Monde

Monde

mercredi, 07/10/2009

Un score de 67 % pour l’Europe en 2009, contre 47 % seulement en 2008… C’est que la crise est passée par là. C’est aussi et surtout que Bruxelles fait moins peur !

Cette fois, le suspense n’a pas eu lieu. Contrairement à la campagne référendaire de 2008, qui avait vu les sondages osciller jusqu’au bout entre le oui et le non, finalement victorieux, la conversion des Irlandais au traité de Lisbonne ne faisait plus de doute pour personne. Père de la défunte Constitution européenne, Valéry Giscard d’Estaing avait même pris le risque de l’annoncer, voici plus d’un mois, à Angela Merkel et à Nicolas Sarkozy : « Vous pouvez considérer que c’est acquis. Ils vont dire oui. L’Europe va enfin pouvoir reprendre sa marche. »…

L’ancien chef de l’État n’avait pas tort : non seulement les opposants au traité ont perdu vingt points, le 2 octobre 2009, par rapport au scrutin du 12 juin 2008, mais le oui est arrivé en tête dans 41 circonscriptions sur 43 !

Lire la suite
mercredi, 07/10/2009

La commission Augustine devait remettre cette semaine à la Maison-Blanche son rapport sur l’avenir des vols spatiaux habités. Son constat: la Nasa ne peut pas atteindre ses objectifs avec les budgets actuels.

Barack Obama va-t-il poursuivre le projet Constellation de la Nasa, qui vise à envoyer de nouveau des astronautes sur la Lune en 2020 ? La question se pose alors qu’un comité mis en place par la Maison-Blanche en mai dernier (le Review of US Human Space Flight Plans Committee, sous la direction de Norman Augustine,un vétéran respecté de l’industrie spatiale, ancien patron de Lockheed Martin), vient de mettre en exergue, dans un résumé préliminaire de son rapport, un constat brutal:«Le programme américain de vols spatiaux humains [poursuit] une trajectoire insoutenable. Il perpétue la pratique périlleuse de poursuivre des buts qui ne correspondent pas aux ressources allouées ».

Comment en est-on arrivé là ? C’est le président George Bush qui a remis en janvier 2004 les États-Unis sur le chemin des vols spatiaux habités au long cours, visant « la Lune,Mars et au-delà », dans le cadre d’une nouvelle « vision pour l’exploration spatiale ».Il avait pris cette décision après la catastrophe de la navette Columbia le 1er février 2003, qui avait démontré à quel point la Nasa s’était fourvoyée trente ans plus tôt en abandonnant la Lune et en construisant un gros avion spatial,tout juste capable de transporter les équipages et les éléments d’une station orbitale tournant inlassablement à moins de cinq cents kilomètres de la Terre.

Lire la suite