Bourse

Jouez le rattrapage de Danone

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Valeur défensive par excellence, le groupe alimentaire présidé par Franck Riboud n’a que très peu participé au rebond des marchés, tiré surtout par les sociétés les plus cycliques de la cote.Encore en recul de 2,6% depuis le début de l’année et de 4,1 % sur un an,l’action Danone accuse un retard par rapport à l’indice Cac40 dont elle fait partie.

L’écart de performance est malgré tout en train de s’inverser depuis trois mois au profit du groupe alimentaire. La tendance devrait se poursuivre après la publication d’un excellent chiffre d’affaires au troisième trimestre.

D’un montant de 3,78 milliards d’euros, celui-ci marque une très nette accélération de la croissance interne,à 4,1% là où le marché anticipait plutôt une progression de 2,7 %. Le groupe progresse dans 80 % des pays où il est implanté,et dans la moitié d’entre eux il a enregistré une croissance à deux chiffres. Lire la suite

Ne rejetons pas le marché parisien

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Non sans snobisme,on tire de plus en plus à boulets rouges sur la place de Paris.Les sociétés qui y sont cotées sont minuscules, comptent pour rien à l’échelle mondiale, sont à la traîne, n’intéressent personne et sont franco-françaises. Une saine gestion ne saurait être qu’indienne, chinoise, saupoudrée de russe mais surtout américaine et bien sûr britannique, certainement pas française.La ringardise semble habiller les valeurs parisiennes aux yeux de certains investisseurs. Soit!

Observons quelques statistiques: sur les 40 groupes du Cac, 32,5% sont leaders mondiaux, tels Air Liquide, Essilor,Michelin ou encore Vallourec; 15 % sont leaders européens, parmi lesquels Axa,Schneider ou Carrefour; 20% sont leaders mondiaux ou européens sur une ou plusieurs de leurs activités,tels EADS,Accor,Alstom ou Danone. Certes, 32,5 % de l’indice restent constitués d’entreprises de taille internationale plus faible mais fortement exposées aux marchés étrangers, spécialement américains et émergents. À cela s’ajoutent des niveaux de marges qui supportent aisément la comparaison avec les entreprises étrangères. De ce point de vue, il ne semble pas que les valeurs françaises soient si à la traîne que cela, anodines sur l’échiquier mondial et encore moins franco-françaises. Lire la suite

D’un adage à l’autre

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Les investisseurs aiment les adages boursiers.Celui qui caractérise les six derniers mois pourrait être:“Les marchés haussiers grimpent un mur d’inquiétudes.”Des inquiétudes, les investisseurs pouvaient en nourrir : étranglement de l’économie par le manque de crédit, dépréciations à venir de créances douteuses qui mettraient de nouveau à mal les bilans des banques, risque de défaut de certains États, crainte déflationniste, crainte inflationniste,dévaluation du dollar, retour au protectionnisme, arrivée de la grippeA, déclin du consommateur américain…

Pourtant, les marchés ont connu l’une des plus fortes reprises de leur histoire (+ 57 % pour le DJ Stoxx600 depuis le début du mois de mars),car, finalement, toutes ces inquiétudes ne se sont pas matérialisées à court terme, alors même que la situation économique s’améliorait du fait des mesures accommodantes exceptionnelles prises par des autorités monétaires et fiscales.Les marchés actions ont été soutenus par des résultats 2009 supérieurs aux attentes, les entreprises ayant taillé dans leurs coûts très rapidement.

Pour autant, tous les problèmes ne sont pas résolus et l’économie mondiale reste fragile. Beaucoup demeurent entre les mains des autorités monétaires. Lire la suite

GDF Suez mal aimé du marché

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A contresens du Cac40, l’action GDF Suez abandonne 16% depuis le début de l’année.Les investisseurs ont accueilli les résultats semestriels sans surprise et ne trouvent pas de “catalyseur” sur le titre. Au premier semestre, le chiffre d’affaires a atteint 42,2 milliards d’euros, en hausse de 2,3%, et le résultat opérationnel 5,2 milliards, en légère progression de 2%. D’ici à la fin de l’année, la direction se montre confiante pour parvenir à un résultat opérationnel supérieur à celui de l’an dernier. Elle maintient également son objectif d’Ebitda compris entre 17 et 18 milliards d’euros en 2011. La poursuite du programme de performances, qui se traduira en 2009 par 650 millions d’euros d’économies, devrait aider le groupe à atteindre son objectif de résultat annuel.

