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Merci la vie?

Les nouveaux livres de Camille Paré-Poirier et d’Anne-Renée Caillé, l’un sur le cancer, l’autre sur l’univers de la voyance, portent en eux une sorte de gratitude grave.

Du nouveau sur les rayons

Portée par un fulgurant élan que rien ne semble être en mesure de freiner — pas même une pandémie! —, la bande dessinée québécoise s’impose cette année encore dans cette rentrée culturelle des plus relevées. Flirtant avec différents genres et tonalités, ces suggestions sauront à coup sûr vous émouvoir, vous conscientiser, vous informer et vous divertir.

Une belle histoire et une histoire d’horreur

On parle cette fois des mystères du chat, puis des dangers que les réseaux sociaux font peser sur la conversation démocratique.

De baleines et de rivières

Deux beaux livres qui vous feront naviguer, rêver et apprendre.

La fin devant soi

Parmi les désespérés et les cyniques, certains esprits lucides forts en autodérision et en attaques bien ciblées contre la bêtise et le ratage humains me font un bien fou. L’antidote à la déception et au mal de vivre se trouve chez ceux qui savent les porter à leur paroxysme pour en expurger le poison et leur rire au nez.

Paul Morand : « Penser à rien, à vive allure »

Les mondanités, l’argent, les costards, les voitures, les femmes, la vitesse de séduction, celle des nuits comme celle des phrases qui sautent, qui jazzent comme le reconnut Céline, courtes à l’opposé de celles de son ami Proust, voilà ce qui constitua le fonds de commerce du talentueux écrivain Paul Morand.

Des univers à découvrir

Après les premières lectures, les lecteurs se dirigent souvent vers les romans à gros caractères, qui leur permettent de s’attaquer à des livres au nombre de pages impressionnant, de « faire comme les grands » tout en n’ayant pas trop à lire. Pourtant, il est aussi important de présenter aux jeunes de 8 à 11 ans des œuvres qui sont plus costaudes afin qu’ils puissent découvrir les avantages qu’il y a à rester longtemps dans un univers.

Question de genres

Est-ce que les livres ont un sexe? Est-ce que le thème, les personnages, la couverture d’un livre font en sorte qu’il se dirige automatiquement vers un genre cible? Quand la question est posée aux élèves que j’ai le bonheur de croiser dans les salles de classe d’un peu partout, plusieurs nient l’existence d’une barrière, mais d’autres clament haut et fort que, s’il n’y a pas nécessairement de livres « pour garçons », de nombreux ouvrages sont dédiés uniquement aux filles.

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Crimes contre (la) nature, ou l’émergence de l’écopolar

Après la publication du roman Le silence des agneaux (1988) de Thomas Harris, les amateurs de polars ont été bombardés de récits ayant pour thème la traque d’un ou de plusieurs tueurs en série par des profileurs de génie. Quand cette thématique surexploitée a commencé à perdre de son intérêt, les lecteurs ont eu droit aux affaires classées non résolues, les fameux cold cases, sous-genre désormais concurrencé par l’écopolar ou le thriller écologique, en vogue depuis une dizaine d’années maintenant.

Meurtres tous azimuts, ou petite géographie du crime

S’il existe nombre d’études et de thèses sur l’histoire, la thématique et l’évolution du roman policier, autant que je sache, il n’y en a aucune qui se soit intéressée à la géographie du genre. Beau champ d’études pourtant, car au fil du temps, les scènes de crime se sont multipliées, délocalisées et diversifiées. Au commencement était Paris… mais un Paris irréel, fantasmé par Edgar Allan Poe dans Double assassinat dans la rue Morgue, dont le titre évoque plus le goût de l’auteur pour le macabre et l’insolite qu’une réalité toponymique.

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Vous êtes ici

Êtes-vous, comme moi, magnétisés par le point rouge « Vous êtes ici » sur les cartes qui parsèment nos villes et nos sentiers? Ne pouvant hésiter à le repérer même si vous savez exactement où vous vous trouvez? Est-ce l’expression de la volonté de s’actualiser dans un endroit spécifique? Pour un temps? Quelques pas encore, et le futur nous porte plus loin, et ce, même si nous demeurons immobiles, les bras ballants à continuer de fixer le plan. Déjà, de nouvelles secondes nous ont façonnés, érodés. À leur manière. Alors que nous aurions peut-être aimé avoir le contrôle sur elles. Vérifier qui nous étions comme nous regardons avec ferveur le pointeur « Vous êtes ici ».

