Sur le RING

La nuit au bout du voyage

SURLERING.COM - LES PAGES ROUGES - par Maurice G. Dantec - le 27/04/2010 - 25 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

Trois ans après la publication du dernier volume du Théâtre des Opérations, Ring publie l'avant-propos d'American Black Box, de Maurice G. Dantec. A l'époque (2004-2006), les avocats des trois plus grandes maisons d'édition françaises avaient tout tenté  pour faire disparaître certains passages. Les plus écœurants ressorts médiatiques orchestraient alors un authentique lynchage pour faire taire l'auteur franco-américain qui n'a, répétons-le, jamais tenu le moindre propos raciste ou stigmatisant à ce jour.  Eric Zemmour, pour sa sortie Ardissonienne, a été défendu partout, y compris sur Ring, y compris par vous.

Qui, à l'époque, a défendu Dantec ?


Maurice Dantec partage désormais son temps entre le Canada et les USA, où son quatrième roman va être traduit après Babylon Babies, Cosmos Inc. et Grande Jonction [Random House], il  prépare son retour littéraire et médiatique pour 2011.




Quatrième de couverture d'American Black Box, 4 janvier 2007 :

Les livres de Maurice G. Dantec sont des machines de guerre au service de la vérité. Ce troisième et dernier tome de sa trilogie culte Théâtre des opérations en témoigne plus que jamais. Vision noire, baroque et foudroyante de l'Histoire, American Black Box règle les comptes d'une société qui sombre dans les ténèbres, comme à la veille d'une apocalypse, sous la dictature des extrémismes, l'hégémonie du politiquement correct, le règne des marchands du temple. De son exil transatlantique, Maurice G. Dantec, écrivain majeur de ce siècle mort-né, nous envoie son journal, véritable livre-cyclone, et nous lance un terrible : Bienvenue dans le monde réel.



‑ Préface de l’auteur ‑




Baby Chaos

Mise à feu




Cet objet que vous tenez entre vos mains est d’une extrême fragilité. C’est sans doute pour cela que, comme tout bon dispositif détonant, il va falloir le manipuler avec quelques précautions d’usage. Sa logique est d’une redoutable simplicité : il n’en a pas, sinon la cinétique infernale d’une déflagration. Le temps de l’écriture lui-même en a été affecté, le seul ordre qui y prévaut c’est celui du maximum de dégâts possibles.

Vous voici face à la « boîte noire », le système d’enregistrement et de décodage d’un monde qui a choisi d’en finir un peu plus vite que prévu, le système d’enregistrement et de décodage d’une civilisation qui ne croit plus en elle-même, le système d’enregistrement et de décodage du néo-totalitarisme planétaire qui assoit sa domination universelle.

Mais aussi le système d’enregistrement et de décodage des messages de résistance qui proviennent de partout sur la planète.
Ce livre est l’enfant du chaos. Non seulement le chaos du monde tel qu’il se (dé)configure chaque jour, sous le ciel grisâtre des nihilismes, mais le chaos laissé par la dévolution de la pensée, par la peur, la haine de soi, le ressentiment, la culpabilité, et les divers étrons idéologiques qui font de la France ce pays qui est sorti définitivement de l’Histoire pour entrer dans l’âge  des postures culturelles et des impostures politiques à grande échelle.

Au moment où des démagogues avertis déposent des gerbes de fleurs pour commémorer la mort accidentelle de deux « jeunes Français » s’étant malencontreusement perdus dans un transformateur électrique, pas un mot n’est prononcé en mémoire du technicien urbaniste assassiné le même jour parce qu’il photographiait le mauvais réverbère, au mauvais moment, au mauvais endroit. Pire encore, en cette journée des pleureuses démocrates, un autobus était attaqué à Marseille avec des produits incendiaires. Une jeune femme, étudiante d’origine sénégalaise, brûlée sur 70% du corps, est toujours entre la vie et la mort. Mais comme je l’ai déjà dit : Non-non-non-non-non, il n’y a pas de racisme anti-français (ou autre) dans les mosquées radicales clandestines des banlieues, non-non-non-non-non, de jeunes gens qui mettent le feu à des êtres humains ne sont pas des bêtes sauvages, non-non-non-non-non, il ne faut pas les ostraciser, ils ont bien le droit, eux aussi, d’exprimer leurs frustrations et de vouloir ainsi passer à la télévision.

