Éducation nationale. Formation inadaptée, collègues résignés, élèves indisciplinés…

Pourquoi je ne serai pas prof

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Par Mickael Fonton

Professeur de sciences physiques, depuis la rentrée 2009, Mickaël Fonton effectuait son année de stage dans l’académie de Créteil. Il a finalement choisi de démissionner. Il s’en explique.

Devenir prof? Pourquoi pas ! Ce n’était pas un rêve de jeunesse mais, issu d’une famille d’enseignants, j’ai baigné très tôt dans l’atmosphère des salles de classe. En tant qu’élève, j’avais été marqué par des professeurs qui avaient su me communiquer leur amour d’une discipline et le goût d’en dévoiler les richesses.Ayant fait un peu de recherche à l’université, je considérais enfin le métier d’enseignant comme un tout,un univers intellectuel où, après avoir écouté, appris, réfléchi,on peut transmettre un savoir.

Il ne s’agissait pas vraiment d’une vocation mais, quand même, d’une envie sincère et profonde d’exercer ce métier.

J’ai très vite déchanté. Je ne nourrissais pourtant guère d’illusions sur la réalité de l’enseignement, mais je ne pouvais pas imaginer ce qui m’attendait. Très vite, j’ai perdu l’envie nécessaire à la poursuite de ce métier. Ou plutôt,on m’en a privé.Quitter la fonction publique en pleine crise de l’emploi peut sembler irréfléchi, mais je ne regrette pas ma décision.

IUFM Affecté dans un collège du Val-de- Marne, je devais suivre ma formation à l’IUFM de Créteil, en banlieue Nicoparisienne. De ces quelques semaines, je retiens surtout un sentiment d’ennui et de vacuité : l’IUFM se refuse à la transmission pure et simple de consignes, à l’exposé de conseils fondés sur l’expérience.Le temps s’écoule à élaborer des réflexions, à animer des débats, à “construire la connaissance”. Les stagiaires travaillent sur des situations : « Que faire si un élève n’a qu’une feuille et un crayon ? » ; « Que faire en cas de retards répétés ? » ; «Un élève refuse d’enlever sa casquette, que lui dire ? » ;«Une boulette m’atteint dans le dos, comment réagir ? » ; « Je constate qu’un chronomètre a disparu, quelle attitude adopter ? ».À l’IUFM,on adore les études de cas, quel que soit le prétexte.

La réflexion se fait d’abord en petits groupes.Après vingt minutes de brouhaha, chaque groupe expose ses conclusions aux autres. Re-débat. Les différentes propositions sont ensuite synthétisées, avant que le formateur n’accouche enfin d’une ou deux suggestions. Souvent de bon sens, mais qui ne méritaient vraiment pas qu’on y passe deux heures ! D’ailleurs, la diversité des élèves et des situations est telle que ces conseils ne sont pas toujours adaptés.

Il arrive que l’on soit amené à réfléchir sur des sujets encore plus surprenants : «Comment se comporter devant des parents qui parlent mal le français ? » ; « Que faire s’ils ne se présentent pas à la convocation ? » (on dit “réunion” et non “convocation”,qui aurait un aspect trop impératif). Si tout n’est pas inutile, ces heures constituent néanmoins une évidente perte de temps qui finit par agacer.

Pédagogie J’ai eu la chance d’échapper aux désormais célèbres “apprenants” (élèves), “espace de socialisation” (cour), “instrument scripteur” (crayon) et autres perles de la novlangue éducative. Les formateurs des IUFM n’en sont pas moins fidèles aux principes généraux édictés par des chercheurs en sciences de l’éducation qu’ils citent abondamment – surtout leur maître à penser, Philippe Meirieu. « Quand les savoirs ne sont des réponses à rien, il ne faut pas s’étonner des échecs », ai-je entendu. Inutile de souscrire à l’idée, forcément simpliste, qu’il suffit d’apprendre et d’appliquer. C’est aux élèves de construire leur propre savoir.

Le formateur me demande comment je compte les faire participer à mes cours. Avant chaque point du programme, je pense les questionner sur le sujet, écouter leurs propositions et répondre à la question en poursuivant le cours.Grave erreur. «Ce qui est dommage, dit le formateur,c’est que, là, le prof assène sa vérité » – et cela, ce n’est pas admis.

