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Ce que les français de l’étranger nous disent

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Alain Jamot - le 19/04/2010 - 20 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

 

Voilà un livre qui s’attaque à une réalité trop souvent ignorée : si la France accueille beaucoup par les temps actuels, elle voit aussi nombre de ses enfants s’en aller. Près de trois millions de Français vivent hors de l’Hexagone, et pour bon nombre d’entre eux, c’est une délivrance. Jamais autant d’entre eux, jeunes ou moins jeunes, n’avaient choisi de vivre sous des cieux plus cléments. Ils deviennent même une force d’appoint non négligeable dans un scrutin serré : trois millions de voix dans une présidentielle, ça compte.


J’en parlerai d’autant plus aisément que c’est mon cas, et que vivre en Allemagne, vivre à Berlin est chaque jour une fête. Pourquoi ? Des raisons simples tout d’abord : le coût de la vie, l’immobilier, la qualité de l’environnement. Des raisons toutes simples qui deviennent des grandes décisions. Saviez-vous qu'on loue des milliers de villas de 200 m² en moyenne sur front de mer espagnol  ou des villes intensément culturelle comme Séville ou Madrid pour 500/600 euros mensuels ? Saviez vous qu'on loue de somptueux lofts dans de grandes villes américaines pour des prix similaires ? On peine à réaliser la dégradation des existences parisiennes pour qui n’a pas la chance d’être un héritier ou un privilégié : taudis immondes loués ou vendus à des prix délirants dans des quartiers infâmes, criminogènes, sans espaces verts. Le Figaro nous apprend même que Paris serait devenu la ville la plus chère du monde. On se demande bien pourquoi. Son rayonnement culturel, politique, financier ou économique est loin de justifier un tel statut. La province, sans atteindre des prix aussi obscènes, se réjouit de rendre chaque jour plus difficile l’existence quotidienne de l’essentiel de la population en spéculant elle aussi dans l’immobilier. Sans compter les fameuses garanties, cautions, qui disqualifient tous ceux qui souhaiteraient s’en sortir seuls. Pays de rentiers.

Christian Roudaut ne parle étrangement pas de cette dimension, et préfère se concentrer sur ce que l’on connaît déjà : les frilosités et les rigidités du marché du travail, la haine nationale envers ce qui ressemble à un risque ou une initiative personnelle. Les exemples nombreux de Français peu ou pas diplômés vivant leur rêve amènent immanquablement à se poser des questions sur le mode de fonctionnement de notre beau pays. Peut-on raisonnablement espérer une baisse réelle du chômage en s’arc-boutant sur les fameux parchemins, la naissance, les réseaux qui font qu’on accède à une vie confortable jusqu’à la retraite ou non ? Ne rêvons pas, dans le reste de l’Europe, la vie n’est pas non plus toute rose, et je ne parle pas des USA. Mais curieusement, avec moins d’aide de l’Etat, on s’en sort souvent mieux. Etrange paradoxe français.

Christian Roudot s’entretient également avec des artistes exilés, Yannick Noah (moyen), Charlélie Couture (intéressant), Marc Lévy (passionnant). On aurait souhaité qu’il puisse se poser aussi la question suivante : pourquoi des écrivains parmi les plus importants de la scène française comme Houellebecq, Dantec, ou pourquoi pas Ndaye choisissent-ils de vivre loin d’ici ? La dimension fiscale n’épuise pas la question, loin de là. Pourquoi un type comme Sollers, grand pourfendeur de la France moisie et new-yorkais autoproclamé, reste-t-il scotché à son bureau de chez Gallimard et au micro-milieu de l’édition, avec des tirages et une influence en baisse constante ? Comme s’il fallait s’éloigner de la France pour pouvoir l’écrire sans subir les modes, oukases et autres joyeusetés, comme s’il fallait s’éloigner de Paris pour rester soi-même et en phase avec son lectorat réel…





On choisit aussi de s’éloigner de la France parce qu’on l’aime tellement qu’on ne la supporte plus, qu’on n’en peut plus de voir la chape de plomb du conformisme étouffer tout dialogue, toute confrontation intellectuelle, toute originalité, toute remise en question.