GDF Suez a également annoncé qu’il allait verser, le 18 décembre, un accompte sur dividende d’un montant de 0,80 euro par action. Deux bonnes nouvelles devraient soutenir le titre dans les prochaines semai- nes. En Belgique, le gouvernement a annoncé qu’il prolongerait de dix ans la durée de vie de trois centrales nucléaires (Doel I & II et Tihange) exploitées par la filiale Electrabel. Lire la suite

La sortie de crise ne sera pas simple

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Tout ce qui est excessif est insignifiant, disait Talleyrand. Nous aimerions que les excès des marchés financiers n’aient aucune signification et pourtant, ils ont été lourds de conséquences depuis 2000. Il semble d’ailleurs qu’ils soient définitivement condamnés à l’excès, à la démesure, perdant ainsi leurs fonctions primitives: le financement des agents économiques et notamment celui des entreprises. Excès de crédit, excès de confiance,excès de complexité,démesure du monde bancaire, démesure des profits, démesure des escroqueries…

Durement chahuté dans un monde au bord du chaos en septembre, l’investisseur s’est pourtant remis à espérer. Encouragé par une politique monétaire accommodante et rassuré par le recours à la puissance publique, il a massivement acheté des obligations et se met aujourd’hui à acheter des actions.Ainsi, ces dernières ont rebondi de près de 50 % depuis mars pendant que les obligations privées se sont appréciées d’environ 15 % pour le compartiment investment grade. Lire la suite

La Compagnie des Alpes vise les sommets

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Filiale à 40 % de la Caisse des dépôts, la Compagnie des Alpes (CDA) gère seize domaines skiables dans les Alpes (Les Arcs, Tignes, Val-d’Isère, La Plagne…). Numéro un mondial des remontées mécaniques, elle exploite aussi plusieurs parcs de loisirs (dont le Parc Astérix).

D’ici à la fin de l’année, elle entend prendre le contrôle du groupe Deux Alpes Loisirs, qui gère le domaine skiable des Deux-Alpes. Dans les comptes, cette acquisition apporterait une quarantaine de millions de chiffre d’affaires (l’équivalent de 1,3 million de journées-skieurs), soit près de 8 % d’activité supplémentaire. Au premier semestre (clos à la fin mars), la Compagnie a enregistré un chiffre d’affaires de 325 millions d’euros, stable par rapport au premier semestre de 2008, et un bénéfice de 28,3 millions, en baisse de 14 %.

Si l’acquisition de la société Deux Alpes constitue une bonne occasion de croissance, reste la question de son financement. Le montant de la transaction atteindrait 60 millions d’euros pour 100 % du capital. La CDA souhaiterait acheter seulement 50 % des parts, l’autre moitié étant acquise en partenariat par des investisseurs institutionnels de la région Rhône-Alpes (notamment la Caisse d’épargne des Alpes). Ce montage limiterait le besoin de financement de la Compagnie des Alpes, dont l’endettement est élevé.

Au dernier exercice, la dette nette représentait 563,3 millions d’euros… pour 564,3 millions de fonds propres. Ramenée à 515 millions à la fin du premier semestre, elle devrait continuer à diminuer d’environ 15 millions d’euros cette année, avec la cession prévue des actifs du parc de loisirs du Bioscope à la CDC. Lire la suite

L’hyperrelance emballe le marché

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La reprise économique peut encore durer quelques trimestres. La reconstitution des stocks a constitué un bon départ, mais sans reprise durable de la croissance du crédit, elle risque de s’essouffler. Pour le moment, le commerce mondial est encore convalescent.

L’économie mondiale devrait toutefois repartir plus tôt que ce qui était estimé avant l’été : l’OCDE, le FMI ainsi que pratiquement tous les économistes des grandes maisons d’investissement ont ainsi revu en hausse, à des degrés divers, leurs prévisions de croissance pour les prochains mois.