C’est pour cette raison que ce petit bébé, je vous prie de ne pas trop le secouer, a subi la pression, a reçu l’impression, devrais-je dire, l’imprimatur de ce pseudo-monde qui s’est déjà couché devant les injonctions des imams lanceurs de fatwas et des terroristes qui les exécutent. Alors que des femmes musulmanes, telles Nazanin Afshin-Jam, Wafa Sultan, Nonie Darwish, et bien d’autres qui ont parfois dû se réfugier hors d’Europe ( !), dénoncent au risque de leur vie la main-mise progressive d’organisations et d’institutions islamiques radicales sur les législations occidentales, l’intelligentsia gaucho-libérale continue de nous faire la morale chaque fois que nous mettons en lumière les origines et le développement singulier de ce totalitarisme théocratique. Au moment où chaque jour les Talibans attaquent écoles, dispensaires, associations civiles, policiers, médecins, professeurs dans le sud de l’Afghanistan, la coalition des traîtres pacifistes (au Québec c’est une seconde nature) organise une grande manifestation « pour la Paix et le retrait des troupes canadiennes ». Le 6 août dernier, gauchistes, collabopacifistes et nazillons de diverses obédiences se sont ralliés à la gauche indépendantiste québécoise pour soutenir le « peuple libanais » contre l’ « invasion israélienne », les drapeaux du Hezbollah submergeaient le cortège et les drapeaux fleurdelisés s’agitaient au rythme de celui des terroristes. Jamais un de mes « journaux », pourtant conçus comme un amas de bribes, souvent sans la moindre date, a ressemblé à ce point à l’univers dont il est sorti. Il est le portrait craché de sa Matrice. Refusé plusieurs fois, par mon éditeur d’origine pour commencer, il m’a fallu souvent adapter son langage aux oukazes staliniennes de la justice aux ordres ; commencé, « terminé », repris, stoppé, repris à nouveau, préfaces successives se translatant en postfaces, tout comme l’inverse, relectures incessantes, au fil des événements qui se déroulaient, ce volume du Théâtre des Opérations ne devait pas, à l’origine du projet, dépasser une année pleine – soit 2003 – avant d’être publié. Le monde qui se défait sous nos yeux en a décidé autrement, mais c’est comme si une lumière secrète pointait derrière la muraille protectrice de la bien-pensance moderne : les diverses tentatives pour le faire taire, ce petit Baby Chaos dont les vagissements semblaient gêner les voisins, occupés à regarder Ardisson ou un match de la Coupe du Monde, l’ont à contrario poussé au-delà de ses limites, frappé du sceau de l’infamie avant même sa parution, qu’a-t-il donc à craindre vraiment, une fois que ces pages seront rendues publiques ?

À l’heure où les émeutes « talibanlieusardes » se transforment en actes de guerre, avec guet-apens organisés à un rythme quotidien contre les forces de l’ordre – une sorte de « stratégie à l’Irakienne » tiens ? –, maintenant que nous savons que plus de 20 000 voitures ont brûlé durant les six premiers mois de 2006, exactement le même chiffre que l’an dernier, alors même que les « événements » n’ont pas encore commencé, il est probable qu’énoncer calmement les faits vaudra au Baby Chaos son lot d’insultes bien senties.

Mais Baby Chaos est aussi l’American Black Box. Il va devenir ce qu’il est : une sorte d’arme de destruction massive, c’est-à-dire une arme qui tient dans votre poche. Il capte-émet-décode-enregistre. Non seulement il n’oublie rien, mais il sait déchiffrer les petites conspirations de l’époque, les micro-mensonges des Pravda de l’audiovisuel, ou des Al-Manar en langue française, les capitulations en série du monde de la « culture », l’esprit néo-collaborateur du Français pauvre, riche, ou moyen, désormais attribut ontologique de ce qui fut ma nation, vilaine concussion polytraumatique qui synthétise toutes nos défaites passées, présentes et à venir.

À l’heure où j’écris ces lignes, le Parti Républicain de GW Bush passe un mauvais quart d’heure aux élections législatives américaines. Voilà qui réjouira la nébuleuse vert-brun-rouge qui nous donne enfin la preuve que le crétinisme totalitaire, quels que soient ses origines et ses objectifs, ressemble à toute matière visqueuse qui se respecte : il s’associe avec une facilité déconcertante à toutes les substances qui lui sont similaires, produisant une nuance de vert caca d’oie qui sied si bien aux égoutiers qui les malaxent.