On la quitte parce qu’on n’en peut plus du politiquement correct, de la hargne, du mensonge officiel, des politiques corrompus et des journalistes serviles. On quitte ce pays parce que l’on se fait une idée si haute de la civilisation française qu’il devient douloureux de voir chaque jour les moins méritants, les plus incultes, pérorer sans cesse sur ce devrait être ce pays avec morgue et suffisance. La France marche à ce point sur la tête qu’il devient indispensable à un moment de sa vie de s‘en détacher pour pouvoir continuer à l’aimer sans trop souffrir.

L’internet permet aussi d’être là sans vraiment y être, de participer au débat de loin sans se couper définitivement du flux vital. On lit la presse, on téléphone aux amis et à la famille, on est là sans être là, on y vend sa production mais on ne peut plus y vivre physiquement. On vit alors des existences étranges, un peu détachées, nostalgiques parfois, mais où le souffle de la liberté d’esprit ne rencontre plus d’obstacles. On réalise à quel point la France pourrait être un pays de rêve, de par son passé et son présent, ses atouts, sa culture, ses dispositifs égalitaires si contestés (sécu, minima sociaux, institutions, éducation…), son culte de la liberté, son irrévérence envers les puissants…

Relativisons ce lyrisme un peu désenchanté par le constat que, depuis des siècles, les Français adorent se plaindre, et souvent fantasmer une France d’autrefois qui n’a jamais existé. Chaque génération produit des contempteurs de la french way of life, et à chaque fois pour de nouvelles raisons. N’oublions pas non plus que vivre à l’étranger permet aussi de flotter, de se sentir moins concerné par la politique locale, les rivalités, les vieux procès et les vieilles querelles. Et puis on découvre le bonheur d’être Européen : même monnaie, peu de formalités pour résider légalement, histoire pas si éloignée, souvent les mêmes produits dans les magasins, bref, on se sent aussi chez soi à Berlin, Londres, Amsterdam ou Gdansk. C’est appréciable. Particulièrement quand on ne cherche pas de boulot sur place (23 % de chômeurs/allocataires minima sociaux à Berlin).

Alors ce peuple français qui n’aime plus son histoire, son âme, se complaît dans des débats identitaires absurdes, refuse donc de connaître les réalités statistiques et le changement… pourtant on l’aime et on ne cessera jamais de l’aimer, cette terre natale, malgré tout, comme le montrent ces nombreux témoignages rassemblés par Christian Roudaut (lui-même expatrié londonien), on préfère le faire de loin et si possible, dans l'humeur heureuse et pour moins de 1000 euros par mois.

Alain Jamot

Christian Roudaut. France, je t’aime je te quitte. Ce que les français de l’étranger nous disent, Fayard, 240 p. 18€.


Toutes les réactions (20)

1. 19/04/2010 02:42 - TheTerraformer

TheTerraformer"Et puis on découvre le bonheur d’être Européen : même monnaie, peu de formalités pour résider légalement, histoire pas si éloignée, souvent les mêmes produits dans les magasins, bref, on se sent aussi chez soi à Berlin, Londres, Amsterdam ou Gdansk"

Ça; ça serait plutôt mon cauchemar.
"Les capitales sont toutes les mêmes devenues" chantait Bashung y'a encore pas si longtemps. Mêmes magasins, mêmes centres commerciaux, mêmes marques, mème architecture néo-merdiques partout; mêmes festivals "culturels" organisés non pas par amour de la culture, mais pour pouvoir postuler pour devenir "Capitale Européenne de la Culture", même règne de Festivus-Festivus...

C'est l'Europe dans sa totalité qui commence à ressembler à une mono-ville dans laquelle il est impossible de sortir...

2. 19/04/2010 03:29 - AnneSo

AnneSoTrop général ton commentaire, il y a des petits miracles en Europe, je ne suis pas d'accord. La France est un pays réllement fatiguant car elle n'accepte pas ce qu'elle devient tout en sachant que c'est inéluctable. Un beau crabe en plein coeur. Je vis en Italie, nation bien plus fière mais politiquement, tout aussi pourrie. L'avantage : la mer et la joie de vivre. Je préfère me ronger les ongles au soleil, désolée !

3. 19/04/2010 10:00 - Bill Muray

Bill Muray@ The Terrafiormer :
"We live in a monoculture".
Warren Ellis.

