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Le site officiel du service historique de la Défense SHD rassemble le volume d'informations le plus complet consacré à l'histoire, au patrimoine, et aux archives de la Défense
 
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Ce guide a pour but d’aider le lecteur au cours de ses recherches dans les fonds du SHD. Il examine les différentes étapes d’une recherche, répertorie les rubriques susceptibles d’offrir des repères, et indique, pour quelques grands sujets types, les principales sources à consulter.

Sommaire

Note : certains liens conduisent à des rubriques distinctes du Guide du lecteur.

1. Définir le sujet de sa recherche

- Quelles informations chercher ?
- Quels types de documents sont susceptibles de répondre ?

2. Consulter les documents au SHD

- Localisation, horaires et consultations en salles de lecture
- Fermetures des salles de lecture
- Comment s’inscrire

3. Reproduire les documents du SHD

- Reproduire un document ou une image
- Droits de reproduction d’une image
- Tarifs des frais techniques et des redevances pour l’utilisation des images

4. Rechercher un document de bibliothèque

- Qu’est-ce qu’un document de bibliothèque ?
- Consulter les catalogues en ligne
- Les instruments de recherche disponibles en salles de lecture

5. Rechercher un document d'archives

- Qu’est-ce qu’un document d’archives ?
- Les archives du SHD sont-elles ouvertes au public ? Consulter la rubrique Communicabilité des archives de la défense
- Comment sont classées les archives du SHD ?
- Qu’est-ce qu’un instrument de recherche ?
- Les grandes étapes d’une recherche en archives
- Lexique des principaux termes utilisés dans le domaine des archives
- Présentation des fonds d’archives conservés au SHD
- Inventaires en ligne : rubrique Instruments de recherches en archives

6. Guides sommaires de recherche

- Recherches généalogiques ou biographiques
- Recherches sur un matériel (avions de l’armée de l’Air, navires ou sous-marins de la Marine)
- Recherches sur un conflit ou une opération militaire
- Recherches en histoire locale dans les fonds de l'armée de l'Air

7. Les documents sont fragiles, préservez-les !

- Précautions à prendre pour consulter des documents.

1. Définir le sujet de sa recherche

La première étape d’une recherche s’effectue en définissant son sujet de recherche. Cherche-t-on des informations sur un individu, une unité, un matériel (aéronef, armement, véhicule terrestre, bateau, etc.), une opération, un conflit ? Ou s’agit-il de recherches concernant la stratégie, la politique de défense, la politique extérieure ou l’histoire militaire ?

Définir son sujet signifie aussi déterminer le type des informations que l’on recherche. S’agit-il d’informations générales, factuelles, biographiques ou techniques par exemple ?

En fonction de ces éléments, on déterminera si la recherche nécessite absolument de consulter des pièces originales, ou si des sources imprimées peuvent contenir toutes les réponses à la question posée. On déterminera aussi si l’on recherche des images, des livres, des articles de périodiques ou des documents d’archives.

Il est également indispensable de déterminer la zone géographique, la période, le conflit ou l’opération concernés. Cela est particulièrement vrai quand la recherche nécessite la consultation de documents d’archives. La consultation de ceux-ci demande en effet de connaître les services ou les unités impliqués dans le sujet de la recherche (pour plus de détails, voir la Foire Aux Questions – Lexique des principaux termes employés dans le domaine des archives).

A noter que les documents conservés dans les archives de la défense sont soumis, comme toutes les archives publiques, aux délais de communication fixés par la loi. Pour de plus amples détails, voir la rubrique Communicabilité des archives de la Défense.


2. Consulter les documents au SHD

La consultation des documents est gratuite et se déroule dans les salles de lecture du SHD. Pour en connaître les adresses et les horaires, consulter la rubrique Salles de lecture. Pour connaître les coordonnées postales, téléphoniques et électroniques du SHD, consulter la rubrique Contact. Pour connaître les dates de fermeture et les fonds temporairement incommunicables, consulter la rubrique Actualités.

Les salles de lecture du SHD sont ouvertes à toute personne, française ou étrangère, munie d’une pièce d’identité en cours de validité avec photographie. Une carte de lecteur est délivrée immédiatement et sans frais. La présentation de cette carte est obligatoire pour accéder aux salles de lecture. Consulter la rubrique Formalités d’inscription.

