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Petit lexique de science sarkozyste

SURLERING.COM - THE BOOKMAKER - par Pierre Poucet - le 13/09/2010 - 3 réactions - Facebook Twitter Wikio print.jpg, 760B

C'est un livre de combat. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot ont passé leur vie de sociologues à examiner à la loupe les riches et les puissants, avec l'idée bien ancrée qu'ils ne doivent leur richesse qu'à la bonne fortune de leur naissance, à leur héritage culturel, éducatif et financier bien plus qu'à leurs qualités innées, ce qu'ils ont eu le talent de faire oublier. Les Pinçon l'ont patiemment démontré à travers quinze ouvrages, "Le Président des riches" prouve qu'ils ne s'assagissent pas avec le temps.



Quand j’entends le mot démocratie, je sors mon porte-monnaie. Mais aussi : mon numéro de sécurité sociale, mon extrait de livret de famille, mon extrait de baptême, ma carte d’identité, mon passeport biométrique, mon fichier STIC, ma fiche EDWIGE, mon empreinte génétique, je baisse mon froc et mon caleçon, j’écarte les jambes (tousser très fort ; fermer les yeux ; souffrir).

Plus sobrement, je peux aussi sortir mon Dictionnaire de la pensée politique de chez Armand Colin écrit par Olivier Nay, et qui est bien, et consulter.
« Démocratie : La démocratie est le régime politique dans lequel le peuple*, détenteur de la souveraineté, exerce le pouvoir. »

Bon. Voir « Peuple ».
« Peuple : Le terme « peuple » désigne le plus souvent une population vivant sur un territoire délimité et partageant une même culture, des mœurs, et un gouvernement (…). Les philosophes de la Grèce antique sont les premiers à considérer le peuple (demos) comme une communauté de citoyens disposant d’un droit légitime de participer à la vie politique (…). Au Moyen Âge, les théologiens tendent à privilégier une définition unitaire du peuple : le « peuple chrétien » unit tous les fidèles par-delà les limites des royaumes, trop classe, comme idée ! [C’est nous qui rajoutons] (…). Aux XVIIe, John Locke définit le peuple comme le produit du pacte associant des individus libres et égaux par nature [pourquoi pas] (…) Le modèle de la démocratie représentative sur lequel s’appuient aujourd’hui les régimes politiques occidentaux concilie l’idée révolutionnaire du peuple souverain avec la technique du gouvernement représentatif défendue par les philosophes libéraux. [C’est après que ça se gâte – c’est nous qui rajoutons] : Néanmoins, aux XIXe et XXe siècles, de nombreux régimes (…) se sont également prévalu de la volonté du peuple pour finalement l’enfiler [c’est nous qui précisons].

Quels régimes ?
Continuer mes recherches… Sociologie : Le président des riches. Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, de Michel Pinçon et Monique Piçon-Charlot (ça fait plus chic), chez Zones, une maison d’édition connue pour l’inébranlable relativité de ses conceptions en matière d’impartialité scientifique – c’est de bonne guerre. Lire.


Réactualiser son lexique.
« Démocratie (française contemporaine) : Lorsque tous les pouvoirs sont entre les mains de personnes qui entretiennent des liens étroits et forment un groupe de fait ; on peut parler d’oligarchie. La politique, les entreprises la finance, les médias, le marché de l’art sont contrôlés par des agents sociaux qui se connaissent et se reconnaissent [saisissez la nuance ?], au sens où ils se cooptent mutuellement dans les instances où ils se retrouvent (…). Idéologiquement proches, les membres du réseau sont issus du même milieu social. » (p. 39). Putain, mais c’est la lutte des classes ! Oui. « Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, la France est devenir l’un des champs de cette « guerre des classes. » (p. 9)

Une oligarchie, la démocratie française ? Moi qui pensais que les mecs réunis au Fouquet’s le soir de l’électon – Dominique Desseigne, Président du comité stratégique du groupe Lucien Barrière (Le Fouquet’s), Vincent Bolloré, président de Havas et Bolloré, (Direct Soir et Matin Plus, Direct 8), Martin Bouygues, PDG homonyme au CAC 40, parrain et témoin de mariage du Président, Bernard Arnault, PDG d’LVMH, première fortune profesionnelle de France, Serge Dassault, PDG homonyme propriétaire du Figaro, développeur de Dassault Système, petit 6ème au palmarès des fortunes pros, Jean Claude Decaux, voisin du président et numéro 1 mondial du mobilier urbain, etc. – moi qui pensais que (tous) ces gens, c’était le peuple - faut dire, j’ai arrêté de lire la presse. En fait non. Ces gens sont une allégorie du pouvoir.

