Les éditos de Jean François Copé

Le patriotisme est une valeur d’avenir

Au nom de quoi serait-il interdit d’être fier de la France, des valeurs qu’elle porte dans le monde et de ses succès ? La France, 5è puissance économique mondiale, un des pays où l’ont vit le mieux au monde, où l’indice de développement humain est le plus élevé en Europe. Un pays chargé d’Histoire, dont la richesse culturelle est enviée par tous. Ce pays que les autres continuent de regarder et d’écouter quand il porte haut la flamme de l’audace, de l’espérance et de la liberté, nous devons en être fiers ! 

 

Etre fier d’appartenir à son pays, voilà ce que j’appelle le patriotisme du XXIème siècle. Ce n’est pas le repli sur soi, ce n’est pas la peur de l’autre, ce n’est pas une nostalgie du passé. Le patriotisme du XXIè siècle, c’est être fidèle à nos racines, être ouvert sur les autres et sur le monde, avoir envie de vivre et de réussir ensemble ! Le patriotisme, n’est ni de gauche, ni de droite ; il doit tous nous rassembler. Il est une valeur d’avenir ! Ce patriotisme, je le vois chez nos soldats qui risquent leur vie en Libye ou en Afghanistan, pour défendre notre liberté et nos valeurs. Je l’ai vu aussi chez ces Tunisiens, ces Egyptiens, ces Libyens, ces Syriens dont la soif de démocratie et de liberté les a poussés à se soulever. Porter haut ses idéaux, servir et s’engager pour son pays, quelle plus belle mission ? 

 

C’est dans cet esprit que j’ai proposé d’instaurer un « serment d’allégeance » pour la France comme nous aurions pu dire « engagement solennel » ou « serment d’engagement ». Peu importe la formulation, ce qui compte, c’est le symbole. Mon idée est d’instituer un moment solennel d’engagement à la Nation à travers un serment que prêteraient tous les Français, lors de la journée d'appel à la défense ou lors des cérémonies de naturalisation. Son objectif est de rappeler que la citoyenneté française implique des droits et des devoirs, dont le premier est de protéger son pays s’il est en danger. Il n’y a rien de scandaleux ou d’extrémiste à vouloir renforcer le lien entre les Français et la Nation. Ce que j’aimerais, c’est qu’on applique plus souvent en France la phrase de Kennedy : « Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande-toi ce que tu peux faire pour ton pays ». Les Français ont très bien compris l’esprit de cette proposition : ils sont 62% à être favorables à la création d’une forme de « serment d’allégeance aux armes ». 

 

Il y a de multiples façons de rendre à son pays un peu de ce qu’il vous a donné, dans le civil ou le militaire. C’est pour cela que j’ai déjà proposé de créer un service civique obligatoire, qui est le prolongement naturel d’un serment d’engagement envers la France. Depuis la suppression du service militaire, le sens du service et le lien armée-nation se sont estompés. Pire, la mixité sociale n’est plus un rendez-vous obligatoire. Un service civique obligatoire permettrait à chaque jeune de donner 4 mois de sa vie pour remplir des missions d’intérêt général et de rendre à la Nation un peu de ce qu’elle lui a donné tout en se découvrant un métier, une vocation ou un talent. 

 

Au moment où l’action internationale menée par Nicolas Sarkozy nous rend fiers d’être Français, l’UMP refuse de renoncer à l’idéal de patriotisme, qui fait sa grandeur et sans lequel la France sortirait peu à peu de l’Histoire. Le patriotisme sera le talisman de la France pour affronter les défis d’un XXIème siècle dont le début est marqué par les crises et les bouleversements. 

Retrouvez tous les éditos de Jean-François Copé

Pages