Le personnel du SHD assure sur place un accueil scientifique destiné à orienter les lecteurs dans les fonds et les instruments de recherche. Il ne peut cependant en aucun cas mener les recherches en lieu et place des lecteurs.


3. Reproduire des documents du SHD

La reproduction d’un document conservé dans les collections du SHD peut prendre les formes suivantes :

- microfilm
- photocopie
- tirage noir & blanc
- tirage couleurs
- vue numérique
- prise de vues réalisée sur place par le lecteur

Il est possible de louer des inversibles couleurs (ektachromes). Des photocopies peuvent également être effectuées en salle de lecture, tant que la nature et l’état du document l’autorisent.

La prise de vues sur place, sans flash, effectuée par le lecteur grâce à un appareil photographique argentique ou numérique peut être autorisée. Les lecteurs peuvent également se munir de scanners à plat, sous réserve que l’état du document soit compatible avec la manipulation que demande le type de l’appareil utilisé.

Les reproductions photographiques sont effectuées par les ateliers du SHD. Les demandes doivent être adressées en salles de lecture ou par courrier. Les paiements peuvent se faire par chèque bancaire ou postal, mandat lettre, mandat international ou virement. Sauf situation exceptionnelle, l’envoi des travaux sera effectué dans un délai de deux mois à réception du devis et enregistrement du paiement par le SHD.

Le paiement des frais techniques ne dispense pas de l’acquittement d’une redevance en cas d’utilisation de l’image dans un cadre autre que personnel.

Nous vous invitons à vous renseigner auprès du personnel des salles de lecture ou par courrier auprès du département concerné, afin de connaître le détail des procédures.

Tarifs des reproductions

Note : ces tarifs sont fixés par l’arrêté du 28 juin 2006 du ministère de la défense, relatif à la rémunération de certaines prestations de reproduction du service historique et des centres d’archives de la défense, paru au Journal officiel de la République française en date du 22 août 2006.

1. Photocopie

 

Noir et blanc (en euros)

Couleur (en euros)

Format A4

0,25

1

Transpanrent

1

1,75

Format A3

0,50

2


2. Photographie

2.1. Fourniture de la reproduction

Tirage argentique papier :

10 × 15 cm ou 13 × 18 cm . 7,5 €
18 × 24 cm 10 €
24 × 30 cm 12 €
30 × 40 cm 20 €
50 × 60 cm 35 €
Au-delà sur devis

Tirage de fichier numérique haute résolution sur papier photographique :

A5 5 €
A4 7 €
A3 10 €
Au-delà sur devis

Tirage de fichier numérique basse résolution sur papier standard :

 

Noir et blanc (en euros)

Couleur (en euros)

Format A4

0,25

1

Format A3

0,50

2

Transfert de fichier numérique :
Le coût de la fourniture du support s’ajoute à celui du transfert, calculé par vue :

Fourniture du support (cédérom, à l’unité) 2 €
Frais de transfert (à la vue) :
Basse définition (72 ppp)
3 €
Haute définition (300 ppp) :
– poids du fichier inférieur à 15 Mo (méga-octets)
–poids du fichier compris entre 15 et 70 Mo
–poids du fichier supérieur à 70 Mo

5€
10€
20 €

2.2. Le cas échéant, frais de constitution d’une matrice

Prise de vue 5 €

2.3. Travaux spéciaux

Une tarification fondée sur le calcul des frais réels sera appliquée pour la réalisation de travaux spéciaux ou urgents. Elle concerne notamment les tirages établis selon des taux d’agrandissement particuliers, les recadrages, nettoyages et retouches, ainsi que les prises de vue de documents très fragiles ou de taille exceptionnelle, enfin les prises de vue de détail ou d’objets. Ces travaux donneront lieu à un devis.

3. Microfilm

3.1. Duplicata

Il ne peut être établi de duplication de microfilm pour des images non consécutives.