Une autre séance porte sur la notion d’évaluation, forcément délicate.Une stagiaire propose de glisser une question piège dans le texte d’interrogation. L’inconsciente ! La formatrice bondit, sourire ironique aux lèvres : « Un piège ? Vous voulez piéger vos élèves ? Vous êtes là pour les trier ? » Avant d’ajouter, à l’intention de tous les stagiaires : « Étaler les notes ne doit pas constituer un objectif : il n’est pas interdit d’imaginer une classe où tout le monde aurait 15 de moyenne ! » Et un peu plus tard encore : « Si un élève obtient la note de 2, mettez-lui 6, ça évitera de l’enfoncer, ça lui donnera l’espoir qu’il peut y arriver. » Ou encore cette phrase, à la limite de l’absurde : « Évitez les questions auxquelles l’élève ne pourra pas répondre s’il ne connaît pas la réponse… enfin s’il peut être bloqué par l’ignorance d’un terme ou d’une formule… » Somme toute, la règle est simple : « L’évaluation doit être valorisante pour l’élève. »

Collègues Affecté dans un collège situé en zone sensible, je suis entouré de collègues guère plus âgés que moi. Pour la plupart, c’est leur premier poste. La salle des professeurs fait office de défouloir. Elle permet de toucher du doigt une réalité méconnue : les enseignants aiment l’autorité et réclament des sanctions.

Ils tiennent des propos à faire frémir un formateur d’IUFM. « Celui-là, il va vraiment falloir le virer ! Encore une semaine et je demande un conseil de discipline », fulmine Éric, un jeune professeur d’anglais, en parlant d’un élève difficile. « Je ne peux plus la voir en peinture ! Son frère, c’était pareil. C’est toute la famille ! », lance Florence, une charmante professeur de lettres, au sujet d’une élève qui l’a prise en grippe.

Lorsqu’il arrive, le stagiaire est en général bien entouré. Les conseils sont assez simples : « Ne laisse rien passer » ; « Sois impitoyable » ; « Au moindre problème, tu me l’envoies ! Je vais le pourrir », etc.Ces propos autoritaires, voire violents, me laissent songeur. Les professeurs seraient-ils devenus des adeptes de la discipline la plus stricte ? Non. Sauf exception, les profs sont pour l’autorité, mais au cas par cas, pour “gérer”le quotidien, c’est tout.Une politique éducative prônant officiellement le recours à la sévérité reste mal vue : la salle des profs est tapissée de plaisanteries visant Nicolas Sarkozy ou les dernières réformes de Xavier Darcos ou Luc Chatel.

Quand un jeune professeur de français, à la recherche d’un appartement, déclare : «Conceptuellement, je ne pourrais jamais habiter à Neuilly », tous ses collègues semblent trouver que cela va de soi. Les profs n’ont pas basculé du côté des “valeurs de droite”, loin de là. Et quand on lance le débat sur la crise de l’école, la plupart se rabattent sur l’idée qu’il manque des moyens. Pourtant, tous admettent que ce n’est pas le nombre d’élèves par classe qui pose un problème (vingt-cinq, en ce qui me concerne) mais la présence, dans chaque classe, d’adolescents particulièrement pénibles qui n’ont pas trouvé leur place dans l’enseignement général.

Discipline Mon établissement était classé en “prévention violence”, ce qui signifie que la violence n’est pas là mais qu’elle n’est pas loin. D’une certaine façon, j’ai eu de la chance : en Zep (zone d’éducation prioritaire), c’est pire. J’ai donc eu affaire à des élèves « pénibles mais pas méchants », selon mes collègues. Des élèves qui font exprès d’arriver en retard et qui entrent en classe sans s’excuser. Qui n’ont jamais leurs affaires. Qui ne notent pas le cours ou le prennent sur une feuille volante qu’ils jettent en sortant de la salle. Qui négligent ostensiblement le corrigé du devoir. Qui sont incapables de rester calmes plus de deux minutes et qu’il faut constamment rappeler à l’ordre – sans en faire trop,pour ne pas leur donner trop d’importance (sinon, nous dit-on en formation, « c’est vous qui, finalement, aurez perturbé la classe »). Des élèves qui répondent de manière insolente : «Moi, je vous parle pas comme ça ! » Qui refusent d’obéir : « Vous avez pas le droit de prendre mes affaires ! » Qui se lèvent, s’interpellent, s’insultent, font du cinéma. Comme Karim, qui glisse un pull sous son teeshirt en guise de fausse poitrine et fait des gestes obscènes en direction des filles. Dylan, qui me dit soudain : « M’sieur, vous avez les joues rouges ! Vous vous êtes fait tarter ? »Mona qui, quand je lui demande si ça la fait rire d’être rappelée à l’ordre, me répond « Oui ! » en riant de plus belle. Mohammed qui insulte Sylvain ; Lydie et Yasmina qui bavardent tout le temps ; Diaby qui explose parce que je l’ai réprimandé alors que « c’est Ali qui m’a demandé mon effaceur ! ». Chaque heure de cours est émaillée d’incidents. Les séances où je m’interromps moins de dix fois pour ramener le calme se comptent sur les doigts d’une main.