Allégorie sarkozyste


Et on peut même la pousser plus loin, cette allégorie. Et imaginer un thriller politique de ouf avec des avocats d’affaire. C’est bien, ça, des thrillers politiques avec des avocats d’affaire. Y aurait Rachida Dati, Jean-François Copé, Frédéric Lefebvre, François Baroin, Claude Goasguen, Dominique de Villepin, et aussi Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, Noël Mamère, Arnaud Montebourg, et alors tous ces hommes politiques seraient tous des avocats d’affaire,  une Christine Lagarde ou un Jean-Louis Borloo, parce que ce serait permis d’être un avocat d’affaire par un décret d’Edith Cresson qui stipulerait que « les fonctionnaires et anciens fonctionnaires de catégorie A (…), ayant exercé en cette qualité des activités juridiques pendant huit ans au moins dans une administration ou un service public ou une organisation nationale (…) sont dispensés de la formation théorique et pratique et du certificat d’aptitude à la profession d’avocat. » (1)

On tient un truc. On pourrait aussi imaginer que tous ces avocats d’affaire se rassembleraient dans de jolis bureaux rectangulaires aux larges fenêtres ouvrant sur la ville et son ciel vert-de-gris, dans ce qu’on appellerait un Conseil d’Administration, avec des mecs comme Michel Prébeau (président de PNB Paribas, ancien responsable au ministère des finances, ex-dir-cab de Monory à l’Industrie), des mecs comme Henri Proglio (PDG d’EDF, mais en même temps président du conseil d’administration de Véolia environnement). Et là ça donne un truc crédible. On arriverait dans une vraie oligarchie, une pure et parfaite.

On peut alors imaginer ce qu’on appellerait la « gouvernance des potes », avec les potes du Président-de-la-République-avocat-d’affaire, des mecs comme François Pérol (ancien inspecteur général des Finances et pantoufleur à la banque Rothschild, mais aussi ex-secrétaire général adjoint à l’Elysée et nouveau directeur du nouvel établissement issu de la fusion des Banques Populaires et des Caisses d’Épargne – soufflons un peu) ; d’autres types excellents comme Patrick Balkany, le pote de Levallois-Perret, à qui on filerait un sérieux coup de main pour obtenir un prêt de la caisse des dépôts. Des histoires d’avocats d’affaire. Et puis y aurait des imProglio juridiques. Un juge du nom de Philippe Courroye qui transmettrait pas autre chose que des dossiers qui chlinguent – emplois fictifs, des histoires louches de détournement de fonds publics au conseil général des Hauts-de-Seine avec les Balkany… Enfin ce genre d’histoires.

Alors ce serait un tout petit monde, une toute entreprise politique, Gouvernement Français, avec ses intrigues, ses histoires de cœur, ses histoires de yachts et de mariages à Disneyland ou je ne sais quoi. Un tout petit monde un peu obscène, une espèce de communauté politique avant-gardiste préfigurant l’organisation d’un gouvernement d’Etat sur le modèle des entreprises du CAC 40.  Une forme  d’élite éclairée (de lustres flamboyants), à l’instar d’un Christian Clavier, qui depuis les lieux où la richesse peut s’afficher sans complexe – la villa Montmorency, le Cap Nègre, au hasard – gouvernerait la France d’une main d’or dans un gant de soie, avec un Président à Rolex qui serait capable dans le même jour de régler une cérémonie funéraire de dix soldats français tués en Afghanistan et un problème de fosse septique avec ses copropriétaires du Cap Nègre (2). On peut imaginer un truc pareil.

On peut même prétendre que l’allégorie s’est faite chair et qu’il s’agit désormais d’une théorie de gouvernement tout à fait éprouvée. Valide empiriquement comme on dit (3). On lui donne un nom, attention, concept : Sarkozie.

Une oligarchie ? Sans déconner ?

Evidemment, rien de nouveau sous le soleil. Vanités, tout n’est que etc. C’est la « loi des reins de l’oligarchie ». Non : la « loi d’airain ». Vieux comme le monde. Un concept forgé au début du XXe siècle avec les petites mains de Roberto Michels (4). Qui dit en gros : la démocratie, ça marche trois secondes ; à la quatrième, ça se resserre. C’est la loi, c’est tout. Causalité. Soyez un peu stoïciens bandes de cons.