16 mm (1 m = 16 vues), au mètre 4 €
35 mm (1 m = 20 vues), au mètre 6 €

3.2. Le cas échéant, frais de constitution d’une matrice

Prise de vue 16 mm, au mètre :

– cote entière (par registre, liasse, carton)

6 €

– cote en partie

8 €


Prise de vue 35 mm, au mètre :

– cote entière

9 €
– cote en partie 13 €

4. Location de diapositive ou d’ektachrome

La location s’entend pour une période de 30 jours.


24 × 36 mm :

– coût unitaire

15 €

– dépôt de garantie par document

100 €


60 × 70 mm :

– coût unitaire

30 €

– dépôt de garantie par diapositive

200 €


100 × 125 mm :

– coût unitaire

45 €

– dépôt de garantie par diapositive

300 €

5. Mise à disposition sur place pour capture d’image

Document écrit (par unité documentaire : liasse ou registre) 5 €
Document figuré ou objet (par prise de vue) 2 €

Droits de l’image

Le paiement des frais techniques ne dispense pas de l’acquittement d’une redevance en cas d’utilisation de l’image dans un cadre autre que personnel.

Nous vous invitons à vous renseigner auprès du personnel des salles de lecture ou par courrier auprès du département concerné, afin de connaître le détail des procédures.

Redevance d’utilisation

Note : ces tarifs sont fixés par l’arrêté du 28 juin 2006 du ministère de la défense, relatif à la rémunération de certaines prestations de reproduction du service historique et des centres d’archives de la défense, paru au Journal officiel de la République française en date du 22 août 2006.

Les tarifs ci-dessous valent pour une utilisation en France. Ils sont multipliés par 1,8 pour une utilisation en Europe et par 2,2 pour une utilisation mondiale.

Edition

Livres et périodiques

Moins de 1 500 exemplaires (en euros)

Plus de 1 500 exemplaires (en euros)

Dans le texte :
Noir et blanc
Couleur

12
20

23
40

Hors-texte :
Noir et blanc
Couleur

25
40

50
80

Couverture :
Noir et blanc
Couleur

50
80

100
160

Ouvrage électronique (cédérom, dévédérom)

Moins de 1 500
exemplaires
(en euros)

Plus de 1 500 exemplaires (en euros)

Image fixe :
Noir et blanc
Couleur

20
35

70
70

Document son ou image animée :
Son (par minute)
Image animée (par minute)

80
160

160
320

Impression commerciale

Moins de 1 500 exemplaires (en euros)

Plus de 1 500 exemplaires (en euros)

Cartes de voeux, calendriers, cartes postales, agendas, tee-shirts, images, jeux de jeux de cartes, posters, programmes, maquettes, etc.

10

150

Affichage publicitaire (au mètre carré

150

Représentation

Radiodiffusion Documentation sonore (la minute)

80

Cinéma et télévision


Image fixe
Document sonore (la minute)
Image animée (la minute)

Film non commercial (en euros)

35
80
160

Film commercial (en euros)

70
160
320

Film publicitaire (en euros)

270
480
960

Exposition, conférence (borne multimédia, vidéo-projecteur, diaporama, etc.)

Image fixe

Document sonore (la minute) Image animée (la minute)

20
40
80

Mise en ligne
(par période de six mois)

Image fixe
Document sonore (la minute)
Image animée (la minute)

100
200

300

4. Rechercher un document de bibliothèque

L’Histoire vaut au SHD de disposer, outre des fonds d’archives, de bibliothèques patrimoniales dont les plus anciens documents remontent au XVIe siècle. En plus des ouvrages imprimés et des périodiques, les fonds des bibliothèques contiennent également des manuscrits, des cartes et plans, des documents figurés.

Les fonds des différentes bibliothèques sont présentés dans les rubriques suivantes :

- Bibliothèque du département Terre
- Bibliothèques du département Marine (dont Bibliothèque centrale, Bibliothèque de Cherbourg, Bibliothèque de Brest, Bibliothèque de Lorient, Bibliothèque de Rochefort, Bibliothèque de Toulon)
- Bibliothèque du département Air
- Médiathèque du département Gendarmerie nationale

Pour effectuer une recherche dans les fonds des bibliothèques, il est tout d’abord nécessaire de déterminer si la recherche concerne un document précis (ouvrage, article d’un périodique, tiré-à-part, travail universitaire, carte) ou si elle concerne un sujet dont des documents de bibliothèques sont susceptibles de traiter.