À l’IUFM : “Ayez de l’humour mais pas trop, soyez ferme mais souple”…

Pour lutter contre ce qu’on n’ose plus appeler de l’indiscipline, j’avais à ma disposition tout un arsenal de moyens. Théoriques, sous forme de conseils dispensés par l’IUFM : « Ne réagissez pas au quart de tour ; ce n’est pas vous qu’ils attaquent mais le professeur à travers vous » ; «Ayez de l’humour,mais pas trop, soyez ferme mais souple, fixez des principes mais sachez transiger ». Bref : débrouillez-vous ! Les élèves ont évolué, la société a évolué, il faut savoir s’adapter.

Des moyens pratiques aussi, mis en oeuvre par l’établissement. Une grille de sanctions très précise et, au premier abord, assez coercitive. Néanmoins, la mécanique de la sanction s’use vite. On peut difficilement exclure trois élèves par cours, au risque de leur rendre cette punition indifférente et d’encombrer le bureau du conseiller principal d’éducation – qui vous en fera vite la remarque. Et puis, de quel moyen dispose-t-on face à un élève que n’effraient ni le mot dans le carnet, ni l’heure de colle (« J’en ai quatre par semaine, je m’en fous ! »), ni la convocation des parents ? Il faut “gérer” la situation. Savoir la prendre “avec détachement”. Deux mois, seulement, après avoir commencé à enseigner ? Mais dans quel autre univers professionnel voit-on cela ?

Évidemment, il y a pire. Des professeurs insultés, agressés : des faits divers rapportés dans tous les journaux. En écoutant les récits de mes collègues stagiaires, lors de nos séances de thérapie collective à l’IUFM, j’ai compris que mes difficultés n’avaient vraiment rien d’exceptionnel.

Niveau Devant l’inculture de mes élèves de quatrième (de 13 à 15 ans), je me suis posé dix fois la question : mais que font les instituteurs ? Voilà des élèves qui sont incapables d’écrire deux lignes sans faute, de faire des phrases cohérentes à l’oral, qui ne savent pas se concentrer, dont on ne peut rien exiger sur la durée. Leur demander une recherche personnelle ? Les trois quarts d’entre eux vont se borner à faire des copier-coller de ce qui leur tombera sous la main sur Internet.Leur capacité d’initiative ? On attend encore. Leur curiosité ? Rien ne les intéresse.Quand un de leurs camarades pose une question, ils n’écoutent pas la réponse. Et il faudrait remplacer le cours par des “fiches d’activités” ? Les faire manipuler en classe, à chaque séance, sous peine d’encourir les foudres des formateurs ou de l’inspection ? Quand ils sortent de classe, ces élèves n’ont rien appris, rien compris et les quelques vagues notions qui subsisteront peut-être, par chance (une expérience “marrante” ou un détail “trop frais”), seront effacées aux premières vacances.

Être prof dans ces conditions-là donne l’impression de participer,à son corps défendant, à un vaste processus de destruction, ou à la parodie d’un métier que personne n’osera plus qualifier de plus beau du monde.