Autrement dit la Sarkozie, pour jolie petite fiction oligarchique qu’elle soit, n’est que le symptôme le plus abouti, mais alors bien abouti tout de même, d’un processus politique plus large, plus vaste, qui dépasse les frontières politiques et les frontières tout court, et qui s’observe dans toutes les démocraties occidentales : le processus de consanguinisation  affairiste, plus sobrement intitulé : rétraction des réseaux du pouvoir sur le monde de la finance, des médias, de l’entreprise.

Ce processus contient différentes sous-étapes concourant au même but : l’affairisme pur et parfait, aussi appelée ploutocratie. Ces sous-étapes se nomment professionnalisation du champ politique (cumul des mandats, endogamie de recrutement) lorsqu’on est courtois, népotisme lorsqu’on s’énerve un peu, ou consanguinité quand on publie chez Zones. On dira alors de ces sous-étapes qu’elles sont la résultante d’une configuration idéologique plus vaste appelée néolibéralisme, qui consiste en l’application à l’ensemble de la société de la croyance selon laquelle la loi du marché est la forme sociale la plus achevée que puisse atteindre l’humanité. Tous au Bon Marché.

On rappellera à qui veut l’oublier pour se faciliter la vie un peu trop grossièrement que ce processus de consanguinisation affairiste concerne aussi bien la droite que la gauche. On visera ici en particulier plusieurs archétypes sociaux incarnant à merveille la dissolution des repères partisans ; on les nommera Mathieu Pigasse, Anne Méaux ou Jacques Attali, et Alain Minc.

On rappellera également que des processus plus souterrains sont à l’œuvre, que les institutions de la Ve République travaillent aussi en profondeur, parce qu’elles résistent aux hommes, et que leur évolution ne fait que renforcer le rôle du Président, parce que l’Etat c’est moi, etc.

Alors aussi on invoquera la force des choses. Les saisons, les planètes, les étoiles.
D’où : Loi d’airain.

« Plus c’est gros, mieux ça passe » (Guignol).

Avec des spécificités tout de même, cette consanguinisation affairiste. Avec décomplexitude – un concept clé, qui permet de  se lâcher, autrement dit de pratiquer l’affichage public de la collusion. Manière d’honnêteté quoi.

Exemples :

-    Bouffer des steacks au Fouquet’s le soir de son élection.
-    Placer ses potes au Parquet.
-    Décorer ses amis (Bolloré, Minc, Reno, Clavier, Giacometti, Ockrent…) « Vous me reprocherez, disait Bonaparte, de vouloir donner des hochets. Mais c’est avec des hochets qu’on mène les hommes. »
-    Concevoir une dynastie.
-    Népoter autour de l’EPAD et des Hauts-de-Seine.
-    Enchainer. Faire la même chose avec le Grand Paris.
-    Céder le secteur immobilier de la BPCE à Rotschild.
-    Fonder une politique sur des blagues de bouclier / niches / exonérations / exils / fiscaux qui ne marchent pas.
-    Rire au G8.
-    Prendre l’hélicoptère.
-    Quitter le monde de la réalité.
-    Vivre dans un château.
-    Rencontrer une princesse à Disneyland.
-    L’épouser.
-    Annoncer qu’en 2008, une « politique de civilisation » s’exprimera dans la rénovation de la téloche.
-    Ecrire une lettre de non excuse à Edgar Morin.
-    Déclarer : « Je ne suis pas ami de Martin [Bouygues], je suis très ami » (5).
-    S’indigner quand on nous qualifie de « petite frappe de TF1 » (6)
-    Faire du vélo.
-    Se recoiffer.
-    Rentrer à Montmorency.
-    Mourir vieux, sa Rolex au poignet.

Ubu (c)roi(t).