Dans tous les cas, on se reportera aux catalogues en ligne. Pour la recherche d’un document précis, on cherchera au nom de l’auteur ou au titre ; pour une recherche sur un sujet, la recherche par mots-clés est conseillée.

Le lecteur est invité à bien vérifier les domaines ou les fonds couverts par chacun des instruments de recherche (bases de données ou catalogue).

La majorité des catalogues n’est cependant pas encore accessible en ligne, et le lecteur voudra bien consulter les fichiers et catalogues disponibles dans chacune des salles de lecture.

5. Rechercher un document d’archives

Qu’est-ce qu’un document d’archives ?

Le SHD conserve essentiellement des documents de bibliothèques et des documents d’archives. Les « documents de bibliothèque » désignent les ouvrages (manuscrits ou imprimés) et les périodiques conservés par les bibliothèques. Les « documents d’archives » désignent au SHD les documents produits ou reçus par les services ou unités du ministère de la défense, de l’armée de Terre, de la Marine, de l’armée de l’Air et de la Gendarmerie nationale, au cours de leur activité. Il s’agit le plus souvent de correspondance, de dossiers, de rapports, de journaux de marche et opérations, de comptes rendus, etc. mais également de documents techniques comme des schémas, cartes, plans, etc.

Comment les archives de la Défense sont-elles classées ?

L’ensemble des archives de la défense se répartie tout d’abord en sept fonds distincts :
- fonds de l’armée de Terre
- fonds de la Marine
- fonds de l’armée de l’Air
- fonds de la Gendarmerie nationale
- archives interarmées, ministérielles et interministérielles
- archives orales et documents entrés par voie extraordinaire
- archives de l’armement et du personnel

Chacun de ces fonds est ensuite classés par série, lesquelles peuvent correspondre à une fonction (Personnel, Matériel, Campagnes), à un thème (Présence aéronautique militaire française hors de métropole), à un organisme (Direction générale de la Gendarmerie nationale), à un conflit (Première Guerre Mondiale, guerre d’Indochine) ou à une période (Second Empire, Troisième République). A chacune de ces séries correspond une cote.

Ces séries sont elles-mêmes divisées en sous-séries, lesquelles sont également caractérisées par une cote.

Enfin, les documents eux-mêmes sont, à l’intérieur des sous-séries, soit classés par cartons, soit reliés en registres. Chaque carton ou registre porte un numéro, complétant la cote correspondant à la sous-série auquel il appartient.

Pour connaître le contenu de ces cartons ou de ces registres, il est donc nécessaire de consulter un instrument de recherche.

Qu’est-ce qu’un instrument de recherche ?

Le terme « instrument de recherche » désigne tout document (inventaire, répertoire, base de données) comportant des données signalétiques ou analytiques sur un fonds ou un ensemble d’archives.

Pour avoir été élaborés à des époques très différentes, les instruments de recherche du SHD connaissent des présentations particulièrement hétérogènes. Le niveau de description n'est pas homogène non plus : certains inventaires proposent ainsi une analyse très fine, quand d'autres ne propose que quelques repères sur l'ensemble d'une série. La plupart du temps, les instruments de recherche contiennent cependant les rubriques suivantes : introduction (où figure souvent le contexte historique) puis mention des sous-séries, voire encore liste des articles de chacune des sous-séries. Certains sont également complétés par l’indication des sources complémentaires et par une bibliographie.

Années après années, le personnel du service historique complète la collection des instruments de recherche ; cependant, compte tenu des masses des documents à traiter, un certain nombre de séries restent encore non-inventoriées.

Les grandes étapes d’une recherche en archives

Note : il est conseillé au néophyte de consulter le Lexique des termes employés dans le domaine des archives et appliqué aux archives de la Défense ci-dessous.

1)
Une fois bien cerné le sujet de recherche (voir Définir le sujet de sa recherche), la première étape d’une recherche en archives consiste à identifier les unités et services impliqués dans le sujet de la recherche.

2)
La deuxième étape consiste à retrouver ces unités ou services dans le cadre de classement du fonds concerné, afin de déterminer la série, puis la ou les sous-série(s) susceptibles de contenir des informations sur le sujet de la recherche.