Photo © Patrick Iafrate

Commentaires

Lettre ouverte au Président de la République

Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, Président de la République,
Monsieur le président,
Vous désirez ardemment faire bouger la France et les français. Vous avez la trempe d’un général qui veut conduire ses troupes vers la victoire. VOUS AVEZ CONSCIENCE que cela ne se fera qu’en donnant à chaque français une formation humaine et intellectuelle de qualité. Le système scolaire est en faillite. Le succès des cours particuliers, des officines spécialisées en cours de soutien, la création d’écoles privées hors contrat l’attestent. De nombreux professeurs de l’enseignement public ou privé donnent des cours particuliers. Pour réussir la première année de médecine, suivre les cours d’une institution privée devient incontournable. Bref, pour réussir aujourd’hui il faut de l’argent, ou pour la plupart des familles consentir de gros sacrifices financiers, sacrifices, qui restent hors de portée des familles défavorisées.
Les enfants de milieux défavorisés qui en ont les capacités ont peu de chance d’intégrer nos grandes écoles ou de réussir leurs études supérieures. Je suis persuadé que vous êtes prêt à relever ce défi. Vous y parviendrez, si vous décidiez de décréter, l’instruction comme grande cause nationale, et vous resteriez dans l’histoire comme celui qui a redressé le système scolaire français, redonnant aux français une vitalité bénéfique.
Les causes de l’échec de notre système sont connues, dénoncées par de nombreux acteurs depuis de nombreuses années. Je ne mentionnerai que ce qui me paraît essentiel.
Le peu de temps consacré aux apprentissages, concurrencé par les visites, interventions et amusements de toutes sortes. L’abandon des méthodes alphabétiques de lecture, seules adaptées au fonctionnement du cerveau humain. La disparition de l’analyse de texte. Le collège unique qui donne le même enseignement à des élèves aux goûts et aux aptitudes différentes. Les classes hétérogènes qui pénalisent tous les élèves. Le mythe de la pédagogie différenciée, inapplicable dans des classes hétérogènes. L’abandon de la culture classique qui a traversé les siècles. Le renoncement à la transmission des connaissances au profit de l’animation. Le culte du « plaisir » comme moteur de l’apprentissage, le refus de l’émulation, le refus de la sélection, le renoncement à l’exercice de la mémoire par l’apprentissage « par cœur », le refus d’apprendre en allant du plus simple au plus complexe, l’innovation à tout prix…. La perte de l’autorité des professeurs, l’exacerbation des droits des élèves, la peur de l’effort, la remise en cause de la sanction…
Les solutions existent. Elles ne seront pas mises en œuvre par les idéologues ou les pédagogues modernes, ni par tous ceux qui appliquent ou font appliquer leurs idées au sein de l’éducation nationale. Il faut libérer les initiatives, et je sais que vous n’êtes pas insensibles à cette manière d’aborder les choses. Le seul moyen de changer rapidement la situation, consiste à permettre la création d’établissements scolaires par l’initiative privée en donnant aux parents la liberté de choisir l’établissement scolaire de leur choix. Seule l’institution d’un principe comme le « chèque scolaire » peut permettre ce changement. L’Etat serait chargé d’évaluer le coût d’un élève (à tous les niveaux scolaires) et de verser directement cette somme à l’établissement choisi par les parents. De cette façon, après une transition qui permettrait aux établissements actuels de s’adapter, nous verrions prospérer les établissements scolaires sérieux et disparaître ceux qui seraient incapables de remplir correctement leur mission. Il est rare qu’une boulangerie qui fabrique du mauvais pain ne fasse pas faillite.
Refonder l’école et redonner aux maîtres la mission de transmettre des connaissances redonnerait aux maîtres et aux élèves une vitalité nouvelle salutaire pour la France.
Grégoire Kueny Professeur agrégé

tant pis pour lui

A lire cet article, on se dit simplement que Mickael Fonton n'était pas du tout fait pour l'enseignement. Personne ne le regrettera. Mais saura-t-il se remettre en question, voir s'adapter dans d'autres conditions professionnelles difficiles (travailler dans le privé n'est pas tous les jours facile non plus, le sait-il ?).

Cet "article" est une collection de perles de l'IUFM, plausibles mais qui ne constituent pas l'ensemble de la la réalité de la formation. Il faut savoir prendre les choses avec un peu de recul et faire la part des choses.

Et si Mickael Fonton pense qu'il faut asséner une vérité aux élèves ou piéger ses élèves, c'est qu'il n'a rien compris à l'enseignement.

Quant aux remarques sur les attitudes et les réponses des élèves, il n'y a rien de méchant, et le métier d'enseignant est parfois beaucoup plus difficile que cela.
Certains lecteurs penseront peut-être que, si c'est ça l'enseignement, ça n'est pas bien difficile... Détrompez-vous, la difficulté de l'enseignement, c'est bien autre chose que des petites tracasseries sans importances du genre "C'est pas moi, c'est lui" ou "vous vous êtes fait tarter?".

Au revoir Mickael, vous aurez au moins le mérite de ne pas sacrifier plusieurs générations d'élèves dans vos cours.

EFP (enseignant depuis 20 ans, du primaire au supérieur)

Mickael s'est remis en

Mickael s'est remis en question, il a bien fait, je connais des enseignants qui se sont reconvertis dans l' ONF . EFP, votre commentaire est tellement suffisant , ça n'est pss en votre honneur quand on voit l'état dans lequel est l'EN actuellement. Commencez déjà à ne pas faire de politique !!!

Enseigner quoi depuis vingt ans?