Mais la bêtise des nihilismes cache souvent leur barbarie, qui elle-même ne sert qu’à masquer une stupidité encore plus grande, et ainsi de suite.

Si demain elle devait quitter l’Irak, un simple rapport chiffré suffirait à démontrer que l’armée américaine a perdu en près de quatre ans le même nombre d’hommes qu’en à peine trois heures à Omaha-Beach. Quel VietNam ! Après deux années pleines où insurgents pro-baathistes et djihadistes de diverses obédiences ont tué les hommes qui les avaient délivrés d’un dictateur à la fois grotesque et sanguinaire dont ils furent les victimes, les serviteurs volontaires ou les exécutants forcés, et dont ils avaient été incapables de se débarrasser par eux-mêmes, la Boîte Noire s’est mise à enregistrer une déviation géopolitique d’importance : désormais, la plupart des attentats ne visent plus les « occupants » yankees ou les forces de sécurité irakiennes, c’est entre milices rivales que les agressions systématiques sont commises, les civils de chaque camp étant coincés dans l’étau implacable des mosquées détruites et des kamikazes explosant sur les marchés, sans compter les kidnappings et les assassinats dénombrant des records d’atrocités qui égalent voire surpassent ceux de l’ancien régime déchu.

D’ailleurs, si l’équipe gouvernementale républicaine américaine connaît quelques moments difficiles, que dire de ceux contre laquelle elle a pris le risque insupportable – pour nos contemporains – de faire la guerre ?

Le verdict condamnant Saddam Hussein et ses complices vient juste de tomber, comme le couperet d’une guillotine, quoique, techniquement, ce ne soit pas le sort  qui soit réservé à l’ancien SuperDupont de la Mésopotamie. Il sera pendu, comme un vulgaire chef de bande, ce qu’il était. Dès l’annonce de la sentence, des miliciens pro-Baas promettent une insurrection générale doublée d’un bain de sang et leurs complices humanitaires, les politiciens français en première ligne, se lamentent sur l’inhumanité d’un tel châtiment (et Nuremberg, pauvres truffes, c’était inhumain, aussi ?).

Tout se tient donc parfaitement en place. Ainsi la guerre civile sunnites-chi’ites qui commence annonce-t-elle le régime du conflit intra-islamique qui verra bientôt le jour. Un Iran chi’ite doté de la Bombe, un Pakistan sunnite doté de la Bombe : on est en droit, en s’offrant un sourire, de rejoindre la constellation pro-islamiste, Dieudonné, Thierry Meyssan et consorts, et de militer pour les programmes nucléaires d’Ahmaninedjad d’un côté, d’Al-Qaeda de l’autre, on est en droit, alors qu’une guerre totale nous est déclarée, de se préparer pour le pire.

On est même probablement en droit de l’espérer.

première salve


 Je sais très bien qu’écrire cette préface est impossible. Je le sais d’autant mieux que non seulement il me faut l’écrire, mais que je l’ai déjà écrite à plusieurs reprises.

À chaque fois, le monde, et toutes les maladies dont il est perclus, l’auront frappée d’obsolescence, à chaque fois, des événements trop prévisibles pour être prévus sont venus empêcher qu’elle puisse être rédigée jusqu’au bout.

Cette introduction se tient en effet paradoxalement à la fin de l’écriture de ce volume, et pire encore, elle ouvre le livre en le fermant à jamais, car elle le présente alors qu’il va être le dernier de ces « journaux » qui auront fait de moi un écrivain, c’est-à-dire un être à haïr.

J’ai commencé à tenir ce troisième volume du journal en décembre 2002. Après avoir été refusé par les éditions Gallimard, puis Flammarion, il a enfin trouvé sa niche, son « bunker » devrais-je dire, auprès des éditions Albin-Michel, début 2005.

Aussi, l’ayant une première fois « achevé » en décembre 2003, comme convenu, je dus le reprendre l’été suivant, puis de nouveau en 2005, jusqu’à l’écriture de ce que je croyais être l’ultime préface du livre, mais qui est maintenant sa post-face – « Code Rouge » ‑ alerte générale par laquelle il fallait sans doute que ce livre se termine.