Vous trouverez dans les rubriques suivantes une présentation des fonds d’archives conservés par le SHD, ainsi que le ou les cadre(s) de classement correspondants :
- fonds de l’armée de Terre
- fonds de la Marine
- fonds de l’armée de l’Air
- fonds de la Gendarmerie nationale
- archives interarmées, ministérielles et interministérielles
- archives orales et documents entrés par voie extraordinaire
- archives de l’armement et du personnel

3)
La troisième étape consiste à consulter les instruments de recherche correspondant à la ou aux sous-série(s) concernée(s) par le sujet de la recherche, afin de déterminer le(s) carton(s) ou le(s) registre(s) susceptibles de contenir le document ou l’information recherchés.

A noter que toutes les sous-séries ne disposent pas encore d’instruments de recherche (répertoires ou inventaires). On se reportera dans ce cas aux cadres de classement et aux informations disponibles en salles de lecture. Vous trouverez dans la rubrique Instruments de recherche en archives, une liste de répertoires accessibles en ligne.

Enfin, les archives de la Défense obéissent, comme toutes les archives publiques, aux délais de communication fixés par la loi, auxquels s’ajoutent des délais supplémentaire selon leur degré de confidentialité. Nous vous invitons par conséquent à vérifier, grâce aux informations portées dans l’inventaire, si les documents concernés sont communicables. Pour de plus amples détails, vous pouvez également consulter la rubrique Communicabilité des archives de la Défense.

4)
La quatrième et dernière étape de la recherche consiste à consulter les cartons ou les registres susceptibles de comporter le document ou l’information recherchés.
Attention ! Certaines salles de lecture ne reçoivent que sur rendez-vous. Pour connaître les modalités pratiques de consultation, se reporter aux rubriques suivantes : Salles de lecture, Formalités d’inscription.

Lexique des principaux termes employés dans le domaine des archives de la Défense

Les définitions qui suivent ont été établies notamment grâce au Dictionnaire des archives : de l’archivage aux systèmes d’information. Paris : AFNOR, 1991. Elles sont classées par ordre alphabétique.

Archives : ensemble de documents, quels que soient leurs dates, leurs formes, leur supports matériels, produits ou reçus par tout service ou unité dans l’exercice de son activité.

Archives orales : ensemble de témoignages oraux recueillis auprès d’acteurs civils ou militaires, à des fins de mémoire et d’analyse. Voir la rubrique Archives orales.

Archives privées : documents n’ayant pas le caractère d’une archive publique. Ce terme désigne au SHD les fonds d’archives constitués par des personnes privées et le plus souvent versés au service à titre de dons. Voir la rubrique Documents entrés par voie extraordinaire.

Archives publiques : documents qui procèdent de l’activité de l’Etat, du ministère de la Défense, des dépôts de la Guerre et de la Marine, des armées, états-majors, services ou unités, des officiers publics et ministériels, ainsi que des fonds acquis à titre divers. Voir les rubriques du menu Archives de la défense.

Archives sonores : document produit par un service ou une unité dans l’exercice de ses activités, et conservés sous forme sonore.

Article : unité de classement ou de cotation pouvant être désignée par une analyse.

Cadre de classement : le cadre de classement réunit les intitulés de chaque série par ordre des lettres qui leur sont associées.
Exemple (fonds des archives centrales de la Marine) :
Série AA : Actes du pouvoir souverain
Série BB : Service général
Série CC : Personnel
etc.

Les cadres de classement de tous les fonds conservés par le SHD figurent sur ce site, répartis dans les rubriques correspondant aux fonds concernés (voir la rubrique Archives de la défense).

Carton : boîte de carton fort utilisée pour la conservation et le rangement physique des archives.

Dérogation : autorisation nominative et individuelle, donnant accès des documents d’archives publiques non communicables au public sans justification. Voir aussi la rubrique Communicabilité des archives de la Défense.

Entrée extraordinaire ou document entré par voie extraordinaire : document, quel que soit sa nature, n’ayant pas été versé dans un fonds d’archives selon les procédures habituelles. Cela concerne essentiellement les documents acquis à titre de dons ou d’achats. Voir la rubrique Documents entrés par voie extraordinaire.