Question. Comment une telle oligarchie simiesque tient-elle ? L’homme est un animal politique : une technique élémentaire permet de faire tenir ensemble et l’héroïcomique communauté oligarchique, et l’histoire de la princesse à Disneyland, et le règlement du tout-à-l’égout du Cap Nègre avant le recueil sur la tombe du soldat déchiqueté : l’ubuisme – autre concept – qui présente l’avantage de cumuler parodie, farce, absurde et humour gras, le tout dans une ambiance de fête foraine régalienne. Basé sur la philosophie de l’oxymore qui consiste à dire c’qu’on fait et pas faire c’qu’on dit, l’ubuisme autorise toutes les formes de licences poétiques : mensonge : « les paradis fiscaux, c’et ter-mi-né ! » ; surréalisme : « Nous sauverons le capitalisme et l’économie de marché, en le refondant, et oserai-je le mot, en le moralisant » ; et enfin collage : « Voyez comment le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de Mai 68. Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques a contribué à affaiblir la morale du capitalisme, comment elle a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule des parachutes en or, des retraites chapeaux, des patrons voyous. » (7)

Ces différents procédés contribuent bien évidemment au processus plus large de travestissement des choses par la langue, où un licenciement devient un  « plan social », un ouvrier un « technicien de surface » – ou l’art de l’euphémisme (relire Hazan). Un dispositif rhétorique que le mot de propagande peut aisément remplacer.

Niant l’existence des classes sociales au profit d’une conception du monde lisse et transparente comme un indice boursier, substituant le solidaire au compassionnel, se réclamant de cette « exécrable chose qu’est la nature dont nous faisons partie », comme le disait Schopenhauer, pour légitimer la loi du marché et l'inscrire comme vérité d'évangile, stimulant dans l’ensemble des secteurs professionnels (autrement dit ta vie, ducon) la morale de l’appât du gain jusqu’à l’obscène, l’oligarchie consanguine affairiste peut ainsi continuer à faire rire dans Paris-Match sous couvert d’« action pragmatique » inspirée de Jaurès et Mocquet, tout en activant la pompe à phynances.

Causalité, gloire, destins individuels, destin collectif, pognon, avocats d’affaire, politique, sexe… On a donc là une bien jolie petite fiction.


On peut aussi prétendre que c’est la réalité.
On peut aussi prétendre que c’est le fruit d’un protocole d’enquête.
On peut aussi prétendre que c’est une vision du monde particulière…
On peut aussi prétendre que…


Pierre Poucet

D’après Le président des riches. Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot (parce que ça fait plus chic), Zones éditions.

(1)    Article 98 du décret n°91-1197 du 27 novembre 1991
(2)    Canard Enchainé (27 août 2008)
(3)    Sur la méthodologie – contestable, toujours : p. 13.
(4)    voir : Roberto Michels, dans un dico.
(5)    Pierre Péan et Christophe Nick, TF1, un pouvoir, Paris, Fayard, 1997.
(6)    Jean Glavanny, courroucé, honorant Frédéric Lefebvre le 15 décembre2008.
(7)    Nicolas Sarkozy, dernier meeting de campagne le 29 avril 2007.



Toutes les réactions (3)

1. 13/09/2010 09:05 - HR

HRCet article illustre à la perfection pourquoi il est interdit d'avoir le moindre débat sérieux sur les raisons qui expliquent deux siècles de défaite de la Démocratie en Europe.

2. 14/09/2010 09:58 - till

tillça dégage brillamment les bronches. Merci Poucet.

3. 14/09/2010 12:07 - louis-alexandre

louis-alexandreTiens, les Pinçon nous écrivent encore un compte-rendu de leur Voyage au pays des Riches?

Ils sont drôles: toujours au milieu de la bonne société, mais jamais partie prenante. Observés comme des bêtes de foire, des amuseurs, un échantillon de beaufitude crasse au milieu d'un échantillon de beaufitude vernie.

Ils ne font que décrire le monde qui s'amuse à les accueillir: aucune chance de les voir chez les Montmorency, au Gala de la Reine de Belgique ou à une chasse.
Ils n'ont accès qu'à ce monde de parvenus qui comme au Moyen-Age engage des fabliaux pour compter leurs mérites. Et dans le monde contemporain l'échelle du mérite se juge de haut en bas: ils font l'affaire.
On les invite aussi pour se féliciter de ne plus être eux. Comprenez: ils sont l'épouvantail de la vie médiocre de laquelle ces nouveaux riches ont échappé. Un peu comme la messe du dimanche et le Christ en croix: "ah! ce qu'on est bien". Ils sont les médiocres qui persuadent d'autres médiocres de ne plus l'être.

Mais ils font oeuvre utile, ce charmant petit couple de frustrés. Car mine de rien, ils en disent beaucoup sur notre époque.

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Cet article illustre à la perfection pourquoi il est interdit d'avoir le moindre débat sérieux sur les raisons qui expliquent deux siècles de défaite de la Démocratie en Europe.

HR13/09/2010 09:05 HR
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