Il est peu probable que je reprendrai un jour le chemin que je viens de gravir. En l’espace de cinq années, et de trois livres ‑ dont un qui aura vu sa publication reculée de 2 ans ! ‑, je serais parvenu à faire de moi la cible de choix pour tous les tireurs de fête foraine appartenant à la nomenklatura médiatique de ce pays qui fut un jour la France, et n’est plus qu’un appendice collaborationniste de l’idéologie totalitaire du XXIe siècle.

En trois livres, j’ai pu apprendre ce que signifiait l’exercice de la liberté dans un monde régi par la servitude volontaire.

En trois livres, j’ai pu constater à quel point les journalistes, et les professeurs d’université ! – sont dans l’incapacité totale de lire un texte qui ne coïncide pas avec les préconceptions clownesques de ce qu’ils osent nommer leur « pensée ».

En trois livres j’ai pu évaluer la lâcheté hideuse de mes contemporains, leur crasse stupidité instruite de néo-bourgeois « cultivés » faisant écho aux coprolalies infectes dont ils s’abreuvent chaque matin en ouvrant leur journal.

En trois livres, j’ai dit la guerre qui venait, j’ai dit le monde qui s’achevait, j’ai dit le choc qui ouvrirait l’abîme.

En trois livres, j’ai largement eu le temps de goûter au ressentiment qui fonde l’époque, et qui cria vengeance devant l’éclat, je le reconnais insoutenable, du RÉEL ainsi exposé.

En trois livres, j’ai pu comprendre comment l’écrivain ne pouvait écrire librement que du fond d’une cellule, je me suis rendu compte, proprement stupéfait, que si l’on empruntait les rails glacés de la vérité, il n’y avait que la nuit au bout du voyage.

Ce monde semble fait pour les écrivains. C’est un Camp à leur mesure.

Alors maintenant que ce troisième opus est enfin disponible, maintenant que cette troisième salve est tirée, osons admettre – momentanément du moins – qu’il est à temps à l’escouade de décrocher.

Plus les mois, plus les semaines, plus les jours passent, plus les événements se produisent et se répètent dans le monde, plus il devient clair que rien ne sert de continuer à tenir cette position.

Je ne vois, très franchement, plus grand-chose à ajouter à cette dévastation.

Si demain une bombe atomique iranienne pulvérise une cité juive, ou occidentale, il y a de fortes chances pour que cela ait du mal à me déconcentrer de ma lecture de Jean Duns Scot, de Saint Bonaventure ou de Saint Hilaire de Poitiers. Que l’on ne se méprenne pas sur les mots que je viens d’écrire : évidemment, un tel événement ne pourra en aucun cas me laisser indifférent, bien au contraire, simplement ma colère, voyez-vous, c’est AVANT que la catastrophe générale ne s’élabore qu’elle s’exprime. Et parce qu’elle est colère, ire, courroux, étymologiquement : choléra, elle s’exprime sans aucune contrainte de temps et de forme, et en vue de contaminer au plus haut point les esprits de ses contemporains. Il faudra, ce jour-là, décrypter mon probable silence comme l’apogée de son intensité.

Car ce Djihad nucléaire, vous le verrez, j’en évoque les diverses et terribles possibilités, bien évidemment, dans ce troisième et dernier Théâtre des Opérations.

Mais c’est parce que je le nomme, comme les autres abominations à venir, que je n’attends rien d’autre que ce que j’ai déjà reçu, lors de la publication des premiers tomes.

Et c’est pour cette raison que cette American Black Box ne peut être autre chose que ma boîte noire personnelle vers un autre monde, un outremonde, un monde qui reste à faire, un monde qui n’a pas l’intention de se laisser asservir, un monde qui a la volonté d’en découdre.

Et c’est donc pour cette raison que ce T.d.O. III est le dernier de la série.

En ce qui concerne ce que je décris dans cet opus, cela est survenu, cela survient, cela surviendra, je n’ai pas trop à m’en faire.

Puisque donc tout est déjà là, que tout est déjà présent, que tout est déjà en train de modeler notre avenir, et de reformater notre passé, puisque tout, donc, est contre nous, il ne reste plus qu’à combattre jusqu’à la dernière cartouche.

Alors voilà, ma dernière cartouche, vous la tenez dans les mains.