4. 19/04/2010 10:35 - Christophe

ChristopheJe suis totalement d'accord avec l'article de A. Jamot. Je rajouterais toutefois qu'on quitte aussi la France à cause des Français. Pour avoir vécu en Allemagne et en Pologne, j'ai pu constater combien les relations sociales sont vindicatives et égoïstes en France: la Français a toujours l'impression d'être floué et profite par conséquence de chaque occasion pour se disputer et escroquer ses concitoyens. Allez en Pologne et vous verrez combien les gens sont bien éduqués, sympathiques, toujours prêts à aider leur prochain dans les aspects les plus anodins (comme demander une information, céder sa place à des femmes enceintes, etc.). Je crois que c'est surtout ça le bol d'air des expatriés: ils ne sont plus obligés d'être constamment sur la défensive dans leur relation avec les autres.

5. 19/04/2010 13:29 - Ritón de BCN

Ritón de BCN100% d'acord avec ce qui est dit.
Cela fait 10 ans que je vis a l'etranger: Barcelone, Chicago, Singapour, Belo Horizonte (Bresil).
Nous quittons la France car desormais vivre la France comme nous l'entendons d'un point de vue culturel emotionnel et civilisationnel est devenue chose quasiment impossible a l'interieur du pays.
Les valeurs que nous associons a la France sont ringardisees ou tout simplement tombees en desuetude: libre pensée, esprit de fronde, courtoisie, séduction entre hommes et femmes, rafinement/ soin apporté en toute chose... bonne humeur et "gauloiserie" ont deserté l'hexagone, ou du moins Paris, bateau fantome en perdition. Je ne suis pourtant pas si vieux que cela (34 ans). Mais j'ai désormais l'impression qu'il est plus facile de partager ces valeurs entouré de Vietnamiens ou de Brésiliens que de mes compatriotes n'ayant pas quitte le pays... Le pire a mes yeux est la cecité ambiante: les Francais de France ne se rendent pas compte de la détérioration graduelle de leur cadre de vie, ils s'habituent a tout, phénomène de la grenouille plongée dans une casserole que l'on porte a ébullition a feu doux. Ici en Espagne combien de fêtes de rue avec des milliers de badauds de tous âges, troisième age et nourrissons inclus, sans les accrochages ni les violences banalises et intériorisés par les Parisiens. Ma dernière semaine passee dans le "75" m'a semblé telle une descente en territoire hostile: SDF arrosant de vinasse les passants dans le 11ieme, filets d'urine irriguant les couloirs du métro, propos incoherents de personnes parlant a elle-memes, tension entre les usagers des transports en commun... Reaction de mes amis restés a Paname: "c'est partout pareil"... et bien non, ce n'est pas partout pareil !
Les expats de la France de 2010 sont des réfugiés culturels.

6. 19/04/2010 13:58 - B&Clyde;

B&Clydeça fait du bien de lire un tel papier. J'ai quitté la France il y a trois ans avec mon homme, nous ne reviendrons plus, nous ne sommes pas encore masochistes.

7. 19/04/2010 14:43 - Marcel

MarcelPersonnellement j'habite dans une petite ville du sud de la France et je suis très content de ma vie.
Mes amis habitent à coté, j'ai une vue terrible de chez moi, des paysages superbes tout autour, un lac pour me rafraichir en été etc. On se la coule douce de par chez moi et on a pas besoin de dealer arabo-mexicain pour faire pousser de l'herbe!
Honnetement je ne sais pas comment c'est de vivre à Berlin ou Belo Horizonte mais je m'en bats les roubignolles et peut-etre qu'avant de quitter votre pays vous devriez apprendre à le connaitre un peu plus. Mais l'herbe est tjrs plus verte ailleurs c'est bien connu.... Ou pire encore, évitez de dire que Paris = la France svp.

8. 19/04/2010 14:51 - Marcel

MarcelPardon mais "...les Français adorent se plaindre, et souvent fantasmer une France d’autrefois qui n’a jamais existé..." c'est des conneries. Parlez avec vos grand-parents, visualiser des vieux docus, lisez des bouquins d'histoire du 20ème siècle. Meme si la notion de fantasme est + ou - exacerbée, la France d'autrefois a bel et bien existé dans tous les domaines et elle n'a plus rien à voir avec celle d'aujourd'hui.

