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Plusieurs plages déclarées sûres après les nettoyages suite à la marée noire

Le ministère de l'Environnement affirme que le niveau de goudron n’est plus dangereux, mais que la pollution pourrait revenir sur certaines zones récemment nettoyées

La plage de Tel Aviv quasiment vide, le 4 mars 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)
La plage de Tel Aviv quasiment vide, le 4 mars 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Après les nettoyages organisées suite à la fuite pétrolière qui a pollué presque tout le littoral méditerranéen d’Israël et tué de nombreux animaux sauvages, de plus en plus de plages sont désormais sures.

Le ministère a déclaré que le niveau de goudron sur les plages de Tel Aviv, Herzliya, Bat Yam, Ashdod, Ashkelon et d’autres villes d’Israël ne représentait plus de danger.

Après l’ouverture de 17 plages en début de semaine, une quarantaine de plages supplémentaires ont aujourd’hui été déclarées sûres.

Cependant, de grandes quantités de goudron pourraient encore venir s’échouer sur les plages récemment nettoyées.

La saison balnéaire n’ayant pas encore officiellement commencé, la baignade reste interdite dans les zones sans surveillance officielle.

Il s’agit d’une nouvelle étape dans le processus de nettoyage après l’annonce mardi du ministère de la Santé qui a déclaré que le poisson pêché en Méditerranée pouvait à nouveau être vendu en Israël.

L’interdiction datant du 24 février a été levée et les poissons et autres espèces marines peuvent ainsi désormais être vendus pour la consommation.

Des soldats israéliens aident à nettoyer du goudron sur la plage Palmachim suite à une fuite de pétrole qui a touché une large partie de la côte israélienne, le 22 février 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Il est estimé que plus de 1 000 tonnes de goudron se sont déversées sur la côte méditerranéenne d’Israël le mois dernier. En raison des dommages sur l’environnement, les plages ont dû être fermées au public. Il s’agit d’une des pires catastrophes écologiques du pays selon les autorités israéliennes en charge de la nature et des parcs. Le nettoyage devrait prendre encore plusieurs mois.

La semaine dernière, le ministère de la Protection de l’environnement avait identifié le navire qui serait responsable de la marée noire du 1er février. Il s’agirait d’un pétrolier sous pavillon panaméen – et anciennement libyen – nommé Emerald, qui transportait du pétrole iranien.

L’enquête a démontré que le navire faisait de la contrebande de pétrole d’Iran vers la Syrie lorsque la marée noire a commencé en février.

Gila Gamliel, ministre israélienne de la Protection de l’environnement, a affirmé que la marée noire était une attaque intentionnelle de l’Iran, mais n’a pas apporté de preuve à l’appui.

Selon les responsables du ministère enquêtant sur l’incident, il est impossible de savoir s’il s’agit d’un incident délibéré ou accidentel. Ils ont été informés de la situation seulement après que le goudron se soit échoué sur le rivage.

Les responsables de la Défense n’ont pas commenté l’accusation de la ministre Gamliel.

Selon plusieurs articles de presse, les services de sécurité n’ont jusqu’à présent trouvé aucune preuve d’un « terrorisme environnemental » délibéré.

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