Certains évoquent même plus de 4% de croissance mondiale en 2010, principalement dans les marchés émergents.La dépression a été évitée par une hyperrelance budgétaire et monétaire : on a appliqué en même temps la méthode de Keynes et celle de Friedman, le pape du monétarisme, en ramenant les taux quasiment à zéro.Ce cocktail opportuniste aura des effets secondaires difficiles à mesurer. Lire la suite

Rumeurs sur Carrefour

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Les deux principaux actionnaires, le fonds Colony Capital et Bernard Arnault, qui détiennent à eux deux 13,5 % du capital de Carrefour,mettent la pression. Selon le journal le Monde, ils auraient demandé au conseil d’administration la cession des filiales asiatiques et sud-américaines en vue de recentrer ses activités en Europe.

Cette opération aurait pour but de créer un électrochoc sur le cours de Bourse.Malgré un rebond de 9% depuis le début de l’année, l’action est encore en repli de 40 % sur trois ans… et de 30 % depuis l’entrée au capital des deux actionnaires en mars 2007. La rumeur d’une cession des activités dans les pays émergents n’est pas nouvelle mais elle ne séduit pas pour autant les analystes.

« La cession des principaux moteurs de croissance à moyen terme comme le Brésil ou la Chine est difficile à justifier », estime le cabinet Chevreux. «Au-delà du non-sens industriel, la pertinence financière d’un tel scénario est très incertaine », renchérit Christian Devismes, analyste chez CM CIC Securities. Lire la suite

Les actions toujours en retard

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Les indicateurs économiques qui ont changé de tendance depuis le mois de mars ont bien anticipé la stabilisation de l’activité à laquelle nous avons assisté au deuxième trimestre. Un rebond de l’économie se profile pour le second semestre de l’année qui se concrétisera par une croissance positive entre le premier et le second semestre.

Cette croissance est soutenue par un effet de restockage des entreprises et par les premiers effets des plans de relance étatiques,comme les primes à la casse automobile.

En même temps, avec les publications du premier semestre, les entreprises ont montré leur capacité à gérer efficacement les coûts et à préserver leurs marges et leur structure financière. Elles ont dans l’ensemble publié des chiffres meilleurs que les attentes, non pas en termes de chiffres d’affaires mais en termes de résultats et de marges. Lire la suite

Ingenico met le cap sur l’Allemagne

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Pour 290 millions d’euros, le spécialiste français des solutions de paiement (terminal, logiciels) va mettre la main sur Easycash Betei­ligungen GmbH, le leader allemand des services de paiement. Cette société, dont l’activité couvre la vente de terminaux, le traitement des transactions et la gestion des programmes de fidélité, a réalisé en 2008 un chiffre d’affaires de 86 millions d’euros, dont près de la moitié sur le traitement des transactions. Easycash était détenue depuis 2006 par le fonds d’investissement Warburg Pincus. Pour être effective, cette opération devra recevoir le feu vert du Bun­deskartellamt, les autorités antitrusts allemandes, et être soumise à l’avis du comité d’entreprise d’Ingenico SA.

« Cette acquisition nous permet de développer notre activité en Alle­magne, l’un des marchés du paiement les plus prometteurs en Europe », se félicite Philippe Lazare, directeur général d’Ingenico. Easycash anti­cipe une hausse de 16 % de son acti­vité en 2009. Mais, plus important encore, Ingenico, avec cet achat, augmentera sa part de chiffre d’affaires récurrent sur un modèle de type paiement à la transaction. Lire la suite

Vilmorin sème la croissance

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Quatrième semencier mondial, Vilmorin a enregistré un chiffre d’affaires annuel (exercice clos fin juin) qui dépasse pour la première fois le milliard d’euros. En ligne avec les prévisions des analystes, ce chiffre traduit une bonne performance de l’activité potagère tandis que celle des semences pour grandes cultures est plus contrastée. En Europe de l’Est, le groupe a volontairement réduit son activité pour limiter les risques financiers. Aux États-Unis, le chiffre d’affaires a progressé de 14 % sur fond de hausse des prix imposée par le semencier.

Filiale à 55,70 % du groupe coopératif Limagrain, la société Vilmorin est à la pointe des nouvelles technologies, aussi bien sur les semences traditionnelles que sur les organismes génétiquement modifiés, qui, rappelons-le, sont cultivés sur 125 millions d’hectares dans le monde.Malgré les réticences de l’Union européenne vis-à-vis des OGM,Vilmorin n’a pas l’intention de laisser la voie libre à Monsanto,Bayer ou Dupont dans la maîtrise des nouvelles technologies. Lire la suite

Il faut savoir raison garder

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Lorsque vous poussez la porte d’un concessionnaire automobile, un homme sympathique vous accueille, vous écoute, vous conseille sur le véhicule le plus adapté à vos besoins et à vos goûts, négocie le prix avec vous et finit par vous vendre l’objet de vos souhaits. Cet avenant garçon est un commercial qui, comme des millions d’autres, a fait gagner de l’argent à son employeur, le constructeur automobile, en vous vendant cette voiture. Cette opération, il la renouvelle très souvent.