Etat général du ou des fonds : instrument de recherche décrivant sommairement l’ensemble des archives d’un fonds ou un ensemble de fonds (fonds privés notamment).

Etat des sources : document répertoriant les archives relatives à un thème, un organisme, une fonction, une opération, un conflit ou une période. Voir la rubrique Sources et bibliographies.

Fonds : ensemble reconnu comme tel par son détenteur, d’archives réunies au cours de leur histoire.

Instrument de recherche : document élaboré à partir des archives et qui comporte des données signalétiques ou analytiques sur leur contenu. Voir la rubrique Outils de recherche – Instruments de recherche en archives pour avoir une liste de tous les inventaires disponibles en ligne sur ce site.

Plan de classement : système qui préside à l’organisation des archives.

Série : division du cadre de classement désigné par une ou deux lettres et correspondant à un ensemble reconnu dans un fonds d’archives.

Sous-série : subdivision d’une série.

6. Guides sommaires de recherche

Les pages suivantes sont destinées à indiquer, pour quelques grands sujets types, les principales sources à consulter dans les fonds des bibliothèques comme dans les fonds d’archives, voire dans les fonds extérieurs au SHD.

Vous trouverez également ci-dessous, des liens vers des Guides sommaires de recherche, qui proposent des approches plus détaillées.

1 Recherches généalogiques ou biographiques

1.1 Les dossiers de personnels ou de carrière

1.1.1 Personnels militaires : l’armée d’origine ; le statut de réserviste ; le lieu de recrutement et le lieu de naissance ; l’Arme et la spécialité
1.1.2 Personnels militaires et civils de l’armée de Terre
1.1.3 Personnels militaires et civils des marines militaire et marchande
1.1.4 Personnels militaires et civils de l’armée de l’Air
1.1.5 Personnels militaires et civils de la Gendarmerie nationale
1.1.6 Personnels civils du ministère de la Guerre puis de la Défense
1.1.7 Les archives médicales hospitalières des armées ; les archives issues de l’administration du ministère des anciens combattants

2. Recherches sur un matériel

3. Recherches sur un conflit ou une opération militaire

4. Recherches en histoire locale dans les fonds de l’armée de l’Air

1. Recherches généalogiques ou biographiques

Les recherches sur des personnes exigent la consultation de sources de types d’autant plus variés que les archives sont conservées sur la longue durée. Au ministère de la Défense, cette diversité est encore accrue par la complexité de l’histoire des archives du ministère, et par la multitude des corps et catégories de personnel existant ou ayant existé.

Ce guide de recherche tente donc de récapituler les différents types de documents à consulter, si l’on veut obtenir des informations sur une personne rattachée à un moment donné de sa vie au ministère chargé des armées, où susceptible d’avoir été recensée par lui.

1.1 Les dossiers de personnels ou de carrière

Le dossier de carrière est la plus riche et la plus accessible des sources concernant les personnes. Il comprend les pièces matricules (livret matricule, livret médical, permis de conduire), les affectations et l’avancement, les blessures, les notations et distinctions honorifiques (décorations, citations). On y trouve aussi fréquemment des indications sur la situation familiale, les parents, l’épouse et les enfants, les épreuves de concours à l’Ecole navale, Saint-Cyr ou l’Ecole de l’Air, les demandes de bourses, étayées des ressources de la famille, le dossier relatif au mariage (déclaration notariée d’apport, enquête prénuptiale, certificat d’apport et de moralité, expédition du contrat de mariage), diverses correspondances (requêtes pour l’avancement, réclamations), parfois enfin des renseignements d’ordre historique (témoignage d’un camarade sur l’action de feu qui coûta la vie à un militaire, etc.)