Elle va sceller ma propre existence, comme la vôtre, ami lecteur.

Une fois chargée dans la culasse, elle attendra patiemment que l’on appuie sur la détente.

Ensuite, ni le tireur ni la cible n’ont la moindre possibilité d’influer sur le cours des événements, sur la course de la balle.

C’est pourquoi j’ouvre ce livre sur sa propre fin, c’est pourquoi je parle le langage de la dernière cartouche.

C’est pourquoi, en effet je n’ai plus rien à ajouter.

C’est pourquoi maintenant je vais me taire.
 
Maurice G. Dantec
Montréal, le 6 février 2006


Toutes les réactions (25)

1. 26/04/2010 20:53 - Alexandre

AlexandreIl a essuyé les platres. Comme Houellebecq avec son procès, en beaucoup plus violent, right. Si MgD passe sur cette page : On avez bien fait de quitter ce pays, comme Houellebecq d'ailleurs. Vous êtes mes deux auteurs clés. Merci d'exister.

2. 26/04/2010 21:01 - Bill Muray

Bill MurayOh, my.

A chaque fois, ça marche.
C'est comme revoir un film qui vous a bouleversé.
C'est comme ré-écouter une chanson qui vous a transformé.

Et dire que ce n'est que l'incipit d'un livre.

3. 27/04/2010 00:54 - gilles

gillesSi ce naze de Nabe n'avait pas ses idées politiques et ce narcissime/ressentiment, lui, Houellebecq et Dantec aurait été les trois ogives nucléaires de la littérature française et auraient pu s'entendre. Quel gâchis.

4. 27/04/2010 10:00 - blue velvet

blue velvetOui merci d'exister.
En ce qui me concerne votre mission d'écrivain est accomplie:"faire accéder le cerveau du lecteur au réél"
J'ai aussi appris a regarder vers le ciel et ses étoiles.
Je ne me lasse pas des aurores boréales.
Votre voix manque ici.
Mais ce qui compte c'est que vous écriviez.

5. 27/04/2010 14:30 - Bardamu

BardamuLe sniper de la littérature française, tout simplement.

6. 27/04/2010 14:52 - Jimmy

JimmyIl a payé cash.
.."En 3 livres j'ai dit la guerre qui venait,j'ai dit le monde qui s'achevait,j'ai dit le choc qui ouvrirait l'abime"MgD.
Il paye cash encore aujourd'hui.
La position de Zemmour me semble assez confortable.
Ils ne boxent pas dans la même catégorie.

7. 27/04/2010 15:51 - Bardamu

Bardamu@Jimmy
Tout à fait d'accord! Alors que Dantec explore les frontières de la droite et du politiquement correct, au risque de passer pour un illuminé, Zemmour reste fidèle à la tradition gaulliste, jacobine et assimilationniste...

8. 27/04/2010 15:52 - Evan Ard

Evan ArdJe sais, en entamant l'écriture de ce commentaire, tout ce que l'on pourra être tenté de me reprocher.

Je sais le scandale qui saisi certains esprits face à la révérence, authentique, lorsqu'elle se manifeste. Elle se fait passer pour folie, et elle l'est, car elle laisse croire qu'elle s'aveugle lorsqu’elle se donne librement, et entend se faire passer pour libre quand elle se garde pour elle seule, et pourtant, elle n’est que la digne expression de la justesse, étroite, intime et exigeante, que l’on attend toujours de nous.

Je le sais, je le dis, mais, malgré tout… Ils auront tout faux.

…Et je ne m'en lasserais pas.

Parce que ma plus grande liberté consiste à aimer, non pas adorer mais aimer, agape, c'est à dire regarder l'autre en vérité, avec bienveillance et respect, considérant, non plus les dualités qui animent la poussière de l'homme et de sa dépouille mortelle, mais l'histoire unique et sacrée, la destiné éternelle de l'être, indivisible, et aimé de Dieu, c'est à dire, en fin de compte, révéler ce qu'il y a de beau dans l'âme d'une chair, dans l'esprit d'un corps, d'un agencement particulier de la seule vérité qui tienne, finalement, je veux dire, l'amour, encore.

C'est ce que j'ai l'orgueil de faire à présent, c'est ce que j'ai l'honneur et la joie sincère de faire maintenant.