EFP (enseignant depuis 20 ans, du primaire au supérieur) a l’air d’être bien content de lui. A bon droit ? J’en doute. Son discours me paraît fat, intransigeant, et donc insupportable. EFP donne une première leçon : « il n’était pas du tout fait pour l’enseignement » ; et il porte un autre jugement de valeur inadmissible : « personne ne le regrettera ». Et la leçon continue : « Il faut savoir prendre les choses avec un peu de recul et faire la part des choses ». (Il faut et il n’y a qu’à…) EFP est un adepte du tout et du rien : « pas du tout fait pour l’enseignement » ; « il n'a rien compris » ; « il n'y a rien de méchant ». EFP a un discours méprisant : « travailler dans le privé n'est pas tous les jours facile non plus, le sait-il ?). « vous aurez au moins le mérite de ne pas sacrifier plusieurs générations d'élèves dans vos cours ». Conclusion : Je n’aurais pas voulu avoir pour collègue EFP ; a-t-il conscience que son discours suffisant, méprisant, culpabilisateur est insupportable ? En revanche, j’aurais compris le désir de Mickael Fonton de travailler dans des conditions normales, j’aurais cherché à dialoguer avec lui, et je regrette que les compétences qu’il a prouvées en obtenant le concours ne soient pas utilisées.

L'enseignement c'est la

L'enseignement c'est la transmission du savoir !

Désolé pour vous

C'est vous qui n'avez rien compris et qui avec vos collègues ont pondu une génération d'imbéciles.

Je vous plains franchement et je suis bien content de ne pas mettre mes enfants dans les écoles de l"éducation anti-nationale".

l'enseignement en france !

a EFP,
je serais heureuse de connaitre votre cursus, partir du primaire pour "monter" jusqu'a l'enseignement supérieur.FELICITATIONS Monsieur, belle carrière, de quelle façon avez vous pu obtenir un tel avancement?, des docteurs scientifiques, littéraires.................... pour la plupart se destinant à l'enseignement supérieur sont contraint de s'expatrier et d'aller "voir ailleurs" il n'y a rien pour eux dans leur pays natal, Ce n'est pas nouveau mais trés inquiétant pour l'avenir de notre pays.

A EFP

La suffisance ne vous etouffe guère c'est le moins que l'on puisse dire. Vous etes enseignants depuis 20 ans et cela se ressent car vous n'avez pas le recul de voir ce que nous voyons c'est à dire le recul du niveau des connaissances, la demission de l'etat et de l'institution en ce qui concerne l'instruction et l'éducation des cerveaux et des consciences. Vous niez la cd que ces pseudos pedagos ont fait entrer dans les consciences et dans les pratiques. Ces formation IUFM qui sont censées nous donner un vademecum du bien savoir enseigner sont faites ne l'oublions par des personnes qui n'ont pas eu de classes depuis plus de 20 ans pour certains . Regardez l'argent gaspillé pour une telle médiocrité.... Cette équation est simple et à moins de prendre clairement parti comme vous le faites le constat impose une seule solution : radier les iufm et les formateurs qui les hantent, réinstaurer l'autorité claire du maître et en finir avec les dits droits de l'enfant. OG professeur de lettres classiques.

Réponse à EFP

Enseigner depuis vingt ans pour quoi ?

EFP (enseignant depuis 20 ans, du primaire au supérieur) a l’air d’être bien content de lui. A bon droit ? J’en doute. Son discours me paraît fat, intransigeant, et donc insupportable.
EFP donne une première leçon : « il n’était pas du tout fait pour l’enseignement » ; et il porte un autre jugement de valeur inadmissible : « personne ne le regrettera ».
Et la leçon continue : « Il faut savoir prendre les choses avec un peu de recul et faire la part des choses ». (Il faut et il n’y a qu’à…)
EFP est un adepte du tout et du rien : « pas du tout fait pour l’enseignement » ; « il n'a rien compris » ; « il n'y a rien de méchant ».
EFP a un discours méprisant : « travailler dans le privé n'est pas tous les jours facile non plus, le sait-il ?). « vous aurez au moins le mérite de ne pas sacrifier plusieurs générations d'élèves dans vos cours ».
Conclusion : Je n’aurais pas voulu avoir pour collègue EFP ; a-t-il conscience que son discours suffisant, méprisant, culpabilisateur est indigne d’un pédagogue digne de ce nom, même du supérieur ? En revanche, j’aurais compris le désir de Mickael Fonton de travailler dans des conditions normales, j’aurais cherché à dialoguer avec lui, et je regrette que les compétences qu’il a prouvées en obtenant le concours ne soient pas utilisées.

Quelle démagogie !

