PASTEQUE. La fécondation

Sur la partie littorale de l’île, il y a trop peu d’insectes pollinisateurs qui permettent d’assurer la fécondation. Il est donc souvent nécessaire de la faire manuellement.

Cette opération est à réaliser le matin, l’idéal étant d’utiliser deux fleurs mâles pour une fleur femelle.

La première sera secouée pour faire tomber le maximum de pollen et la seconde posée sur la fleur femelle pour à la fois achever la fécondation mais aussi marquer la fleur.

La période fortement ventée de cette sortie d’hiver rend plus aléatoire la réussite de cette opération mais, pour les parcelles les plus exposées, il n’y a malheureusement pas grand chose à faire.

Rappeler-vous cependant que les fumures azotées excessives avec une végétation trop poussante nuisent à la fécondation.

 
POMME DE TERRE. Attention au mildiou

Avec les pluies, les plantations risquent de grosses attaques de mildiou. Il est donc nécessaire de protéger préventivement les plants pour ne pas laisser cette maladie s’installer dans la parcelle. Pour cela, trois types de produits peuvent être utilisés :

- Les produits de contact (cuivre, mancozèbe, chlorothalonil), à renouveler toutes les semaines ou après 20 mm de pluie, à éviter en périodes fortement pluvieuses,

- Les produits pénétrants (cymoxanil), qui ont une action curative (destruction du champignon jusqu’à 2 jours après contamination). Ils sont donc intéressants sur mildiou installé et doivent être renouveler au bout de 3 jours en cas de pluies supérieures à 20 mm.

- Les produits systémiques (bénalaxyl, méfénoxam) qui permettent de détruire le champignon jusqu’à 3 à 4 jours après contamination. Ces produits sont véhiculés par la sève et sont donc à utiliser en période de végétation active. En l’absence de pluies, cette particularité permet des intervalles de traitement de 2 semaines mais il ne faut pas les utiliser plus de 3 fois par cycle pour éviter des problèmes de résistance.
 
En cas de mildiou observé, il ne faut pas utiliser des fongicides systémiques mais tenter de diminuer l’inoculum par arrachage des foyers et utilisation de sulfate de cuivre (effet séchant) et de produits pénétrants.

La protection contre cette maladie doit être maintenue jusqu’au défanage car toute tache de mildiou sur feuille est source de contamination du tubercule.
 
TOMATE. Attention à l’oïdium

Cette maladie se développe par temps frais et en l’absence de pluie. On observe d’abord un discret feutrage blanc sur les deux faces de la feuille qui évolue rapidement en "plages" jaunes de taille variable finissant par se nécroser au centre. Il est nécessaire de traiter dès l’apparition des premiers symptômes car l’oïdium est difficile à maîtriser une fois installé.

Des traitements préventifs au soufre peuvent être réalisés. Ce produit possède également une action acaricide intéressante. Il peut être appliqué en pulvérisation foliaire ou épandu à même le sol s’il y a présence de paillage plastique.

Sur l’oïdium installé, traiter avec Nimrod (0,2 l/hl), Saprol (0,15 1/hl) ou Anvil (0,06 1/hl) ; 2 traitements à 5 jours d’intervalle étant nécessaire pour espérer contrôler la maladie.
 
FICHE TECHNIQUE : Le gros piment

(Capsicum sp., famille des Solanacées))
 
PLANTATION :
Semis en mottes
Densité : 20 à 25 000 plants/ha
Plantation en rangs jumelés
 
VARIETES :
Gros piment pays
Piment achard (Technisem)
 
DESHERBAGE :
Avant plantation : Roundup (glyphosate) entre 4 et 10 l/ha
Sur culture en place : Fusilade (fluzifop-p-butyl) à 1,5 à 2 l/ha
Targa (quizalofop éthyl) à 0,5 l/ha
Aucun herbicide, autre que ces deux antigraminées n’est homologué sur cette culture. A noter cependant que le linuron est sélectif.
 
FERTILISATION :
A fractionner en au moins 3 fois,
Au total : 100 à 150 unités d’azote
100 unités de phosphore
250 unités de potasse
60 unités de magnésium
 
PROTECTION PHYTOSANITAIRE :
Acariens : Vertimec, Orytis, Nissorun, Torque
Aleurodes : Applaud, Plénum, Lannate
Mineuses : Vertimec
Pucerons : Pirimor, Karaté, Best
Thrips : Vertimec, Orytis, Décis
Mildiou, Oïdium : Ortiva
Botrytis, Sclérotinia : Rovral, Sumisclex
 
RECOLTE :
2 mois après plantation
Durée de récolte 4 à 6 mois
Rendement de 25 à 30 tonnes/ha
 
OBSERVATIONS :
Le piment est baptisé par Linné du nom générique de Capsicum qui vient de capsa boîte ou étui. Cela décrit parfaitement le fruit du piment qui est une petite boîte dans laquelle sont rangées les précieuses graines. Il n’y a en effet pas de pulpe ou de gel comme chez les autres légumes appartenant à la famille des solanacées (tomates, aubergines, pomme de terre…).
 