Plus il vend et plus il fait croître les résultats du constructeur. Celui-ci peut alors ouvrir de nouvelles usines pour vendre plus de voitures et créer des emplois.Certains commerciaux vendent mieux et plus que les autres et l’une de leurs motivations est la juste rémunération qu’ils reçoivent en fonction de leurs mérites. Autrement dit, plus un commercial est doué, plus la part variable de sa rémunération augmentera et ce, sans limite. Cette rémunération variable n’est autre qu’un bonus. Lire la suite

Natixis résiste

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Né de la fusion des activités de banque de gros des groupes Banque populaire et Caisse d’épargne (BPCE), Natixis tente de reconquérir les investisseurs. Il a publié une perte nette moins lourde que prévu au titre du deuxième trimestre, à 883 millions d’euros, après celle de 1,9 milliard au premier trimestre. Lire la suite

Attention au chant de la Lorelei

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L’été s’achève sur une belle progression des indices boursiers. Les investisseurs regardent en haut, comme envoûtés par ce chant si mélodieux du scénario de reprise en V. La crise derrière et la croissance devant.

Effectivement, les mesures sans précédent des banques centrales et les plans de relance ont eu une issue favorable. Les résultats publiés ont été meilleurs qu’attendu, grâce à la bonne maîtrise des marges. Les enquêtes prospectives (Insee,ISM, PMI…) sont redevenues positives de par le monde, augurant d’un véritable retour de la croissance.Le Cac40 salue tout cela bien logiquement.

Toutefois, l’abondance de liquidités sur les marchés financiers crée cette situation inconfortable où concomitamment, la Bourse monte, les taux longs déjà bas baissent encore, l’or atteint de nouveaux plus hauts et les primes de risque se tassent.Laissonsnous encore charmer et pourquoi ne pas envisager un Cac40 à 3900 points d’ici à la fin de l’année,mais regardons bien devant nous. Le fleuve restera tumultueux et les récifs affleurants.Un scénario en dents de scie nous semble devoir s’imposer encore un moment. Lire la suite

Une crise pour rien ?

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La faillite de Lehman Brothers est généralement considérée comme une erreur politique majeure de l’administration américaine : elle aurait pu faire plonger l’économie mondiale dans une dépression comparable à celle de 1929. Elle a paradoxalement eu comme mérite de mobiliser les autorités monétaires et politiques, qui ont réagi dans des proportions historiques à une crise qui menaçait de devenir incontrôlable.  Lire la suite

Un profit historique pour Pernod Ricard

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Numéro deux mondial des spiritueux, Pernod Ricard n’a pas la gueule de bois ; le groupe a annoncé des résultats supérieurs aux attentes pour l’exercice annuel clos fin juin.Son chiffre d’affaires a augmenté de 9%, à 7,2 milliards d’euros, et son résultat opérationnel de 21%,à 1,846 milliard. Pour la première fois de son histoire, le résultat net courant de Pernod Ricard dépasse le milliard d’euros. Lire la suite

L'Oréal, modèle anticrise

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Le numéro un mondial du cosmétique a annoncé une progression de 1,4 % de son chiffre d’affaires semestriel et une baisse de 8% de son résultat d’exploitation. Cette baisse est à relativiser, ne serait-ce que parce que les résultats 2008 constituaient un record historique. « Nous sortons de ce premier semestre avec la satisfaction de voir que L’Oréal a bien traversé la tempête», s’est réjoui son directeur général, Jean-Paul Agon. Lire la suite

Un rebond non sans précédent

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Depuis leur point bas de début mars, les principaux marchés d’actions ont gagné plus de 50 %. La question est maintenant de savoir jusqu’où cette hausse peut aller. D’un point de vue historique, ce rebond n’est pas sans précédent, même si aucune des situations passées ne ressemble exactement à la situation actuelle. Lire la suite

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