Soudain les louves

Quelle est la différence entre un démon et un fantôme? C’est une question que j’aime poser aux étudiants lorsque j’enseigne les littératures de l’imaginaire. Une réponse fréquente est que les spectres ont jadis été vivants, matériels. Du côté des diables et autres suppôts de Satan, c’est plus complexe : certains chercheraient à posséder des humains (vous savez, les fameux exorcismes) afin de prendre le contrôle d’une enveloppe charnelle, de s’approprier un corps au cours de leur existence infernale.

Les animaux et l’élargissement de la sphère éthique

Aux États-Unis, vers 1750, le fait de posséder des esclaves ne troublait pas grand monde. Mais en 1850, la chose était devenue très controversée et, au début du XXe siècle, l'esclavage était une pratique absolument inadmissible, pour à peu près tout le monde.

Le bien commun

En Occident, vivre pendant toute une année en réduisant au maximum son empreinte écologique est un pari à la portée de nombreuses personnes, qu'on soit de la campagne ou de la ville. Le défi frise néanmoins l'utopie — et pour certains esprits défaitistes, la folie — quand on habite dans une mégapole où surconsommation rime avec pollution, quand nos moeurs laissent des traces nuisibles, indélébiles et souvent invisibles. C'est pourtant le pari fou qu'ont décidé de relever un New-Yorkais et sa petite famille. Un pari réussi.

La marcheuse au bout de la nuit

La première fois que j’ai entendu le nom d’Ouanessa, c’était le 22 août 2012 et je marchais sur le boulevard René-Lévesque avec des dizaines de milliers d’autres. Après avoir tendu mon poème-affiche Jeanne au cœur de mai au député de Mercier Amir Khadir, ce dernier m’a répondu qu’il fallait absolument que je lise le poème Nous marchons d’Ouanessa… et son nom de famille s’est perdu dans la clameur, le député s’est éloigné, j’ai noté sur un exemplaire de mon poème le prénom de Ouanessa, en le faisant commencer par W, comme un épais qui se magasine une assurance chez Wawanesa. Au lancement de son dernier livre, je suis monté sur scène pour lire ce très beau poème que j’avais recopié à la main juste avant de partir de chez moi.

Au cœur du monde

C’est un vieux fantasme. Tout écrivain rêve d’épuiser un lieu, l’instant d’une journée. De décrire la vie qui s’y trouve sous tous ses angles, comme un kaléidoscope tournant sur lui-même à l’intérieur de sa pensée, captant la lumière et la diffractant en autant de prismes de visions. Le plus monumental achèvement, en ce sens, demeure Ulysse de l’écrivain irlandais James Joyce, un pavé de 800 pages qui, d’une couverture à l’autre, trace le portrait du 16 juin 1904, une journée comme les autres dans l’étang noir dublinois. Georges Perec, autre farceur notoire, s’installa un jour au Café de la Mairie, place Saint-Sulpice, pour prendre compulsivement en note tous les faits et gestes qu’il observait autour de lui. Sa Tentative d’épuisement d’un lieu parisien n’est pas une lecture agréable, mais expérimentale au sens fort du mot. La science de cet oulipien s’impose comme un art de la futilité élevé au rang d’expérience métaphysique.

Le consensus pour faire naître Biblius

Ça y est. La première plateforme de prêt de livres numériques dans les bibliothèques scolaires du Québec de niveau primaire et secondaire prend véritablement son envol. Parce que l’avènement de Biblius a mobilisé plusieurs acteurs de notre milieu depuis de nombreuses années et que sa réussite me tient à cœur, j’ai tenu à souligner ici les différentes visions qui se sont arrimées pour servir les objectifs d’un grand projet collectif.

Comment découvrir le livre au-delà de l’espace médiatique?

Dans une lettre ouverte traitant des prix littéraires et de l’omniprésence du roman parue dans Le Devoir du 17 août dernier, le libraire Benoît...

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