Ce jeune homme me semble très courageux d'apporter son témoignage de la situation actuelle que beaucoup d'autres jeunes professeurs rencontrent ... La question que vous devriez vous poser est plutôt pourquoi cette situation d'un tel échec de l'E.N. ? "Faire la part des choses " vous écrivez, n'est ce pas aussi ce qui a pu contribuer à repousser les limites de l'éducation jusqu'à ne plus avoir d'éducation ?
Et vous vous permettez de mépriser quelqu'un que vous ne connaissez pas, sans apporter la moindre pensée réflexive et sans avoir le courage de vous nommer ?
Nous pourrions penser alors que votre couardise ne pourrait avoir d'égal que votre démagogie ...

@ EFP

.
Vous semblez avoir admis ce qu'est devenu l'Education Nationale.

Pour un peu, vous remercieriez les élèves parce qu'ils ne font pas pire que ce qu'ils peuvent.

Manque d'ambition pour les élèves ? mentalité de vaincu ?

Vous en voulez à ce garçon d'exprimer ce qu'il a ressenti. Pourquoi ?
Selon vous, c'est lui qui est à plaindre. Pourquoi ? de vous avoir quitté ?
Selon vous c'est à lui de se remettre en question ?
VV

A l'adresse de M. EFP

Cher M. EFP,

Je trouve extraordinaire votre réponse au désarroi de ce jeune enseignant qui a rapidement déchanté devant les conditions dans lesquelles il était supposé être professeur. Je ne peux m'expliquer votre commentaire que par 20 ans d'aveuglement idéologique avec mise en pratique de sa logique propre au détriment d'une réalité pourtant si criante. Si pour vous il n'est plus nécessaire de transmettre du savoir je comprends alors que vous ayez pu ainsi au cours de ces 20 dernières années gravir les échelons d'un système où règne encore amplement le pédagogisme modernisant qui est au véritable enseignement ce que la démagogie est à la vraie politique. D'ailleurs, je vous ferai remarquer la parenté entre "pédagogie" et " démagogie", et le fait que le pédagogue était dans la Grèce antique l'esclave qui se contentait de conduire l'enfant à l'école sans l'instruire en quoi que ce soit. Je perçois dans vos propos ceux d'un idéolgue aveuglé et imbu de lui-même et de ses idées qui ont sapé une institution qui faisait jadis l'honneur de notre pays et qui suscitait l'envie des autre spays. Mais ce temps est loin aujourd'hui. Je suis prêt à parier que vous êtes un fervent épigone de Philippe Meirieux, n'est-ce pas?
Afin de compléter ma réaction, je signale deux ouvrages fort éclairant sur la situation de l'enseignement et de la culture aujourd'hui: La fabrique du crétin, de Jean-Paul Brighelli, et La grande déculturation, de Renaud Camus.
Je dis donc tout mon soutien à ce jeune enseignant car j'ai vécu la même désillusion.
A bon entendeur salut!
Cordialement

collège

Ce témoignage est vrai. Cela fait 10 ans que j'enseigne en collège, la population des élèves se dégrade. Nous avons une augmentation des sanctions , des exclusions de 1 à 3 jours pour violences entre élèves, insultes à professeur.
Chaque semaine, des professeurs remettent des rapports sur tel élève pour expliquer son attitude inadmissible en classe, ces rapports permettant de justifier l'exclusion qui n'est qu'un soulagement passagé et un ennui pour les parents qui préfèrent se débarrasser de leur enfant qu'ils n'ont pas éduqué, au collège.
Moi aussi je me pose régulièrement la question: que font-ils au primaire ?
Les SEGPA disparaissant, nous avons aussi des élèves relevant de la psychiatrie, que faire avec eux qui sont accompagnés d'une AVS. Cette AVS, elle-même, est découragée depuis le début de l'année: l'élève en 6ième ne se mouche pas en classe, met les doigts dans le nez, se mutile, il faut l'en empêcher en pleine classe. Folie?

L'estimable EFP

L'estimable EFP travaillerait-il dans un IUFM ? Pourquoi est-il dans le supérieur, si le primaire et le secondaire sont si intéressants ?

Education Nationale

Le commentaire d'ERP est typique de la dérive totalitaire de l'éducation nationale...