FICHE TECHNIQUE : La mâche

(Valerianella olitoria, fam. Valérianacées)
Poids des graines : 300 à 1000 graines/g
Température optimale de germination 20 °C
Densité de plantation : 500 plantes / m²
- écartement des rangs : 10 à 20 cm
- distance sur la ligne : 1 à 2 cm
 
VARIETES :
A petites graines : Avis, Elan, Vit…
A grosses graines : Valgros, Machlong…
 
DESHERBAGE :
En post-semis : Potablan (12 à 15 l/ha)
 
FERTILISATION :
50 unités d’azote
30 unités de phosphore
100 unités de potasse
 
TRAITEMENTS PHYTOSANITAIRES :
Mouche des semis : Birlane,
Mineuses : Vertimec,
Noctuelles défoliatrices : Décis, Karaté,
Pucerons : Pirimor, Dedevap, Karaté K,
Mildiou : Rhodax, Manèbe, Mancozèbe
Alternariose, Botrytis : Rovral,
Oïdium : Karathane
 
RECOLTE :
1,5 à 2 mois après semis
Rendement : 0,8 à 2 kg/m²
 
OBSERVATIONS :
La mâche craint la chaleur qui la fait monter à graine mais elle résiste au gel lorsqu’elle est peu développée. La récolte ne peut être que manuelle. Il faut cueillir dès que les rosettes de feuilles sont franchement constituées. La capacité de cueillette est estimée à 10 à 12 kg/heure/personne.
 
FICHE TECHNIQUE. Le salsifis

Tragopon porrifolius
Poids de 1000 graines : 1 g
Température optimale de germination 20 °C
Semis en place, 15 à 20 kg/ha
Ecartement entre rang : 25 cm
Distance sur ligne : 25 plants au mètre
 
VARIETES :
Duplex, Hoffman, Superlonga …
 
DESHERBAGE :
En présemis : Bonalan (benfluraline) à 6 l/ha + Kerb (propyzamide) 1 l/ha
En rattrapage : Asulox (asulame) à 2l/ha.
 
FERTILISATION :
180 unités d’azote
130 unités de phosphore
300 unités de potasse
 
TRAITEMENTS PHYTOSANITAIRES :
Rouille blanche : Mancozèbe, Dithane duo,
Rouille des chicorées : mêmes produits,
Oïdium : Ortiva, Score, Anvil, Dithane duo, Soufre.
 
RECOLTE :
40 à 50 jours après plantation
Rendement : 10 à 20 tonnes par hectare

OBSERVATIONS :
Dans le commerce, on trouve en fait sous le nom de salsifis la scosonère (Scorzonera hispanica) qui est une composée vivace plus rustique, avec des racines moins fibreuses et un rendement supérieur.

 
TECHNIQUE. Le greffage en incrustation

Ce type de greffage permet d’améliorer la reprise et la qualité des greffes, d’augmenter la cadence de greffage et de réduire les délais de préparation des greffons et porte-greffes.
Au moment du greffage, les deux sujets doivent avoir un stade végétatif très voisin, à savoir apparition de la 1ère feuille vraie.

- Chez le porte-greffe, on supprime l’apex avec des ciseaux à bouts effilés et on réalise au centre de la tige, dans l’axe des cotylédons, un trou de 0,5 cm environ de profondeur à l’aide d’un petit tournevis. La largeur de l’ouverture doit être équivalente au diamètre du greffon.

- Chez le greffon, on effectue avec une lame de rasoir un biseau simple de 0,5 cm dans l’axe hypocotylé à 1,5 cm maxi sous les cotylédons. Aussitôt réalisé, le greffon est inséré dans la fente du porte-greffe en veillant à ce que la partie biseautée soit introduite en totalité afin d’éviter de créer des zones cassantes.

Aussitôt après le greffage, les plantes doivent être maintenue plusieurs jours dans une atmosphère chaude et humide afin de favoriser la soudure des tissus.

 
TECHNIQUE. La récupération de cendres

Les cendres issues des feux de bois ou autres débris végétaux peuvent se révéler très utiles pour le jardinier. Elles constituent en effet un excellent engrais, riche en phosphore et en potasse. Elles sont idéales pour les terres pauvres en calcaire. Elles peuvent également être ajoutées au tas de compost. Le mélange constituera un très bon engrais de fond pour les prochaines parcelles de légumes racines. Etalé autour des semis de salades, un cordon de cendres se révélera être une barrière efficace contre les limaces et escargots.

 
 
 
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