Actualités

L’année noire de Louis XIV

1711 avait pourtant bien commencé pour la France dans le conflit de la succession d’Espagne. La victoire de Villaviciosa, en décembre 1710, avait affermi la couronne espagnole de Philippe V de Bourbon, petit-fils de Louis XIV… Lire la suite

L’affaire Ravaillac

Était-il un tueur solitaire, le jouet d’une manipulation ? Jean-Christian Petitfils a repris tout le dossier. Voici peut-être la fin de l’énigme.
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Le fantôme encombrant de Ben Barka

De larges zones d’ombre subsistent dans une affaire considérée par de Gaulle comme “vulgaire et subalterne”.

Le fantôme de Mehdi Ben Barka finira-t-il par être exorcisé ? Quarante-quatre ans après l’enlèvement, au coeur de Paris, et la disparition du leader de l’opposition au roi Hassan II, son souvenir ne cesse de peser sur les relations franco-marocaines. La plupart des protagonistes de cette mystérieuse affaire ont disparu, dont plusieurs dans des conditions dramatiques.

Dernier en date : Marcel Le Roy, dit Finville, à l’époque officier supérieur du service de contre-espionnage français, le Sdece, ancêtre de la DGSE. Il est mort au début de juin dernier, à l’âge de 89 ans, dans son lit. Une exception. Lire la suite

Metternich l'Européen

La “monarchie universelle” de Napoléon lui semble un “but monstrueux”. C’est l’antithèse de sa politique d’équilibre, la seule qui permette à la fois de préserver la paix en Europe et l’indépendance des États.

Depuis longtemps l’Europe a pris pour moi la valeur d’une patrie, écrira Metternich en 1824. Doit-on le croire ? Le chancelier d’Autriche a une réputation bien établie, celle d’être un menteur : « Il ment toujours, disait Talleyrand, mais ne trompe personne. » Pourtant, tout mensonge suppose un dessein, note Charles Zorgbibe, ancien professeur de droit public, spécialiste de l’histoire des relations internationales. Mais lequel ? On trouvera la réponse dans son livre,Metternich, le Séducteur diplomate, enlevé comme une valse viennoise. Lire la suite

Focus histoire du 15 octobre

Choix fatidiques de Ian Kershaw,
La Mort en face Le Dossier gladiateurs d’Éric Teyssier,
Kellermann de René Reiss,
Les Larmes de Rio de Laurent Vidal.
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Retrouver Jean Jaurès

Voici la biographie d’un honnête homme trop sensible pour avoir été compris, non seulement de son vivant, mais par ses héritiers présomptifs.

Rendu célèbre par un assassinat qui a faussé le sens de sa vie, Jean Jaurès a vu sa pensée passée sous silence et son action politique réduite à un événement qui en dénature le sens. Barrès, qui admirait Jaurès comme on admire un adversaire, se plaignait qu’il ne fut pas davantage “patriote”. Or, il était patriote ; il était même attaché à la “terre” à la façon de Barrès, bien qu’elle se confondît avec son “idée” qui, peu à peu, par exaltation que l’époque explique, finira par se définir comme une religion nouvelle, le socialisme. Lire la suite

Filmer la guerre

L’histoire mal connue de ces soldats de l’image, qui fixèrent la mémoire de la reconquête en Indochine jusqu’au crève-cœur de Diên Biên Phù. Et portèrent témoignage de tous les sacrifices consentis.

Des “crabes” fonçant vers une lisière de palmiers, des catapultages sur le pont d’un porte-avions en mer de Chine, des bombes s’abattant sur le miroir des rizières, des paillotes en flammes, des soldats à la peine dans la boue ou montant à l’assaut dans la jungle, des soldats du Viêt-minh faits prisonniers, des blessés, des morts… Des paysans en liesse aussi, des danses folkloriques, la douceur de Saigon et de Hanoi… Et des visages emblématiques de cette histoire de France : Leclerc acclamé en libérateur, de ­Lattre de Tassigny – le “roi Jean” – prononçant son poignant discours à la jeunesse vietnamienne, Geneviève de Galard, Bigeard… Partout où les forces du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient combattaient, les opérateurs photographiques ou cinématographiques étaient à leurs côtés. « Caméra braquée comme une mitraillette », rappelle Pierre Schoendoerffer, dans la Guerre d’Indochine, le très bel album signé Patrick Buisson qui vient de paraître.

L’ouvrage, qui propose également un DVD, aide à comprendre comment fut filmée cette guerre. Avec, notamment, des extraits d’actualités cinématographiques, telles qu’on pouvait les voir à l’époque, et un portrait inédit de ­Pierre Schoendoerffer, figure emblématique s’il en est des témoins de ce conflit. Lire la suite

Fouquet, l’ambition foudroyée

Un souverain ne peut souffrir qu’un surintendant, fût-il brillant manipulateur et esthète raffiné, puisse disposer de plus de richesses que ses palais.

Comme l’écureuil, étymologie de leur patronyme et blason de leur famille, les Fouquet eurent une ascension rapide, passant en deux générations d’un comptoir d’Angers à la robe parisienne. François IV Fouquet, le père de notre personnage, épousa Marie de Maupeou, issue de l’une des grandes familles de la noblesse de robe.Apprécié de Richelieu, il s’occupa des affaires privées et secrètes du ministre de Louis XIII. Saint-Simon écrira que le cardinal voulait le faire surintendant des Finances mais qu’il aurait refusé « par délicatesse de conscience ».Étonné peut-être lui-même du pouvoir croissant dont jouissait son clan, il ajouta à ses armes parlantes cette devise ambitieuse : “Quo non ascendet ?”, “jusqu’où ne montera-t-il pas ?”. Lire la suite

Bons baisers de Farewell

Une histoire vraie qui vaut tous les romans. Et qui a joué un rôle capital dans la fin du régime soviétique. On en a tiré un film.

C’est le plus gros poisson de ce genre depuis la guerre, s’était exclamé Ronald Reagan. Et ce gros poisson avait été pris par les Français à Moscou ! Ce devait être en effet la plus belle affaire de contre-espionnage traitée par la DST depuis sa création. Elle commença en février 1981. La France était en campagne présidentielle. Trois mois plus tard, François Mitterrand succéda à Valéry Giscard d’Estaing. Lire la suite

Charles 1er. L'empereur béatifié

La tragédie de ce dernier empereur européen fut d’avoir été voué à régner en temps de guerre, quand il était manifestement fait pour gouverner en temps de paix…

Sa courte vie fut marquée par les contradictions. Charles Ier, dernier empereur d’Autriche et dernier roi de Hongrie,mû par une foi chrétienne ardente et par un sens aigu de son devoir, voulait sincèrement la paix en Europe et le bonheur de ses sujets. Il accéda au trône sans l’avoir souhaité, à la tête d’un empire engagé, au côté du Reich allemand, dans la pire des guerres que le monde eût connue jusqu’alors. Lire la suite

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