9. 19/04/2010 15:14 - Alain Jamot

Alain Jamot@ Marcel1: vous avez raison, on pourrait imaginer à me lire que la France=Paris. Et tant mieux s'il existe encore des coins peinards dans notre beau pays. Mais croyez-moi, s'installer dans le Sud quand on n'est pas du coin n'est pas une sinécure non plus. Je connais Avignon, je connais Perpignan, je connais Marseille pour y avoir séjourné souvent professionnellement et souvent rêvé de m'y installer, et pourtant s'y sentir intégré prend des années. La haine du Sud pour les Parisiens ne relève malheureusement pas du délire. Et puis, je dois bien vous le dire, la situation à Marseille est bien pire qu'à Paris, malgré le soleil et Plus belle la vie...

@Marcel2: ben oui, j'en ai souvent parlé avec mon grand-père, avec mes parents de la vie d'autrefois, genre avant 1936 et les avancées sociales, genre entre 40 et 45, genre pendant la guerre d'Algérie, la vie a souvent été cruelle aux plus pauvres et aux plus petits. Et nos conditions de vie actuelles sont sans commune mesure avec la misère d'autrefois. Mais bon, aujourd'hui, ce n'est plus seulement la misère qui nous empêche de jouir sans arrière-pensée de la France... Et oui le passé, on ne cesse de le réinventer et le reconstruire, surtout dans les gazettes.

10. 19/04/2010 16:30 - Marcel

MarcelVous savez les grandes villes, moins j'y mets les pieds et mieux je me porte. D'ailleurs j'ai fait une incursion dans le nord à Caen pendant mes études et je pense que c'est le genre de villes (110 000 hbts) qui font un bon compromis entre les grandes capitales régionales et les patelins perdus. Je suis redescendu chez moi par la suite mais j'aurais très bien pu y vivre sans problème. C'est une ville très agréable avec de bonnes infrastrucutres. Perpignan n'est pas mal non plus.
Après s'il vous faut 1 cinéma/théatre ou club lounge tous les 100m comme à paris, c'est sûr vous allez vous emmerder.

Pour ce qui est du bon vieux temps c'est vrai que la vie était plus dure à cette époque mais qd je vois mes grand-parents anciens paysans, ils étaient pauvres mais pas malheureux et avaient tjrs de quoi manger, ne serait-ce que venant de leur jardin. Et puis après une bonne journée à l'usine ou dans les champs les gens se retrouvaient autour d'une bonne bouteille de vin à jouer aux cartes. La vie était plus simple, moins envahie de technologie superflue et bien plus conviviale. C'est cela qui est regretté aujourd'hui je pense.

11. 19/04/2010 19:14 - Marthe

Marthe Ce N'est pas la France qui a un problème , mais Paris , et tout son milieu de bourgeois secs et orgueilleux , de bobos assoifés de consommatiom et d'argent . C'est bien leur train de vie qui dérègle celui des plus simples , ou incite Les bobos pauvres à escroquer Les autres pour accédr qu' titre puant de bourgeois . Enfin.

12. 19/04/2010 21:20 - Chris

ChrisCe n'est pas Dantec qui vous contredira...
Plein de gens partagent ce constat, mais prisonniers de leurs vies, ils ne peuvent pas partir et préfèrent nier l'évidence et s'imaginer que c'est partout pareil.

13. 20/04/2010 13:09 - Amaury Watremez

Amaury WatremezParis est engendre tous ces sentiments négatifs car elle s'est provincialisée au fur et à mesure, il ne faut pas faire de bruit passé dix heures, il faut des divertissements cul-tureux de qualité selon Téléramou, on n'ose plus sortir du rang d'oignon du troupeau. Mais il y a encore dans Paris des endroits secrets très agréables. Il suffit de chercher, j'ai des adresses, mais croyez pas que je vais les donner en public...
Quant à la province française, elle se replie dans chaque région sur une identité fantasmée, rêvée, et qui a l'air de sortir de l'imagination d'un créatif de pub pour jambon sous vide. On en exalte la simplicité et la vérité qui sont tout autant frelatées qu'à Paris, on se croirait à la campagne à les lire dans un roman de René Bazin, ou dans un film de propagande de la Révolution Nationale à vichy.
Comme le montrait un dossier de "Marianne", les provinciaux détestent encore cordialement Paris, un Paris qu'ils fantasment. Le tout est dû au délitement national...
Moi je suis comme Céline (Louis-Ferdinand) , la province m'emmerde...
http://mesterressaintes.hautetfort.com/

14. 20/04/2010 13:18 - Astrid

Astrid@Amaury : encore des gros clichés de beaufs parisiens, encore une grosse éjaculation narcissique (comparation à Céline), un peu beaucoup pour une si faible plume. Et puis votre blog, arrêtez votre pub, il est nul.