1.1.1 Personnels militaires

Avant toute recherche, il est indispensable de déterminer les éléments suivants :

- armée d’origine
- période chronologique de l’activité, date de naissance, date de radiation
- dernier grade occupé, ou du moins catégorie (officier ; sous-officier honoraire, sous-officier non honoraire, officier marinier ; soldat, membre d’équipage, homme du rang)
- statut (militaire d’active, de réserve, rayé des cadres, décédé)

C’est la combinaison de ces quatre éléments qui commande la localisation des dossiers au sein des services d’archives intermédiaires ou définitives de chaque armée

L’armée d’origine

Attention à quelques pièges :

- Les dossiers des gendarmes sont conservés avec les archives de l'armée de Terre. Les gendarmes de l’air sont quant à eux avant tout des gendarmes temporairement administrés par l’armée de l’Air et dont les dossiers sont conservés avec les autres, dans les fonds de l’armée de Terre. Il en est de même pour les gendarmes maritimes au XXe siècle, à l’exclusion cependant des affectés en AFN (dont les dossiers sont conservés au SHD de Toulon).
- Les dossiers des aviateurs ayant cessé leur carrière avant 1933 (date de création de l’armée de l’Air) sont conservés dans les archives de l’armée de Terre. Par ailleurs, un individu identifié comme pilote peut également avoir appartenu à l’Aéronavale, laquelle dépend de la Marine, et un pilote d’hélicoptère peut avoir appartenu à l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT). Enfin, un militaire appartenant à une Compagnie de ravitaillement par air n’est pas pour autant un aviateur, mais est rattaché à l’armée de Terre.
- Les archives de la Marine sont conservées pour partie aux Archives nationales, et pour partie par le département Marine du SHD (à Vincennes et dans les cinq ports de Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort, Toulon), sans césure de série. La rupture chronologique, fixée théoriquement à la fin de l’Ancien Régime, connaît de nombreuses exceptions.
- Les Troupes de marine, après création de l’infanterie coloniale en 1900, sont rattachées au ministère de la Guerre : les dossiers individuels des officiers font donc partie des archives de l’armée de Terre, y compris pour le XIXe siècle (les dossiers de pension subsistant dans les fonds de la Marine…). Enfin, les registres matricules sont quant à eux au CAOM.

Le statut de réserviste

Pour l’armée de Terre, les dossiers de carrière proprement dit n’existent pas pour les réservistes jusqu’en 1940 et les pièces sont intégrées aux dossiers de pension, encore peu accessible.

Dans toutes les armées, le cas des officiers généraux est particulier : à l’issue de leur carrière active, ils ne sont pas versés dans la réserve mais placés en « 2e section » et leurs dossiers sont conservés au Cabinet du ministre (Bureau des officiers généraux, BOG) jusqu’à leur décès.

Le lieu de recrutement et de naissance

Le lieu de recrutement permet particulièrement de déterminer le service d’archives départementales destinataires des dossiers quittant le BCAM de Pau. Il correspond généralement au lieu de naissance pour les périodes anciennes, où la mobilité des personnes était réduite.

L'arme et la spécialité (ex : infanterie, artillerie, cavalerie, chasse, bombardement, transport)

Cet élément n’est en général pas un critère déterminant quant à l’identification et la localisation des dossiers.

Quelques catégories sont cependant à connaître :

- médecins et aumôniers : jusqu’au XXe siècle, à chercher dans les archives de leur armée respective ; à partir de 1945, ces corps militarisés dépendent de la Direction centrale du service de santé des armées (DCSSA), dont les archives sont à terme versées dans les fonds de l’armée de Terre.
- légion étrangère : un service particulier (Aubagne) conserve ces dossiers.
- ingénieurs militaires : depuis la création de la DMA, puis du DGA en 1967, le nouveau corps des ingénieurs de l’armement regroupe les ingénieurs terrestres, des poudres, des essences, de l’air, du génie maritime et de l’artillerie navale. A rechercher pour les périodes antérieures dans les services des armées respectives (y compris les ports).
- « autochtones » : les dossiers relatifs à l’Indochine ont été restitués aux pays concernés depuis 1958. Il ne subsiste aucune liste récapitulative, mais possibilité de dépouiller les contrôles de troupes. Concernant l’Algérie, les dossiers Terre et Air sont à Vincennes, dans les archives de l’armée de Terre et dans celles de l’armée de l’Air ; ceux de la Marine sont quant à eux conservés à Toulon.

Pour les officiers de l’armée de l’Air nés avant 1906, vous pouvez consulter la base de données qui leur est consacrée.

