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Le premier discours du président français devant le Parlement Européen ne marquera pas les esprits.

Jean-François Copé, Président de l'UMP, estime que le premier discours du président français devant le Parlement Européen ne marquera pas les esprits. L'absence de souffle et de vision sont patents.

Une fois encore, François Hollande s'est montré davantage spectateur et commentateur qu'acteur, restant constamment dans l'analyse. Dire que l' « intérêt national est en train de prendre le pas sur l'intérêt européen » est juste mais quelle est la voie proposée pour dépasser cette situation ? Comment rapprocher les citoyens européens de l'Europe ? Pourquoi la réforme des institutions n'a-t-elle pas été abordée ? Comment sortir de l'impasse sur la question du budget pluriannuel ? Pourquoi l'Europe de la Défense n'a-t-elle jamais été mentionnée ? Force est de constater que la France a perdu le rôle moteur qu'elle jouait en Europe sous la Présidence de Nicolas Sarkozy.

Le président de l'UMP considère qu'en fissurant le couple franco-allemand, François Hollande a pris la lourde responsabilité de casser le seul moteur possible pour l'Europe. La France est isolée sur la question budgétaire et les convergences entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne sur cette question sont une réponse aux manœuvres calamiteuses du président français pour isoler nos amis allemands au mois de juin dernier.

Jean-François Copé constate que la France est isolée, aussi, au Mali. François Hollande n'a pas osé dire les choses clairement devant les eurodéputés avec le souci évident de ne mécontenter personne. Pourtant, l'absence de l'Europe dans ce conflit remet en cause l'idée même du projet européen. L'Union européenne ne peut se limiter à être un vaste marché commun, sans âme et sans identité.

Jean-François COPÉ
Président de l'UMP

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