15. 20/04/2010 13:29 - Amaury Watremez

Amaury WatremezVotre commentaire montre bien que dés que l'on contredit des certitudes sur le net, cela engendre de l'agressivité.
Je précise...
Attention cette province m'emmerde, pas celle qui s'ouvre, pas celle qui est capable de considérer autre chose que ses références propres. J'aime beaucoup Lille, ou Lyon, ou Strasbourg.
Sinon, je n'y vivrais pas depuis si longtemps. Et j'en ai un peu assez de tous ces clichés sur Paris.
http://mesterressaintes.hautetfort.com/

16. 20/04/2010 13:36 - Cyrano

CyranoJe ne vois pas en quoi le commentaire d'Amaury est narcissique, il ne parle de lui qu'à la fin. Et il a parfaitement raison, les petites villages peuvent être infernaux à vivre, le tout, effectivement par le délitement et de la nation et du corps social.

17. 20/04/2010 14:33 - Floria Tosca

Floria ToscaEt bien moi aujourd'hui, je suis à Paris et je m'y distrait follement !! Il est vrai que je n'y habite pas, mais après avoir vécu aux quatre coins de la planète (et plus) et basée à Amsterdam en ce moment, j'adore venir à Paris quelques jours. Les autres villes de province ou de l'étranger me font le même effet, il y a partout et j'insiste PARTOUT des gens formidables et des endroits SUPER. Le tout est de rester ouvert et, mille excuses si je reste si positive, mais c'est ma nature et "on ne se refait pas". Ceci dit, je suis avec tout le monde d'accord, car c'est une question d'optique, de point de vue et de sensibilité. Par ailleurs: bon papier qui apprend un peu plus sur l'auteur, AJ, pas vraiment sur le bouquin dont il est question, mais qui s'en plaindrait !!

18. 20/04/2010 15:04 - Marcel

MarcelMais oui, le tout c'est d'être heureux là où on se trouve. Entre la petite fiotte sophistiquée de parisien à veste vintage et velib et le gros pequenot des champs y'a largement la place de vivre une vie sympa.
Personnellement je me sens plus libre de mes mouvements à la campagne qu'à paris et j'ai pas trop de problème d'occupation de mon temps.
Chacun sa vie, et si possible au soleil et à poil dans son jardin!

19. 20/04/2010 18:50 - bartleby

bartlebyau départ, je trouvais le débat intéressant mais il s'enlise vite dans les oppositions simplistes remâchées dix mille fois (campagne/ville - paris/province - france/étranger),...
je précise que j'ai une trentaine d'années et que je suis parisien et à mon humble avis, en résumé rapido, c'est que:
1 - paris est une grande ville pour quelqu'un qui n'est jamais sorti de son village mais pour quelqu'un qui rentre de new york ou de tokyo, ça fait juste sourire de dire que paris est une grande ville
2 - il y a encore trop de jacobinisme en france. pour faire simple, ça rejoint le discours sur la "mentalité" française. le point positif c'est qu'on interroge plus, me semble-t-il, qu'un certain nombre de pays (notamment anglo-axons... les minorités pensent, la majorite broute l'herbe de sa télé). mais le point négatif, c'est qu'à part se palucher on agit pas beaucoup. on est entravés par des milliers de règles - notamment administratives. On a en permanence peur de tout et on a un rapport assez hypocrite aux problèmes à régler (théorie économique du "passager clandestin": tout le monde voit le problème mais personne ne veut payer de sa personne). ce jacobinisme se retrouve également chez nos soi-disant intellectuels parisiens qui pour la majorité sont juste des branleurs qui jettent à vendre leurs bouquins, leurs torche-culs de journaux et compagnie...
3- il n'y a pas de solution idéale mais je crois qu'effectivement il faut un rapport plus franc et direct les uns avec les autres, comme les anglo-saxons, mais en conservant un regard critique voire rebelle sur le prêt-à-penser de nos eurodéputés marchands de tapis.
4- pour donner une image un peu plus positive des "jeunes" - qui ne sont pas tous adeptes de gadgets techno, de consommation puérile et de l'ere du vide de la pensée... voici un blog qui rend un peu espoir...

http://tourdeurope.over-blog.com/

20. 20/04/2010 19:23 - Jonz

JonzDe belles photos de voyage ton blog.

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