EFP-la-sentence

Le diagnostic sentencieux d’EFP, c’est de la bonne ! « Et si Mickael Fonton pense qu'il faut asséner une vérité aux élèves ou piéger ses élèves, c'est qu'il n'a rien compris à l'enseignement. » - Dire aux élèves que 2 et 2 font 4, que l’adjectif s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie, est-ce autre chose qu’« asséner une vérité » ? Quand à la fameuse « construction des savoirs », pour la matière que j’ai enseignée, elle serait possible… avec dix heures de cours et non cinq. Pour les fameuses « questions pièges », j’en mettais toujours une. Non parce que j’étais le Grand Méchant Loup déguisé en prof. Mais pour amener les élèves à ne pas répondre mécaniquement, à faire fonctionner ce dont je les ai toujours crédités : l’intelligence. « Quant aux remarques sur les attitudes et les réponses des élèves, il n'y a rien de méchant, et le métier d'enseignant est parfois beaucoup plus difficile que cela. » Il serait intéressant de savoir si vos élèves agissent comme ça avec vous ! Et si vous l’acceptez ! Vous enseignez depuis 20 ans ? Pauvres élèves à venir pendant les 15-20 ans qui vous restent à faire… Et pauvres collègues qui devront supporter votre morgue. PMB (retraité, soulagé d’avoir quitté un métier qu’il a exercé 37 ans avec passion et respect de ses élèvesz jusqu’au bout ; métier devenu impossible par la défection et la méfiance des parents, la cuistrerie des pédagogos qui dirigent encore l’EN, notamment dans les inspections, et l’indifférence lâche de l’administration)

Le témoignage de Mickael

Le témoignage de Mickael Fonton, à côté et après tant et tant d'autres, prouve que l'on oblige à s'asseoir en salle de classe des personnes qui n'y sont pas préparées ou qui n'en ont pas envi. Pire qu'inutile, il est nuisible de continuer à forcer ces jeunes à se trouver dans un lieu où ils empêchent le professeur de travailler et les volontaires de s'instruire. Il faut les occuper à autre chose, les éduquer autrement, les occuper à des tâches qu'ils pourront remplir, par lesquelles on pourra plus facilement leur inculquer la discipline et par lesquelles ils peuvent parvenir à une vie sociale acceptable. Les témoignages des enseignants ne démontrent-ils pas d'eux-mêmes qu'il faut cesser d'envoyer systématiquement tout le monde à l'école ? A ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas suivre, il convient de proposer des activités d'intérêt général et si possible, pénibles. Parce que le corps a besoin de se fatiguer soit mentalement, soit physiquement. A l'heure de la mondialisation, l'occupation de nos jeunes nationaux n'a pas besoin de s'effectuer sur le territoire national. Les jeunes qui ne viennent en classe que pour le bonheur de perturber et se payer le luxe de ne pas apprendre et de collectionner les punitions comme des trophées devraient tous être envoyés en mission humanitaire : sur les lieux de catastrophes ou d'urgence. Les y préparer les occuperaient avantageusement.

Le problème c'est que bien

Le problème c'est que bien souvent dans chaque classe il y a 4 ou 5 élèves qui n'ont rien à y faire. L'école est pour eux une corvée, une sinécure. Leur ennui est tel qu'il est vain de leur faire apprendre quoi que ce soi. Dès le passage en 4e ces jeunes devraient pouvoir être orientés en apprentissage. Ils y apprendraient un métier tout en gagnant un petit pécule bien plus salvateur pour eux que des notes dont ils se fichent éperdument.

Qui est EPP?

Osons quelque hypothèse: EPP débuta dans le métier comme instit. Bien encarté, et titulaire d'une licence en "Sciences de l'Education"(sic), voire d'un DESS, il a été nommé prof d'IUFM après avoir prouvé ces capacités pédagogiques, sinon cognitives, comme maître d'application dans ce qui avait succédé aux Ecoles Normales! Depuis, il dispense la bonne parole avec un succès tel qu'il a été promu, au tour extérieur, Prof. Certifié, puis Hors Classe, en attendant (mais n'est-ce pas déjà fait) de passer, toujours au tour extérieur, Prof. Agrégé. Peut-être bifurquera-t-il vers la voie adminsitrative pour devenir IDEN, (ex Inspecteur Primaire): mais c'est sûr, il finira Inspecteur Pédagogique Régional ou Inspecteur d'Académie en Résidence, et pourquoi pas Inspecteur Général, surtout s'il a présenté une thèse de Doctorat en ..."Sciences de l'Education"(resic)! J'ai connu un instit qui en 1981 est devenu Ministre (du Temps libre), puis a été recasé comme IG d'Administration, ce qui lui donnait l'occasion de visiter du pays...et de me rendre visite! Donc voyez-vous, tous les espoirs sont permis à ceux qui osent tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnaît, comme disait Audiard!

Que reprochez vous aux IUFM ? Que proposez vous en échange ?