1.1.2 Personnels militaires et civils de l’armée de Terre

Compte tenu du nombre et de la complexité des archives de l’armée de Terre, trois guides sommaires différents sont consacrés aux recherches biographiques dans ces fonds :

- le Guide sommaire de recherche biographique dans les fonds de l’armée de Terre – repères généraux;
- le Guide sommaire de recherche biographique dans les fonds de l’armée de Terre – Ancien Régime;
- le Guide sommaire de recherche biographique dans les fonds de l’armée de Terre – XIXe et XXe siècles indique les sources à consulter pour les deux derniers siècles.

1.1.3 Personnels militaires et civils des marines militaire et marchande

Consulter le Guide sommaire de recherche biographique dans les fonds de la Marine

1.1.4 Personnels militaires et civils de l’armée de l’Air

Consulter le Guide sommaire de recherche biographique dans les fonds de l’armée de l’Air

1.1.5 Personnels militaires et civils de la Gendarmerie nationale

Consulter le Guide sommaire de recherche biographique dans les fonds de la Gendarmerie

1.1.6 Personnels civils du ministère de la Guerre puis de la Défense

Consulter le Guide sommaire de recherche sur un personnel civil du ministère de la Défense

1.1.7 Les archives médicales hospitalières des armées et les archives issues de l’administration du ministère des anciens combattants

Consulter le Guide sommaire de recherche dans les archives médicales hospitalières des armées

Consulter le Guide sommaire de recherche dans les archives issues de l’administration du ministère des anciens combattants pour les catégories suivantes :

- membres des FFI ;
- membre de la Résistance intérieure française;
- membre des forces françaises combattantes;
- membre des forces françaises libres (FFL) ;
- déportés et internés de la résistance ;
- victimes décédées des conflits contemporains ;
- victimes rescapées des conflits contemporains ;
- archives relatives aux sépultures des victimes de guerre et aux directions interdépartementales des anciens combattants et victimes de guerres

2. Recherches sur un matériel (avions de l’armée de l’Air, bâtiments de la Marine)

Le Guide sommaire de recherche sur les matériels de l’armée de l’Air renseigne sur les sources à consulter pour connaître les caractéristiques, l’immatriculation, l’unité, etc. d’un aéronef (avions ou hélicoptères).

Le Guide sommaire de recherche sur un bâtiment de la Marine de guerre indique les sources à consulter afin de retrouver les caractéristiques des bateaux militaires français.

3. Recherches sur un conflit ou une opération militaire

Consulter le Guide sommaire de recherche sur une opération extérieure dans les fonds de l’armée de l’Air et le Guide sommaire de recherche sur une opération militaire dans les fonds de la Marine (période 1790-1962).

Attention ! Les fonds de l’armée de Terre et les archives interarmées, ministérielles et interministérielles comprennent également beaucoup de documents relatifs aux opérations (notamment pour la période contemporaine).

4. Recherches en histoire locale dans les fonds de l’armée de l’Air

Consulter le Guide sommaire de recherche en histoire locale dans les fonds de l’armée de l’Air.

Attention ! Les archives des autres armées contiennent également beaucoup de documents relatifs à l’histoire locale (fonds de la Marine notamment).

7. Les documents sont fragiles, préservez-les !

La première mission du SHD est de conserver, gérer et communiquer les documents conservés dans ses fonds. Ceux-ci ont, pour la majorité, traversé des siècles pour venir jusqu’à nous. A ce titre, le lecteur est autorisé à consulter ces documents, sous réserve que cette consultation soit compatible avec l’état du document et que celui-ci ne court aucun risque de dégradation.

Pour ce faire, sont interdits :

- les sacs et effets personnels, qui doivent être déposés dans les vestiaires des salles de lecture
- l’usage d’un flash
- les boissons et les aliments

Certaines salles de lecture appliquent en outre des modalités de consultation particulière, qui vous seront indiquées sur place.

Les plus grandes précautions sont à prendre lors de la consultation ; il est donc interdit :

- de prendre appui sur un document
- de calquer un document
- de porter une marque de quelque sorte que ce soit sur un document
- de changer l’ordre dans lequel les documents se présentent dans un carton d’archives, et quand bien même cet ordre paraîtrait demander des améliorations.

Suivant les règlements des salles de lecture, le non-respect des dispositions suivantes après avertissement peut entraîner le retrait de la carte de lecteur.