Pour Maurice et tous ses vrais lecteurs…

9. 27/04/2010 15:53 - Evan Ard

Evan ArdJe me souviens mon premier émoi à la lecture de cette préface.

Je lis toujours Dantec après les autres, en décalage, je me prépare généralement en luttant contre la passion de ceux qui ont lu, déjà, avec enthousiasme, animosité, voir avec une véhémente ferveur, j'aurais tord de le cacher ; je lutte contre la charge qui, je le sais pourtant, viendra tout de même m'atteindre, au plus profond du cerveau. Je lutte ainsi depuis des années contre Maurice G. Dantec et ses bouquins un peu tarés. Celui-ci patiente depuis des mois dans ma bibliothèque, sûr du défi qu’il représente…

Je sais qu'il s'agit d'un explosif sur le point de libérer toutes ses toxines au cœur de mes neurones. Je sais qu'il en dangereux et pourtant, encore, toujours, nécessaire de manipuler ce piège imprévisible destiné à provoquer une série de mutations irréversibles dans la physiologie de ma conscience, et de mon inconscience. American Black Box... Un monde qui s'éteint, tous les détails de l’effondrement enregistrés dans les méandres d'une seule boite noire. Un monde qui nait de sa propre chute, dès cette préface.

10. 27/04/2010 15:54 - Evan Ard

Evan ArdAujourd’hui encore, je demeure fasciné par sa conception, contemplatif, non pas devant ce que l'on nomme forme, ni même devant le propos, -les vigilants ne comprendront décidément jamais rien- si je demeure captif, c'est de la totalité qui se manifeste là, si je suis arrêté, à présent, c'est à cause de la vérité nue qui s'expose ici, par la grâce de la Parole.

Il ne s’agit plus ni de comprendre, ni de juger, ni de défendre, ni de condamner, il ne s’agit pas de forme ou de fond, de l’auteur, de son œuvre, de ses lecteurs ou de l’instant historique où cela est en train de se produire, il s’agit simplement du seul mystère, toujours défendu, de la littérature : le silence ; qui est tout cela à la fois, simultanément, et bien plus…

Car la vérité n'est pas dans les mots, elle est dans les interstices mystérieux que la Parole secrète et divine daigne insérer dans le plein, la condensation de l'écriture, les failles, finalement, que le processus d'encodage/décodage du logos se permet d'ouvrir en nous. La vérité est dans le silence qui s'impose au point exact où convergent toutes les tensions engagées, impliquées dans l'expression paradoxale du silence absolu que la littérature impose, ce silence qui ne nous est révélé que par les écrivains qui ont impliqué l'intégralité de leur personne dans cet humble et discret service du Verbe. Seule, en effet, la fusion de la vérité, dans sa dimension humaine, permet la surfusion du mystère révélé dans le silence, je veux parler de cette matière insondable dans laquelle naissent les univers, à partir du néant des mondes.

C’est ce qui se passe ici, c’est ce qui se passera encore, s’il y a rencontre, collision d’un écrivain, d’un lecteur et des univers qui se déploient à la jonction de leurs singularités, il y aura toujours un peu de beauté, un peu de poésie… pour sauver des mondes entiers.

Merci à toutes et à tous.

11. 27/04/2010 16:15 - Roméo Joan

Roméo JoanBon sang, vous avez tout dit.
American Black Box est un livre traversé par le Saint-Esprit, j'en veux pour preuve, ma conversion au catholicisme, au catholicisme intransigeant moi, le crétin calvino-
pentecôtiste. American Black Box révèle la laideur de ce siècle acquis entièrement au Prince de ce Monde, au Monde de ce Prince. American Black box révèle de mille façons une vérité bien dure à voir, à manger, à digérer. Quoi donc ? Les nihilismes qui s'accouplent et enfantent de petits antcihrists. La ligue, la grande union du satanisme, de l'islamisme, du nazisme post-hitlérien. American BLack Box a fait des victimes, American Black Box est un livre éminemment flou pour les vrais-faux sages de ce (t) (im-) Monde. American Black Box est déjà le livre de chevet du chrétien espérant, du catholique du futur, à genoux dans les catacombes, debout pour le martyr.

12. 27/04/2010 16:17 - Roméo Joan

Roméo JoanPersonne n'a encore compris toute l'importance de ce livre et toute l'imposture des autres livres.

