Covid-19 : les professeurs Didier Raoult et Christian Perronne visés par une plainte de l’ordre des médecins

Son conseil national s’associe à l’action lancée en octobre dans les Bouches-du-Rhône contre Didier Raoult, visé notamment pour « charlatanisme ». Christian Perronne a, lui, été démis de ses fonctions de chef de service par l’AP-HP à la suite de déclarations polémiques sur le Covid-19.

Le Monde avec AFP

Publié le 22 décembre 2020 à 00h47 - Mis à jour le 22 décembre 2020 à 20h23

Temps de Lecture 2 min.

Le professeur Didier Raoult, dans son bureau de La Timone, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 27 février. Le professeur Didier Raoult, dans son bureau de La Timone, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 27 février.

Le conseil national de l’ordre des médecins a porté plainte début décembre contre six médecins, dont les professeurs Didier Raoult et Christian Perronne, à cause de propos jugés controversés sur l’épidémie de Covid-19, a-t-il fait savoir lundi 21 décembre au soir. Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), le conseil de l’ordre (CNOM) a confirmé ces informations, révélées par l’agence de presse médicale APMnews, sans plus de précision.

L’instance a examiné début décembre une série de plaintes ou de signalements visant des médecins, pour des faits ou propos tenus publiquement à propos de la pandémie due au coronavirus. Elle a décidé de saisir les chambres disciplinaires de première instance de plaintes, ou de s’associer à une plainte en cours à l’égard de six médecins, détaille l’agence spécialisée.

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Propos polémiques

Parmi les médecins visés figurent le professeur Didier Raoult, de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée, défenseur controversé de l’hydroxychloroquine, et l’infectiologue Christian Perronne.

Le conseil départemental de l’ordre des médecins des Bouches-du-Rhône avait saisi la chambre départementale disciplinaire de première instance le 12 octobre, pour des « manquements à la déontologie médicale telle que la définit le code de santé publique », expliquait alors Me Philippe Carlini, qui a diligenté l’action. Parmi ces entorses, l’accusation de « charlatanisme » : le recours à un « remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé ». Le CNOM a choisi de s’associer à cette action.

Le professeur Raoult a immédiatement réagi à cette annonce en portant plainte à son tour contre le président du CNOM, Patrick Bouet, pour « harcèlement », a annoncé dans la journée son avocat, Me Fabrice Di Vizio.

« Cette nouvelle procédure n’apporte absolument rien, à moins que le CNOM ne fasse pas confiance à l’ordre départemental (…) ou qu’il s’agisse d’une intimidation pour entraver la liberté d’expression d’un universitaire », écrit l’avocat dans un communiqué où il déclare avoir déposé sa plainte ce mardi au parquet de Paris.

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Le professeur Perronne démis de ses fonctions

Concernant le professeur Perronne, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait annoncé jeudi qu’elle avait mis fin à ses fonctions de chef de service, après qu’il eut notamment affirmé que les malades du Covid-19 représentaient une aubaine financière pour les médecins, et tenu des propos polémiques concernant l’hydroxychloroquine.

Le médecin était jusqu’ici chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine).

Les plaintes du CNOM visent également le professeur Henri Joyeux, cancérologue à la retraite, la docteure Nicole Delépine, ancienne oncologue pédiatrique à Garches, le docteur Nicolas Zeller, médecin généraliste, et le docteur Rezeau-Frantz, également généraliste.

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