J'ai un peu de mal à comprendre... Sans doute la fatigue provoquée par les heures supplémentaires censées améliorer mon pouvoir d'achat. En quoi les travaux faits à l'IUFM que Mickaël rapporte sont-ils problématiques ? Que proposez-vous, vous qui critiquez si facilement, pour "restaurer l'autorité", "transmettre les savoirs" (sic) ? Certains inconscients pensent que les recherches en sciences de l'éducation doivent être négligées. Alors, cela veut dire que la fonction de professeur n'est pas professionnelle ? Au sens où elle ne requiert pas un savoir-faire et des connaissances qui doivent être acquises ? Au sens où cette fonction est figée dans le marbre et qu'elle ne peut s'améliorer ? Au sens où il faut éviter de s'intéresser aux travaux des gens qui passent leur temps à l'étudier ? Prof, ce n'est pas inné, l'expérience de Mickaël le prouve, c'est exactement pour cela qu'il existe des Instituts Universitaires de la Formation des Maîtres, où les jeunes collègues sont formés et outillés pour commencer une carrière. Personne ne prétend que cet institut est parfait. Mais, à vous lire on pourrait croire que : 1- c'est inutile de former les maîtres 2- il ne faut surtout pas leur donner des rudiments de pédagogie ! 3- il ne faut pas leur proposer une formation utile sur le long terme À bien y réflchéir, tout ceci paraît ridiculement idéologique et fort peu pragmatique : enseigner c'est complexe et parfois difficile. En conséquence, il faut pouvoir s'y former et donc disposer de spécialistes qui étudient l'enseignement pour éclairer les formateurs sur les fondements de cette fonction. Et pour finir : oui, je suis formateur IUFM. Et je suis particulièrement fier de participer à l'entrée dans le métier et la formation des jeunes collègues.

Michaël, Il est vrai que le

Michaël,
Il est vrai que le constat est criant de vérité et que tes désillusions nous permettent de prendre la pleine mesure des difficultés du système d’enseignement en France. Mais comment croire que la réponse à la problématique que tu exposes réside, un temps soit peu, dans la mise en place de nouvelles politiques éducatives, voire dans de nouvelles techniques de formation des maitres.
Ne crois tu pas que les clés du système se situent bien plus dans les couloirs du ministère de l’emploie, du logement et autres questions sociales ?
Comment croire en l’utopie d’une instruction unanimement acceptée et comprise de tous ?
Ce qui fait sens dans l’enseignement ce sont les projections que chaque élève élabore quant à son devenir. Hors bien souvent ces jeunes perturbateurs, incultes, vivent, pour la plupart d’entre eux, dans l’immédiateté de ton cours et n’ont pour seul plaisirs que d’évaluer l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’institution que tu représentes, en te poussant dans tes limites.
Toi et moi, nous nous sommes appuyés sur un construit social élémentaire, qui reposait sur le travail et la famille. Quel étayage ces jeunes trouve-t-ils dans des familles « décomposées » baignant dans une crise de l’emploie devenue chronique ?
Tu pouvais espérer devenir enseignant, chercheur où journaliste. Je pouvais croire en la possibilité de devenir fonctionnaire, technicien, employé de bureau et peut-être même un peu plus. Nos parents vivaient cette réalité et nous étions aux premières loges pour y croire.
Aujourd’hui je fais tout pour maintenir mes enfants « dedans » plutôt que « dehors » alors que nos parents essayaient de nous faire aller « au-dessus » plutôt « qu’en dessous » dans l’échelle sociale. Mais que ce soit au-dessus où en dessous nous restions dans le système, aujourd’hui notre jeunesse à pour seul soucis de ne pas en sortir… c’est ce que l’on appel l’exclusion.
La responsabilité collective qui nous incombe, doit nous permettre tôt où tard d’envisager un nouveau construit social où la notion du vivre ensemble ne serait pas qu’une vue de l’esprit. Dans une société où la liberté est venue peu à peu entamer nos certitudes, il faudra un jour où l’autre rendre une juste place aux autres fondements de notre constitution : égalité, fraternité.
Alors, la transmission du savoir retrouvera peut-être un sens et sera respecté du plus grand nombre.

Guillaume Genon.

education nationale

Il y a une solution simple qui existe dans d'autre pays (les pays bas entre autre). Les parents qui mettent leurs enfants dans des écoles privées peuvent déduire de leurs impôts les frais de scolarité avec plafond. Voilà, c'est simple nous avons donc le choix et c'est concurrentiel. On peux faire la même chose avec les prélèvements sociaux, donner le choix aux contribuables pour la maladie, la retraite, le chomage...
Pourquoi sommes nous obligés en France d'utiliser des services "publics" qui ne donnent pas satisfaction. Introduisons de la concurrence et nous verrons bien.

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