13. 27/04/2010 16:24 - Roméo Joan

Roméo JoanLe livre est une arme de destruction massive. La littérature, un virus. Un lecteur face au livre, un Homme forcé de voir, de subir le cambriolage de sa propre maison.
Dantec est pour reprendre le mot de son agent littéraire David Kersan le tireur d'élite de la littérature du XXI ème. Il est cela et il est bien plus. Il est l'Ecrivain du XXI ème siècle, l'Ecrivain du 11 septembre. Et pour paraphrser une parole de MgD que je juge prophétique. Ce monde semble fait pour les Ecrivains, pour cet Ecrivain. C'est un Camp à Sa mesure.

Mes respects, M.Dantec.
Joan

14. 27/04/2010 16:54 - Nach Mavidou

Nach MavidouCe texte majeur est l'incipit d'une oeuvre qui était extrêmement attendue. Après les polémiques et les difficultés notoires d'édition, les rumeurs les plus folles couraient sur son contenu. Rompant un long délai, cet avant-propos resituait le travail à l'oeuvre dans le TdO. Non pas en son point de départ, mais là où il en était. Chassez vos peurs et entrez dans la boîte noire. Recevez la balle en pleine tête, ou la déflagration à travers tout votre être, comme il vous plaira. Vous en ressortirez renouvelé, libre, puisqu'il faut vraiment mourir pour ressusciter.

15. 27/04/2010 17:10 - radiofree4lbemuth

radiofree4lbemuthCela fait bien sur extrêmement de bien de relire de tel mot , et ce livre est depuis longtemps un des mes ouvrages de chevet.
Merci à donc à MgD qui à entrevue le plan général et qui nous permet de le regarder , même de loin , via ses écrits.

16. 27/04/2010 18:22 - A faire tourner

A faire tournerRomé, avec des lecteurs comme toi, ça craint. Dantec a besoin d'être soutenu par les lecteurs des fictions avant tout, pas des sbires.

17. 27/04/2010 18:41 - Roméo Joan

Roméo JoanA faire tourner,

Maurice G.Dantec a besoin de ses lecteurs et je suis un de ses lecteurs. Le pire ou le meilleur, le correct ou l'incorrect, le subtil ou le plus abject, je m'en fiche, compris. Sbire pas sbire, j'ai lu et digéré l'ensemble de ses TDO, de ses fictions ( à l'exception de La Sirène rouge et Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute) Maurice G.Dantec n'a pas été un accident, un hasard, un accident hasardeux dans le fil de mes lectures. Il a été autre chose, libre à moi de le croire, de le penser, de le dire. C'est ce que je fais régulièrement dans ce superbe site web. Peut-être n'avez-vous pas lu les autres posts ? Tant pis, tant mieux, cela m'est égal. Je suis ce que je suis et c'est ainsi que j'écris et m'exprime.

Joan

18. 27/04/2010 18:54 - Marie

MarieOui, comme le dit " 16 " , certains commentaires autour de MgD craignent franchement...
Et c'est systématique, il me semble: pas un article ou presque ici sur le Ring écrit par / sur Dantec qui ne se voie plombé par des commentateurs zelés , qui se posent en soldats de la Littérature Vraie , mais qui le plus souvent ne font que singer les expressions les plus "tape-à-l'oeil" de notre auteur...
Alors je sais bien que le bonhomme a accouché de livres qui,pour pas mal d'entre nous , ont ouvert/déclenché/surpris/saisi/percuté/fasciné/dubité(?)/accompagné /etc des tas de choses, mais ...mais...
Mais je crois que ce n'est vraiment pas un service à rendre à un écrivain, que de se dire traversé par ses "Narrations" (oui,allez,je fais péter la majuscule aussi) quand tant de chose dans votre écriture transpire la "fanitude" et la clônerie ...

La discretion est -aussi- une vertu.

19. 27/04/2010 19:58 - Roméo Joan

Roméo JoanMarie,
Votre commentaire me laisse totalement indifférent. Il ne me blesse nullement. Avez-vous seulement expérimenté physiquement la conversion au Christ en lisant une seule de ses oeuvres ?
Ensuite. Je suis fade et piètre, pathétique imitateur, très bien. Dans ce cas, je vous invite à mieux juger, indexer les gens. Je vous invite aussi puisque vous me tendez la main à lire mon livre. Qui ne ressemble étrangement pas à ce qu'écrit mon gourou, moi, le sbire de Sa Majesté.
Je suis un mauvais lecteur et vous un mauvais juge.
Sans rancune.

Joan

20. 28/04/2010 08:56 - Evan Ard

Evan ArdMarie, je voudrais vous dire que j'entends ce que vous dites, et je le comprends, je connais la désagréable sensation que l'on peut éprouver face à l'expression maladroite d'une admiration dont l'intensité pourrait sembler malsaine, jusqu'au grotesque, cet étrange mélange de honte et d'empathie que l'on ressent à l'égard du fan, si c'est bien de cela que vous voulez parler. Je voudrais aussi vous dire qu'en exprimant son attachement à un auteur, un lecteur défend peut-être par là une partie de sa lecture, de son acte de lecture. On peut alors parier que plus un auteur sera décrié, plus son lecteur se sentira directement concerné, surtout si l'on s'attaque à l'écriture, au style, parce que on atteint par là directement la lecture. Un lecteur investit sans doute une partie de ce qu'il est dans la figure de l'écrivain qu'il aime, c'est indéniable, être embrasé par une œuvre, c'est aussi investir une part de soi importante dans la lecture. Alors, j'ignore si exprimer, avec maladresse parfois, avec excès, une estime bafouée, rend service à l'écrivain ou non. Face à une forme d'hostilité également excessive, c'est peut-être une façon de se défendre, tout le monde n'a pas les moyens de rendre hommage à un écrivain autrement qu'en reprenant ses propres mots, c'est sans doute là que se trouve la discrétion, dans cette parole qui couvre un non-dit, celui de la lecture blessée et celui de la plaie que l'écriture inflige au langage de son lecteur.

Pour finir, je vous cite Houellebecq, dans un entretien publié sur Ring il y a quelques temps, je pense que ces quelques phrases résument bien l'amour qu'un lecteur peut éprouver pour un écrivain et son œuvre. Notez bien, l'amour :

"Je sais ce que c’est d’aimer un écrivain. Une fois qu’on aime l’auteur, que c’est fait, on s’intéresse à tout ce qu’il écrit. On prend tout comme un témoignage unique sur le monde, émanant d’un être unique. On ne veut jamais que l’auteur arrête."

21. 28/04/2010 16:27 - Cécile Gilbert

Cécile GilbertJe viens de terminer Métacortex, exquise lecture de ce roman prodigieusement mené, mention spéciale sur la portrait du SS, écrasant tout ce que j'ai pu lire dans les Bienveillantes. Vivement votre prochain policier.

22. 28/04/2010 20:02 - Agnus_Cybioni

Agnus_CybioniBonjour,

Rien d'autre à ajouterque si Maurice G. Dantec fut converti au catholicisme romain et apostolique par Léon Bloy, moi, j'ai été converti par Maurice G. Dantec. Et la découverte de ses journaux fut pour moi un évènement, une grâce. Ce n'est qu'après que j'ai découvert ses romans. Ses opinions, ses goûts littéraires, artistiques, musicales se sont interpénétrés avec les miens, il a été ma conflagration métaphysique, il a été mon chemin de Damas.

Le troisième tome dont nous lisons ci-dessus la préface fut le dernier coup de marteau pour que le clou du baptême s'enfonce en moi.

J'ai été baptisé en la vigile pascale de cet an de grâce 2010, et c'est en grande partie grâce à l'oeuvre de Dantec.

Je prierai pour vous.

Merci pour tout.



23. 28/04/2010 22:02 - Roméo Joan

Roméo JoanAgnus_Cybioni,

Vous avez exprimé ce que je n'ai pu exprimer. J'ai sensiblement vécu et ressenti cela. A deux trois détails près.

Joan

24. 28/04/2010 22:05 - Roméo Joan

Roméo JoanJ'en profite pour poser une question. Y a t-il une date prévue pour la sortie de son prochain journal ?

Joan

25. 28/04/2010 22:07 - Roméo Joan

Roméo JoanAgnus_Cybioni,

...et ce n'est pas une coïncidence.

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Maurice G. Dantec par Maurice G. Dantec

Romancier, essayiste, éditorialiste. Ring Wall of fame.

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Alexandre26/04/2010 20:53 Alexandre
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